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Arts, transversalités et questions politiques
Coëllier Sylvie ; Dieuzayde Louis
PU PROVENCE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782853997775
Les arts ne sont plus à l'ère de leur autonomie et interfèrent de nos jours les uns avec les autres; les synergies imaginées par les avant-gardes s'appliquent désormais dans certaines pratiques, aidées en cela par les nouvelles technologies. Les transversalités franchissent ainsi la spécificité des médiums et font transhumer les définitions et les limites matérielles et symboliques de chaque art, se délivrant aussi bien de leurs techniques d'origine propres que du découpage spatio-temporel dans lequel les disciplines ancraient leur mode d'apparition. Pour Walter Benjamin, briser les barrières de compétences entre les arts avait une fonction politique: solidarité avec d'autres producteurs, exposition analytique de l'histoire, violence dialectique, recomposition et mobilisation des forces du politique. Mais, aujourd'hui, à l'heure de l'art mondialisé, l'extension de ces hybridations épouse-t-elle une dépolitisation caractérisant notre histoire présente? Ou au contraire, renouvelle-t-elle pertinemment les arts par de nouvelles configurations impures et vitales, inventant un travail politique sous de nouvelles formes?
Au cours de la dernière décennie, le débat sur l'immigration a pris une place centrale en Occident. Pourtant, la complexité du sujet et l'extrême polarisation des partis pris ont empêché l'émergence d'une vision claire de ses enjeux réels, au moins en matière économique. Entre une ouverture laxiste des frontières et les fantasmes de fermeture totale, l'antagonisme des débats s'est durci. Professeur à Oxford, Paul Collier nous fait quitter les culs-de-sac fondamentalistes pour entrer dans une analyse rigoureuse et implacable des enjeux économiques du phénomène migratoire. Il montre comment le creusement d'inégalités gigantesques partout dans le monde accélère les flux et risque de déséquilibrer dangereusement les relations entre les pays et le fonctionnement même de nos sociétés. Son immense mérite est de ne pas céder à une vision émotionnelle de l'immigration et d'en examiner les conséquences pour l'immigré lui-même mais aussi pour les pays de départ et d'accueil. A rebours du discours le plus consensuel, il décrit, chiffres à l'appui, une réalité renversée où ce que l'on présente d'ordinaire comme un progrès revient bien souvent à une précarisation de la société d'accueil, à l'appauvrissement accru des pays de départ et à un monde toujours plus incertain. Exodus est d'ores et déjà considéré comme un classique dans le monde anglo-saxon.
Quel art, où l'art a-t-il fait du neuf depuis 2000 ? Le concept de "nouveauté" re-convoque la vieille question de la modernité. A ce propos, les arts du XXIe siècle sont-ils encore postmodernes, ou emportés par le mouvement de cette "grande page historique tournée" - le fameux an 2000 - et donc à nouveau, comme autrefois l'art moderne, préoccupés surtout par l'écriture de l'Histoire ? L'art est-il, au contraire, apocalyptique, art de liquidation définitive de l'Histoire, et finalement amnésique, irresponsable, peut-être même infantile, ou encore seulement préoccupé de subjectivité ? Voilà internet, vitrine attrayante d'un grand magasin planétaire enfin révélé, ou d'une postmodernité cette fois réellement galopante (ultra diversifiée, ultra délocalisatrice, ultra capitaliste) : quid de ses "arts virtuels" ?, des mondialisations ou altermondialismes artistiques qu'il aurait permis ? Les arts plastiques ne trouvent-ils de solutions qu'entre une allégeance au marché et des retours (nostalgiques ? réflexifs ?) sur les inventions du XXe siècle ? D'autres questions pêle-mêle : qu'en est-il des arts utilisant les téléphones portables ? Qu'en est-il des questions de genre ? Il semblerait que la musique "savante", elle, cherche aujourd'hui son centre, celui séparant la tonalité de l'atonalisme. Le cinéma d'avant-garde, de son côté, a-t-il réellement quitté les salles ? Le 11 septembre 2001 a-t-il rendu à tout art son engagement politique ? La très ancienne malédiction attribuée à tort à Hegel (la soi-disant prophétie de la mort de l'art) est-elle enfin accomplie au XXIe siècle ou sont-ce au contraire l'esthétique, la politique et même la philosophie qui sont comme mortes, abandonnant aux arts (ou, comble de l'horreur peut-être souligné par Stockhausen, aux actes de terrorisme évoqués ci-dessus) le champ de toute expression voire d'action symbolique possible ?
Cet ouvrage questionne la notion de montage dans les arts à partir de recherches issues des domaines suivant : arts plastiques, cinéma, danse, histoire de l'art, littérature, musique, poésie, théâtre. Si le terme de montage n'est pas d'usage dans toutes ces disciplines, sa pratique est familière à toutes. Elle révèle, au-delà de son aspect technique, une épaisseur théorique en partie liée au paradigme cinématographique et, de façon plus générale, à sa faculté de mettre en relation dynamique du dissonant et de construire des temporalités. Né avec les premières avant-gardes, le montage expose la vision d'un monde constitué d'hétérogène et de dissemblable et largement conformé de segments " ready-mades ". Ce monde est lui-même perçu par un sujet fragmenté par les flux d'informations et leurs images, attitudes et sons pré-construits dans lesquels ce sujet bricole une cohésion par sélection et archivage personnels. Au moyen d'analyses établissant des relations dialectiques entre les premières définitions du montage et la façon dont il se présente aujourd'hui, les auteurs du présent ouvrage examinent l'extension contemporaine de la procédure en mixage et en montage entre les arts.
Le vocabulaire, sous une apparente simplicité, est un domaine d'enseignement complexe, au carrefour des autres champs relatifs à la maîtrise de la langue et à l'apprentissage de la lecture : la sémantique (qui favorise la compréhension), la dérivation des mots (qui aide à maîtriser l'orthographe), la syntaxe? Afin de clarifier les différents aspects de son enseignement, cette nouvelle édition tout en couleur, mise à jour (conformes aux nouveaux programmes 2016) et enrichie se présente comme un guide à la fois théorique et pratique. Il propose aux enseignants d'élémentaire : - des ancrages théoriques pour définir précisément le vocabulaire (terminologie, particularités?) et les notions lexicales à maîtriser (polysémie, synonymie, antonymie, homonymie, dérivation?) ; - des repères pour organiser les apprentissages à l'école (instructions officielles, progressions, outils et supports à mettre en ?uvre) ; - des séquences pratiques, présentées sous forme de fiches, pour aborder ces notions lexicales en classe, réparties en trois ensembles : l'aspect sémantique, l'aspect morphologique (formation des mots) et l'aspect historique (étymologie). Le CD-Rom contient des séquences supplémentaires et le matériel nécessaire à la réalisation des séquences en classe.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.