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Châlons-en-Champagne. Une ville de l'arrière-front au coeur de la Grande Guerre
Cochet François ; Sauvage Jean-Christophe
HEMISPHERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782377010561
L'histoire des grandes villes en guerre en 1914-1918 a fait l'objet de nombreuses publications, qu'il s'agisse des capitales — Paris, Londres, Berlin — ou des villes bombardées comme Arras ou Reims. En revanche, le cas d'une ville moyenne, préfecture d'un département, à proximité du front, a rarement été examiné. C'est l'objet de cet ouvrage, qui aborde la question dans toute sa diversité : comment Châlons (alors sur Marne) a-t-elle vécu cette guerre ? Plusieurs dimensions font l'originalité de la Préfecture de la Marne dans le conflit. Avant même d'être une ville de l'arrière-front, Châlons est la capitale de l'état-major de la 6e région militaire (RM). Dans le cadre de la mobilisation de début août 1914, cette structure de la RM s'avère capitale ; elle est notamment évoquée à travers la mobilisation à Châlons de deux Maurice célèbres : Genevoix et Ravel. Après les affres de la bataille des frontières et la courte occupation allemande, Châlons s'installe dans la guerre de positions en accueillant l'état-major de la 4e Armée française, qui joue un rôle essentiel à plusieurs reprises dans l'ensemble des opérations militaires. En 1915, 1917, 1918 notamment, cette armée est au coeur de lourdes opérations. Châlons se trouve à nouveau bombardée en 1918. Durant la "guerre installée" que constitue le front fixe des Vosges à la mer du Nord entre 1915 et 1918, la présence militaire à Châlons est considérable : jusqu'à 20% de la population. C'est toute la vie de la cité qui est touchée par la forte présence militaire française, venant en rythmer la vie quotidienne, et les comportements des autorités civiles et religieuses, comme le fonctionnement public et privé. En 1918, les soldats américains débarquent massivement dans la ville. Cet ouvrage rend enfin justice à une ville dont le rôle durant la Grande Guerre est souvent ignoré, notamment au travers de son rôle fondamental dans la prise en charge des blessés à proximité du front.
Nous avons célébré en 2009 les soixante-dix ans du début de la seconde guerre mondiale et il ne se passe guère de jour sans que les médias l'évoquent. Les années 1939-1945 restent ancrées dans notre mémoire collective sans pour autant que les comportements de l'époque soient toujours compréhensibles. Nourri de nombreuses approches scientifiques, cet ouvrage relate d'abord les grandes phases du conflit. Il cherche ensuite, à travers une étude thématique, à éclairer l'état d'esprit et les événements de l'époque. Enfin, il présente les principaux décideurs des pays belligérants, tant civils que militaires. Comprendre la Seconde guerre mondiale s'adresse aux lycéens et étudiants en histoire, ainsi qu'aux curieux souhaitant approfondir leurs connaissances sur cette période clé.
Les sorties de guerre font aujourd'hui l'objet de réflexions fécondes, notamment en France. Dans la cas de la Première Guerre mondiale, afin d'appréhender le phénomène historique dans toute sa complexité et dans une perspective résolument européenne, une approche collective s'imposait. Les limites chronologiques - janvier 1918 à la fin de l'année 1925 ? permettent, elles, de montrer les scansions fondamentales qui rythment ce laps de temps où les peuples croient en finir avec la guerre, quand celle-ci se prolonge et se transforme. L'année 1918 doit être étudiée pour elle-même : en un an, les visages de la guerre évoluent par le retour de la guerre de mouvement. L'année 1919 est déterminante, alors que les démobilisations militaires se font et que les sociétés commencent à revivre. Les années 1920 à 1925 voient enfin les prémices du fascisme italien, du nazisme allemand et l'extension de la révolution bolchevique, tandis que le démantèlement des empires centraux se poursuit par de nombreuses guerres civiles. La sortie de guerre se fait donc singulièrement attendre dans de nombreux secteurs de l'Europe traumatisée par la Grande Guerre.
