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Oeuvres poétiques complètes
Cocteau Jean ; Décaudin Michel
GALLIMARD
75,50 €
Épuisé
EAN :9782070113927
Ce volume inaugure les oeuvres de Cocteau dans la Pléiade. En commençant ainsi, nous faisons plus que satisfaire à la chronologie : nous rejoignons l'esthétique de l'auteur, pour qui les arts qu'il a pratiqués - théâtre, dessin, peinture, cinéma - ne sont que des facettes de l'Art : la poésie. Cocteau la conçoit, et cela - en filigrane - dès son premier recueil, La Lampe d'Aladin, comme une quête incessante de joyaux enfouis, de messages brouillés. Très vite, cette quête deviendra un impératif - tyrannie des muses dans Plain-chant, puis de l'ange, dont la figure s'ébauche, avec Le Cap de Bonne-Espérance, dans celle de l'aviateur écrivant ses arabesques entre terre et ciel. La poésie, lieu de rencontre toujours entrevue, toujours remise, de deux mondes, lieu d'une vérité qui ne serait, peut-être, que l'étincelle née du choc de deux incompréhensibles. Promesse pour l'annonceur - ange à son tour de l'Ange «qui étouffe les vivants et leur arrache l'âme sans s'émouvoir» -, pour ce «mensonge qui dit toujours la vérité». Le volume, qui rend aussi hommage au dessin - de Cocteau, de Lhote, de La Fresnaye -, offre de nombreux inédits «En marge» des recueils, dans les Poèmes épars et dans les poèmes de jeunesse. Enfin, dans les versions primitives données dans l'appareil critique, on voit le poète se frayer un chemin dans l'exubérance des mots, de leur musique et de leur agencement. Né à Maisons-Laffitte le 5 juillet 1889, écrivain, poète mais aussi metteur en scène et artiste, Jean Cocteau a participé à tous les mouvements de son époque depuis les ballets russes, le cubisme et le surréalisme. Il est entré à l'Académie française en 1955 et mort le 11 octobre 1963 à Milly-la-Forêt. 1918-1927 : Le Cap de Bonne-Espérance - L'Ode à Picasso - Embarcadères - Poésies (1917-1920) - Escales - Vocabulaire - Plain-chant - La Rose de François - Poésie 1916-1923 - Odes - Tambour - Cri écrit - Prière mutilée - L'Ange Heurtebise - Opéra. 1928-1944 : Éloge de l'imprimerie - Mythologie - Énigme - Poèmes écrits en allemand - Allégories - Poèmes épars (1930-1944). 1945-1963 : Léone - La Crucifixion - Anthologie poétique - Le Chiffre sept - La Nappe du Catalan - Dentelle d'éternité - Appogiatures - Clair-obscur - Paraprosodies, précédées de 7 Dialogues - Gondole des morts - Cérémonial espagnol du phénix - La Partie d'échecs - Érotiques - Le Requiem - Taches - Poèmes épars (1945-1963). Poèmes à des amis : Poèmes à Jean Marais - Poèmes à Lucien Clergue - Poèmes à Jean-Marie Magnan - Poèmes à Édouard Dermit. Poèmes de jeunesse (1908-1915) : La Lampe d'Aladin - Le Prince frivole - La Danse de Sophocle - Les Vocalises - Poèmes de jeunesse épars et inédits
Les poèmes de ce volume furent en quelque sorte le centre des recueils où, d'époque en époque, ils prirent place. Il s'agit moins d'une anthologie que d'un choix significatif de pièces majeures, réunies par le poète dans un ordre chronologique et sous un éclairage propre à révéler le fil invisible qui les reliait de loin les unes aux autres. On verra ici la véritable image d'un solitaire que l'actualité essaie continuellement d'attirer à elle et de compromettre. On retrouvera avec émotion - ou l'on découvrira avec émerveillement - des pièces célèbres, comme Plain-chant (1923), L'Ange Heurtebise (1925), Léone (1942-1944), Un ami dort (1948), et d'autres moins connues, mais non moins achevées, telles que Désespoir du Nord (1918), Prière mutilée (1921), ou Hommage à Gongora (1953). Le recueil se clôt sur le Remerciement aux amis qui m'ont offert une épée (1955). Il comporte, en outre, une bibliographie détaillée de l'oeuvre poétique de Jean Cocteau. Les Poèmes s'échelonnent de 1916 à 1955. A l'exception de Chiffre Sept et du Remerciement, ils sont extraits de Discours du grand sommeil, Vocabulaire, Opéra, Poèmes, Anthologie poétique et Clair-obscur.
