Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les soldats inconnus de la Grande Guerre : la mort, le deuil, la mémoire
Cochet François - Grandhomme Jean-Noël
NAPOLEON 1ER
24,30 €
Épuisé
EAN :9782916385822
Après les terribles combats de la Grande Guerre, émerge, dans plusieurs pays qui ont participé au conflit, l'idée de rendre hommage aux soldats dont les corps n'ont pas pu être identifiés. La démarche révèle le poids de la mort de masse, caractéristique de cette guerre, mais également une évolution du sens de l'hommage rendu. Ce ne sont plus les chefs célèbres qui sont honorés mais bien les humbles inconnus. En France l'idée émane de Francis Simon, dirigeant du Souvenir français, et du député Maurice Maunoury, mais reprend une proposition faite par le Prince de Joinville après la guerre de 1870. La décision, prise en 1920, d'inhumer un Soldat inconnu soulève des débats politiques à propos du lieu du dépôt du corps. L'Arc de Triomphe l'emporte sur le Panthéon, au début de l'année 1921. La Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou la Belgique font des choix similaires au cours de la même année, suivis en 1922 par d'autres pays (Grèce, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Pologne). L'ouvrage recense la quasi-totalité des cas de figure nationaux et donne la parole aux meilleurs spécialistes pour analyser les attitudes de chacun des Etats ayant retenu l'idée d'un monument au Soldat inconnu. Le caractère incontournable de la Grande Guerre dans l'histoire du XXe siècle est ainsi réaffirmé près de cent ans après les événements et son actualité s'en trouve renforcée. L'ouvrage, actes d'un colloque tenu en 2010, s'impose comme une référence.
Résumé : La Première Guerre mondiale ouvre tragiquement le XXe siècle. Sondant les mentalités, l'action des chefs comme des humbles, des civils comme des militaires, interrogeant les attitudes de ceux qui décident, autant que de ceux qui vivent la guerre dans le froid des usines ou dans la boue des tranchées, François Cochet englobe toutes les dimensions de ce conflit total. Synthèse d'ampleur refusant de céder à une lecture partisane et exclusivement hexagonale, l'ouvrage répond ainsi à toutes les questions sur cet affrontement dantesque.
1945, la France est libérée. Loin du pays, près de deux millions et demi de Français connaissent aussi la liberté : prisonniers de guerre, requis du travail et concentrationnaires. Mais le 8 mai ne fut pas leur triomphe. Jamais autant de Français ne furent entraînés dans un tel maelström humain, à travers une Allemagne en ruine et une France pantelante qui ne les attend plus. Retour chaotique où la joie des retrouvailles se mue en une angoisse indicible devant le regard absent des familles.
La Seconde Guerre mondiale fait partie de notre univers quasi quotidien. Il ne se passe guère de jour en effet sans que les médias ne l'évoquent, notamment du point de vue de la mémoire collective. Toutefois, les comportements des contemporains des années 1939-1945 ne sont pas toujours compréhensibles aujourd'hui. Nourri des approches scientifiques les plus récentes, cet ouvrage destiné aux étudiants des universités et des classes préparatoires, replace les principaux événements du conflit dans une trame chronologique. Il cherche ensuite, à travers une étude thématique, à éclairer l'état d'esprit et les événements de l'époque. Les bibliographies figurant à la fin de chaque thème permettent d'approfondir les connaissances sur la question. La troisième partie propose des fiches biographiques concernant les principaux décideurs des pays belligérants, tant civils que militaires.