Drôle de guerre" pour les Français, "guerre assise" pour les Allemands, "guerre des rumeurs" pour les Anglais : ces huit mois d'escarmouches terrestres, aériennes et navales ont paradoxalement été vécus comme un vrai combat pour le moral des troupes. François Cochet raconte une vie qui devient chaque jour plus difficile. L'ennui mène son travail de sape, la désobéissance gagne et la chaîne de commandement s'effrite : c'est la "dépression d'hiver". Jeux de cartes, alcoolisme deviennent le lot commun. Sur la ligne Maginot, les soldats attendent. Cependant, l'industrie de guerre tourne à plein régime, la France s'arme et les militaires se font ouvriers : ils manient la pelle, la pioche, coulent parfois du ciment pour construire des fortifications et protéger la frontière. L'auteur relate avec finesse une période complexe de la Seconde Guerre mondiale, loin des stéréotypes qu'en a gardés la mémoire collective : les Français ne sont partis au front à reculons, mais forts du devoir à accomplir et décidés à en finir une fois pour toutes avec l'Allemand. La débâcle de 1940 n'était pas inéluctable. François Cochet s'attache à penser la drôle de guerre comme une période en soi : la véritable défait des dirigeants est de n'avoir pas su expliquer le sens du combat à mener et les moyens envisagés pour vaincre l'Allemagne nazie.
Depuis que j'ai arpenté la médina de Fès un petit matin de printemps, alors qu'elle s'éveillait presque, j'ai été touché par la grâce. Et il m'a sauté aux yeux que cette ville méritait bien davantage d'attention qu'elle n'en reçoit Depuis, j'y suis revenu à plusieurs reprises et l'ai arpentée de long en large. Parler de Fès, écrire un livre sur Fès est presque devenu pour moi une obsession. Les guides sur le Maroc s'étendent assez largement sur cette cité, mais c'est, me semble- t-il, avec une approche utilitaire, mercantile, destinée à un rapide passage touristique. Fès vaut mieux que cela. Fès est le coeur du Royaume, son âme, le souffle spirituel du Makhzen. Elle en est aussi la conscience, l'histoire, le souvenir vivant. Fès mêle toutes les populations, de l'aristocrate à la peau blanche et à l'accent caractéristique, citadin et rural à la fois, au descendant d'esclave noir, au juif converti et au " blédard " au teint basané, chassé du Rifpar le dénuement et travaillant comme un forçat pour un salaire de misère. Je me suis donné la mission de faire découvrir l'âme de Fès, ce qui fait sa personnalité, sa singularité, ce qui la distingue de ses concurrentes. Plus encore : de dévoiler ses secrets ..." Didier Destremau
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.
A l'origine de cet ouvrage, le recueil de témoignages lancé en 2011 par le Centre de documentation historique sur l'Algérie, le Maroc et la Tunisie (CDHA). Nicole Lenzini, responsable de cette collecte baptisée Histoire de paroles, recueille les récits mémoriels de personnes - Pieds-noirs, métropolitains, militaires, harkis - ayant vécu en Algérie pendant la période française, qui montrent qu'une cohabitation, qui peut surprendre ceux qui n'ont pas vécu dans le pays à ces moments, existait entre Français d'Algérie et Algériens. Prenant appui sur ces témoignages, Roger Vétillard a rencontré, en France et en Algérie, les derniers témoins de l'avant 1962 et réuni une vaste documentation pour mettre en lumière une réalité historique trop souvent tue : par-delà le déchirement, par-delà des décennies de crises et de propagande, les deux communautés n'ont pas rompu leurs liens - des liens qui ont bien souvent la couleur de l'amitié.
Quels sont les enjeux de santé liés aux migrations actuelles, non seulement pour les migrants, mais aussi pour les structures qui les prennent en charge ? L'originalité de cet ouvrage est de réunir universitaires et acteurs de terrain pour répondre à cette question, en faisant dialoguer observations ethnographiques et mises en application cliniques. A partir de parcours migratoires et de leur incidence sur la santé, et en prenant en compte les vécus psychiques de migrant(e)s dans des contextes extrêmement variés, expériences et travaux rendent compte des différentes modalités de confrontation des professionnels de la santé et des chercheurs (médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers, assistantes sociales et anthropologues), dans diverses situations d'accueil et de soins, face à la variété des parcours et du vécu des traumatismes, de l'expatriation, de l'exil clandestin, de la précarité sociale et la maladie.