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Maroc. Une identité moderne
Cohen Françoise ; Aoudia Habiba ; Houssais Maud ;
INVENIT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782376800408
Dans l'effervescence culturelle lie?e a? l'e?mergence du tiers monde, les artistes du « Groupe de Casablanca » Farid Belkahia (1934-2014), Mohamed Melehi (ne? en 1936), Mohamed Chabaa? (1935-2013), forme?s dans les capitales de tradition acade?mique, (Paris, Madrid, Rome) e?largissent leurs contacts aux E?tats-Unis, Varsovie et Prague, a? la philosophie Zen et participent aux recherches et aux e?changes d'un monde artistique de?ja? globalise?. Dans leur travail personnel, par les expositions organise?es dans l'espace public, dont en 1969, la mythique exposition sur la Place Jamaa? El Fna a? Marrakech, dans l'enseignement qu'ils promeuvent a? l'E?cole des Beaux-arts de Casablanca ou?, dans l'esprit du Bauhaus, se rencontrent photographie, graphisme, calligraphie arabe, ce?ramique, architecture, peinture murale, l'histoire de l'art des gravures rupestres au futurisme ou les voyages d'e?tude dans le Haut et Moyen Atlas, les artistes du Groupe de Casablanca vont ope?rer la rencontre formelle et philosophique entre production collective ancestrale et cre?ation individuelle moderne.
Si l'appellation d'art pauvre désigne un mouvement artistique italien des années 60, elle peut aussi être considérée comme une attitude dont la présente exposition cherche la pertinence à une époque de surproduction des objets et des images, où la valeur marchande de l'art est souvent soulignée. Tous sculpteurs, les huit artistes présentés portent une attention particulière au matériau dans une démarche ouverte qui lie fortement l'oeuvre tant à l'implication physique de l'artiste qu'au lieu qui l'accueille. Plutôt qu'un produit terminé, l'oeuvre apparaît comme un process, rappelant certaines expériences des années 70. Ces artistes choisissent des matériaux à portée de main : le polystyrène expansé, le plâtre, les produits de maquillage, le terreau, les tickets de caisse, le polyane, les chutes de contre-plaqué ou de medium, souvent des matériaux d'emballage ou des fournitures trouvées à l'atelier. Certains faits sociaux, la rencontre des fumeurs ou l'esthétique "moderne" de structures métalliques par exemple, bien ancrés dans la vie contemporaine peuvent à leur tour devenir des matériaux au même titre que la terre ou le bois.
Scènes du Sud: Méditerranée Orientale regroupe les ?uvres de dix-neuf artistes nés entre 1960 et 1981 qui travaillent entre Bosnie, Roumanie, Turquie, Liban, Israël, Palestine, Egypte, mais aussi Allemagne, Pays-Bas et Etats-Unis. Tous sont imprégnés des données historiques et politiques de la région. Depuis les années 90, les propositions qui émergent ouvrent de nouveaux chantiers dans la relation des pratiques artistiques à l'événement et au documentaire. Pour qui aborde la zone dans une perspective contemporaine, la multiplication des initiatives et des lieux (biennales, résidences d'artistes, programmes curatoriaux, festivals à Istanbul, Sarajevo, Le Caire, Jérusalem, Beyrouth, Sharjah, Dubai) témoigne, après le cinéma, du dynamisme des arts plastiques et d'une volonté de prendre en charge soi-même sa propre image. Inversant la priorité des médias, cette exposition se fait l'écho de ce laboratoire artistique où le projet d'exister peut aller jusqu'au bout: exister non pas dans l'image renvoyée en boucle sur les ondes, mais comme une base d'action où peuvent se fonder connaissance et analyse critique des faits.
Projections réunit les oeuvres d'une dizaine d'artistes nés entre 1961 et 1980 dont les pratiques trouvent leur point de croisement dans un intérêt pour les manipulations de temps, parfois en référence à la science fiction, parfois en prise directe avec un réexamen des acquis modernistes, notamment en architecture. Ces oeuvres ont souvent pour point de départ les scories d'une époque : architectures abandonnées, hypothèses laissées de côté. scénarios qui tournent court. Certaines expriment une vraie compétence dans les domaines de la 3D et des espaces simulés. Elles embrassent les questions de décalage, de potentialités induites par le stockage et la mémoire des données numériques mais pointent aussi un fort intérêt pour des techniques " dépassées " telles que la gravure et le dessin d'illustration ou de vulgarisation à la Gustave Doré ou la Camille Flammarion. La discontinuité, la question des modèles, l'expérimentation, la rupture, le passage, autant de notions qui façonnent ce parcours contemporain.
Résumé : Des histoires extraordinaires ou ordinaires, mais toujours ressenties avec intensité, c'est ce que nous proposent ces dix nouvelles qui nous font voyager d'un hémisphère à l'autre, de Paris à Buenos Aires. Nous suivons tour à tour Nausicaa, Bella, Malena ou Raphaël dans l'aventure de leurs vies, entre passé et présent, veille et sommeil, vécu quotidien et réalité teintée de fantastique. Une thématique, celle de l'absence (du père, du jumeau ou de l'aimé) relie la plupart des personnages qui, dans leur solitude, n'ont parfois d'autre recours que de s'adresser à un portrait, à une vieille tante prostrée, voire à un simple coquillage. A travers chacune de ces destinées, l'auteure se plaît à nous présenter un moment privilégié, étonnant ou mystérieux.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.
Une femme se tait. Une femme se tient. Elle attend. Que regarde-t-elle ? Que voit-elle ? Son corps est au repos, un moment, avant de se pencher, de saisir la fourche, et d'attiser le feu d'herbes. Elle arrête le spectateur, parce qu'elle est arrêtée, elle a suspendu le temps, elle s'enfonce dans les volutes de la fumée, et en elle-même, peut-être, dans les méandres de sa vie, dans les plis que font les vies, dans les plis du temps qui passe sur les corps et mange les années." Marie-Hélène Lafon a les gestes et l'odeur des brûlis dans le corps et sous la peau pour toujours ; ça remonte des enfances et du pays premier. A partir de La Brûleuse d'herbes de Jean-François Millet conservée au musée du Louvre, elle nous entraîne dans une histoire qui sent la fumée des brûlis de mars ou d'octobre.
Cofondateur en 1957 de l'Atelier de la Monnaie, Jean Brisy (1924-1991) a développé une oeuvre céramique tout à la fois empreinte de diverses influences et explorant des voies très personnelles. Aucun ouvrage n'ayant été jusqu'alors consacré à l'homme et à son travail, Béatrice Brisy, sa compagne, entreprend ici de raconter l'histoire ; celle qui voit un jeune étudiant des Beaux-Arts de Lille embrasser le métier de céramiste, créer avec quelques proches un collectif qui marquera durablement la vie artistique lilloise, puis faire de son atelier – une sombre cave de la rue de la Monnaie – le foyer d'une intense vie festive et créative. Ni ouvrage monographique ni étude critique, mais parcours sensible dans la vie et l'oeuvre de cet homme entier et sincère, ce livre, imaginé par les éditions invenit, devrait réparer une lacune. Pour la plus grande satisfaction de ceux, amis ou amateurs, chez qui le souvenir de la personne de Jean Brisy reste vivace, il réveillera des souvenirs émus. Chez ceux qui découvriront son travail, il montrera comment l'art céramique, quand il est porté à ce point d'engagement, peut devenir source de grande joie pour celui qui crée autant que pour celui qui regarde.