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La sociologie entre décentration et engagement
Coenen-Huther Jacques
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343214993
Plutôt qu'une science comme les autres, la sociologie est une discipline, autrement dit un savoir systématisé auquel peuvent s'appliquer des critères d'honnêteté intellectuelle mais non des critères de scientificité. Sa pratique de recherche est dominée par l'option décentration-engagement impliquant une critique de la notion de neutralité axiologique. La société étudiée est le résultat d'une transition entre "le monde d'hier", englouti par la Première Guerre mondiale, et l'avenir incertain s'annonçant à l'aube du XXIe siècle. Sociologues et économistes s'opposent ou s'unissent dans l'examen de l'évolution sociétale. Les uns et les autres sont confrontés au fait de la rareté. Le système capitaliste, dispositif d'adaptation à ce phénomène, fait l'objet d'analyses centrées sur sa continuité ou ses perspectives d'avenir. Notre société est dominée par l'emprise du néolibéralisme, doctrine économique et politique caractérisée par le rejet de toute intervention étatique dans la vie économique et par une confiance illimitée dans les mécanismes du marché. Cette idéologie de la déréglementation est en passe de devenir l'élément surplombant d'un inquiétant réaménagement institutionnel.
On parle beaucoup aujourd'hui de "mémoire", surtout de "mémoire collective". Pourtant nos connaissances en ce domaine restent très limitées. Cela est d'autant plus regrettable qu'on n'est pas très sûr des rapports que nos contemporains entretiennent avec le passé et avec leur passé. Sont-ils, comme certains l'affirment, si individualistes et autocentrés qu'ils rejettent tout ce qui leur vient de leurs prédécesseurs ? Ou sont-ils au contraire, comme d'autres le soutiennent, passionnés par ce qui a été et nostalgiques ? Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur ces questions. Basé sur l'analyse de quelque cent vingt mémoires des lignées de maris et de femmes, il montre que les souvenirs qu'on garde de son passé familial et l'attitude qu'on adopte à l'égard de ses ascendants sont fonction, comme l'avait déjà souligné Halbwachs, de ce qu'on est dans le présent. Ainsi varient-ils notamment selon le sexe de la personne, son milieu social et son idéologie familiale. Ils sont toutefois modelés aussi par les interactions de chacun, et tout particulièrement par la "conversation conjugale". Les huit types idéaux de rapport à son passé mis en évidence dans ce livre montrent que souhaits de fidélité et prises de distance sont également caractéristiques de notre époque.
Loin d'être une science comme les autres, la sociologie est une discipline hybride, tiraillée entre des styles cognitifs aux exigences opposées, des objectifs difficilement compatibles, des orientations théoriques très diverses et des préférences de méthode qu'il n'est pas toujours aisé de justifier. Au sein de la corporation des sociologues se manifestent des aspirations contradictoires. L'espoir tenace de construire peu à peu une véritable science de la vie sociale croise le souci plus immédiat d'apporter une connaissance utile à la collectivité. Dans l'opinion publique, la sociologie est confondue avec l'étude des problèmes sociaux. Paradoxalement, son image est dominée par ses techniques d'investigation et non par les raisonnements qu'elle met en oeuvre. Pourtant, greffant un idéal de rigueur scientifique sur des siècles d'interrogation philosophique, la sociologie nous invite à jeter un regard neuf sur la condition humaine. En dépit des ambiguïtés de son projet intellectuel, elle reste une entreprise originale d'élucidation du monde qui nous entoure.
Résumé : Philosophe, sociologue et moraliste, Emile Durkheim (1858-1917) est entré dans l'histoire comme le fondateur de l'Ecole française de sociologie. Il s'employa à faire prévaloir une conception scientifique de la sociologie. La crise du lien social appelait à ses yeux une réorganisation des rapports sociaux et une moralisation de la vie économique. Il souhaitait clarifier les choix politiques par une connaissance de la société acquise selon des normes rigoureuses de scientificité. Se méfiant de l'introspection, il recommandait d'adopter à l'égard des faits sociaux une attitude mentale comparable à celle qu'exige l'étude des phénomènes naturels. Cet ouvrage, offrant un bilan critique de l'oeuvre de Durkheim, s'adresse aux étudiants en sociologie et en sciences politiques, aux élèves des grandes écoles, aux enseignants en sciences humaines et sociales ainsi qu'aux chercheurs en sociologie, toujours aux prises avec les dilemmes de méthode auxquels furent confrontés Durkheim et les durkheimiens.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.