Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les paradoxes de la sociologie
Coenen-Huther Jacques
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296967168
Loin d'être une science comme les autres, la sociologie est une discipline hybride, tiraillée entre des styles cognitifs aux exigences opposées, des objectifs difficilement compatibles, des orientations théoriques très diverses et des préférences de méthode qu'il n'est pas toujours aisé de justifier. Au sein de la corporation des sociologues se manifestent des aspirations contradictoires. L'espoir tenace de construire peu à peu une véritable science de la vie sociale croise le souci plus immédiat d'apporter une connaissance utile à la collectivité. Dans l'opinion publique, la sociologie est confondue avec l'étude des problèmes sociaux. Paradoxalement, son image est dominée par ses techniques d'investigation et non par les raisonnements qu'elle met en oeuvre. Pourtant, greffant un idéal de rigueur scientifique sur des siècles d'interrogation philosophique, la sociologie nous invite à jeter un regard neuf sur la condition humaine. En dépit des ambiguïtés de son projet intellectuel, elle reste une entreprise originale d'élucidation du monde qui nous entoure.
On parle beaucoup aujourd'hui de "mémoire", surtout de "mémoire collective". Pourtant nos connaissances en ce domaine restent très limitées. Cela est d'autant plus regrettable qu'on n'est pas très sûr des rapports que nos contemporains entretiennent avec le passé et avec leur passé. Sont-ils, comme certains l'affirment, si individualistes et autocentrés qu'ils rejettent tout ce qui leur vient de leurs prédécesseurs ? Ou sont-ils au contraire, comme d'autres le soutiennent, passionnés par ce qui a été et nostalgiques ? Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur ces questions. Basé sur l'analyse de quelque cent vingt mémoires des lignées de maris et de femmes, il montre que les souvenirs qu'on garde de son passé familial et l'attitude qu'on adopte à l'égard de ses ascendants sont fonction, comme l'avait déjà souligné Halbwachs, de ce qu'on est dans le présent. Ainsi varient-ils notamment selon le sexe de la personne, son milieu social et son idéologie familiale. Ils sont toutefois modelés aussi par les interactions de chacun, et tout particulièrement par la "conversation conjugale". Les huit types idéaux de rapport à son passé mis en évidence dans ce livre montrent que souhaits de fidélité et prises de distance sont également caractéristiques de notre époque.
Durkheim et Weber ont en commun d'avoir contribué à la reconnaissance de la sociologie dans le monde académique et d'avoir eu l'ambition de faire oeuvre scientifique tout en restant à l'écoute de leur temps. Mais, héritiers de traditions différentes, ils n'avaient pas la même formation intellectuelle et n'ont pas participé aux mêmes débats d'idées. Leurs choix théoriques, leurs modes de conceptualisation, leurs procédés d'analyse en portent la marque et constituent ainsi pour la sociologie deux paradigmes distincts, voire opposés. Un siècle plus tard, les auteurs allemands et français qui ont participé à cet ouvrage collectif tentent de réaliser le dialogue qui n'a pas eu lieu entre Weber et Durkheim. Dans un esprit qui n'est ni celui de l'annexion, ni celui de l'affrontement, ils dissipent ainsi les malentendus, soulignent l'apport toujours actuel de ces deux pères-fondateurs de la sociologie et montrent la cumulativité du savoir sociologique.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.