Des utilisations et des développements multiples Si l'appellation de " reine des batailles " a été donnée à l'infanterie durant le premier conflit mondial, il aurait été plus exact de l'accorder à l'artillerie ; ne serait-ce que par la place prépondérante qu'elle occupe peu à peu dans les opérations, au point de représenter le tiers des effectifs des armées belligérantes de 1918. Point d'artillerie, point d'offensive ! D'abord organisée essentiellement autour de l'artillerie légère de campagne, l'artillerie de la Grande Guerre occupe une place croissante au sein des armées des belligérants. L'évolution des techniques de combat et le contexte propre à chaque théâtre d'opérations conduisent en outre à une diversification des matériels, si bien que l'on devrait parler à la fin du conflit, non d'une artillerie, mais des artilleries. Cette diversification débouche en effet sur l'artillerie de tranchée, sur celle de montagne, sur l'artillerie chimique, sur l'artillerie lourde aux calibres de plus en plus importants, sur l'artillerie anti-aérienne, sur l'artillerie chenillée ou automotrice. L'artillerie contribue en outre au développement de l'aéronautique, permet la guerre des gaz et débouche sur les premiers chars d'assaut. En raison de cette multiplicité de matériels, produits en quantités considérables, et de la consommation inouïe en munitions qui en résulte, elle implique en même temps un effort industriel gigantesque de la part de chaque belligérant. Ce développement technique conduit les états-majors à reconsidérer la place de l'artillerie au sein des grandes unités et à faire évoluer leurs structures, en même temps que son emploi tactique en liaison avec l'infanterie. En 1918, on n'utilise plus l'artillerie comme on l'employait en 1914, et celle de 1918 préfigure celle de l'entrée en guerre de 1939. L'étude qui est proposée a donc pour objet de suivre cette évolution de l'artillerie de la Grande Guerre dans les domaines à la fois technique, tactique et stratégique.
Le 16 décembre 1840, en lui envoyant son poème " Le retour de l'Empereur ", Victor Hugo écrivait à Chateaubriand : " Après vingt-cinq ans, il ne reste que les grandes choses ou les grands hommes, Napoléon et Chateaubriand. Trouvez bon que je dépose ces quelques vers à votre porte. Depuis longtemps vous avez fait une paix généreuse avec l'ombre illustre qui les a inspirés. " En écho à cette lettre, le présent ouvrage, publié dans le cadre des commémorations du 250e anniversaire de la naissance de l'auteur des Mémoires d'outre-tombe, reproduit les oeuvres et les textes présentés lors de l'exposition (La Fondation) Napoléon rend visite à (la Maison de) Chateaubriand : l'Empire en boîtes, présentée du 20 octobre 2018 au 10 mars 2019.
Les défaites de l'armée de Napoléon III, qui signent la fin de son régime, ont été longuement et précisément évoquées par l'historiographie consacrée au sujet. Toutefois, certains des aspects de cette armée ou de ses particularités sont insuffisamment et rarement traités. Parmi ceux-ci, son passage de l'organisation du temps de paix à celle du temps de guerre, la dernière contribution de l'armée impériale à la guerre de l'Empire français contre la coalition prusso-allemande avant que celle-ci ne devienne celle de la République, et la contribution de l'Armée d'Afrique et des forces stationnées en Algérie au conflit, paraissaient mériter qu'on y prête attention. Construit autour d'ordres de bataille très précis et complets, assorti d'une riche présentation de gravures ou de daguerréotypes, ce dossier a pour objet de sortir de l'ombre ces thèmes peu ou mal connus.
Comparer le maréchal Bessières à Bayard peut paraître présomptueux, mais il n'en est rien. A son époque, Bessières fut un chevalier au sens propre du terme tant il en avait l'attitude, l'âme aussi et l'Empereur l'avait parfaitement jugé en le comparant au célèbre capitaine de François Ier. Jeune garde royal, fidèle à ses engagements, il mettra un point d'honneur à protéger la famille royale lors de l'invasion des Tui- leries le 10 août 1792. Par la suite, il fera allégeance à Bonaparte puis à l'Empereur. Seule la mort le dé- liera de son serment. Avec Lannes, il mettra sur pied la Garde des Consuls, puis la Garde Impériale dont il commandera tou- jours la cavalerie. Présent à toutes les batailles de l'Empire, il secondera efficacement l'Empereur, même en son absence comme à Medina del Rio Seco où il infligera une sévère défaite aux Espagnols. A Essling en mai 1809, avec Lasalle, Nansouty, Espagne, il épuisera sa cavalerie par des charges qui per- mettront aux divisions françaises de se replier sur l'île Lobau. Bessières était aimé de ses soldats et respecté de ses adversaires. Gouverneur des provinces du Nord de l'Espagne, il fera l'unanimité auprès de la population qu'il saura ménager des affres de la guerre. Pendant la retraite de Russie, à la Bérézina, il recueillera un enfant dont la mère venait de mourir. L'Empereur regrettera de ne pas avoir eu Bes- sières à ses côtés à Waterloo, car selon lui, il aurait décidé de la victoire avec sa cavalerie.