Résumé : Une tournée de trois mois - de mars à mai 1949 - a permis à une troupe de grands acteurs, qu'accompagnait Jean Cocteau, de visiter Le Caire, Alexandrie, Beyrouth, Constantinople, Ankara. Jean Cocteau a tenu le journal de ce voyage rapide, ce journal écrit en avion, dans un couloir d'hôtel ou dans un train, gonflé de notations de toutes sortes, d'anecdotes, de réflexions, de souvenir, d'observations, aussi bien sur l'art de l'Egypte que sur l'aspect des villes, sur l'art du comédien et du metteur en scène que sur la carence de la propagande française. C'est un livre à la fois amusant et plein d'enseignement, poétique et vrai, un livre sincère et humain : "Pendant deux mois et dix jours, j'ai été Maître, Mon Maître, Mon cher Maître, Excellence, M l'Ambassadeur, Docteur, Professeur, Müdür, et tout ce qui peut ressembler à un titre dans ces pays où l'on s'explique mal un homme qui n'en porte pas. On m'a traité de tous les noms. Homme je suis parti, homme je rentre. Et pas homme de lettres, Homme tout court. Cela me permet de dire ce que je pense, de ne ménager personne et de ne louer que les êtres dont le contact humain m'a plu".
Résumé : La poésie, pour rester vive, profonde et fraîche, exige qu'on change souvent les véhicules par lesquels on l'expulse du mystérieux organisme où elle prend naissance. La critique, faite avec amour, exempte de malice, pareille à l'analyse du biologiste, me semble digne d'être un de ces véhicules. Jean Cocteau. Ce recueil de textes critiques fait en quelque sorte pendant au volume Poèmes 1916-55. Il s'agit moins de morceaux choisis que d'une introduction à l'oeuvre multiple de Jean Cocteau. On trouvera l'essentiel de son "credo" dans cette suite de hautes figures des lettres et des arts au cours d'un demi-siècle. Critique et autocritique, analyses, portraits, autoportraits dessinent en filigrane la courbe vivante du génie français et constituent un ardent plaidoyer humaniste. A côté de textes célèbres, revus et augmentés de notes, tels Le Secret professionnel, Picasso, Essai de Critique indirecte, on trouvera des pages jusqu'ici éparses, moins connues ou inédites, sur Marcel Proust, Max Jacob, Jean Desbordes, Raymond Roussel, Paul Verlaine, André Gide, Jean Marais, Bernard Buffet, Le Gréco, Carpaccio, Madame de Lafayette, ainsi qu'une magnifique étude sur Jean-Jacques Rousseau. Une bibliographie détaillée clôt le volume.
À la sortie du lycée Condorcet, Paul est terrassé par une boule de neige lancée par son idole, Dargelos, le coq du collège.Trop faible, il n?ira plus en classe, sa seur Élisabeth le soignera dans leur chambre, navire imaginaire qui, tous les soirs, appareille pour des contrées lointaines.Ni Gérard qui aime Élisabeth, ni Agathe qui aime Paul n?empêcheront le frère et la seur de s?adorer et de se déchirer.Cette euvre clef de Jean Cocteau est un conte fantastique, un roman de poète dont le récit devient chant.La chambre est un sanctuaire où l?on célèbre un culte à l?amour et à la mort. Il y a une prêtresse, il y a un trésor, il y a des victimes sacrifiées. Il y a envoûtement et malédiction.Notes Biographiques : Jean Cocteau (1889-1963) est un écrivain, dramaturge, cinéaste et peintre français. Né à Maisons-Laffitte au sein d?une famille aisée, il côtoie dès l?âge adulte les figures littéraires et artistiques de premier plan comme Proust et Stravinski. Artiste complet, dandy parisien et touche-à-tout de génie, il se mêle à toutes les avant-gardes: dadaïstes, futuristes et cubistes. Il est notamment l?auteur et réalisateur du film Le Sang d?un poète (1930) et de la pièce de théâtre La Machine infernale (1934). Il entre à l?Académie française en 1955 et meurt en 1963.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.