Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Serge Lebovici
Coblence Françoise
PUF
10,50 €
Épuisé
EAN :9782130477716
Le développement, en France, de la psychanalyse de l'enfant est inséparable de l'apport de Serge Lebovici, psychiatre et psychanalyste, fondateur du Centre Alfred- Binet et professeur à l'Univesité Paris XIII. Il a présidé l'Association psychanalytique internationale, et créé avec Julian de Ajuriaguerra, René Diatkine et Rosine Crémieux, La psychiatrie de l'enfant. Au-delà des controverses entre Anna Freud et Melanie Klein, la contribution de Serge Lebovici à la psychanalyse de l'enfant intègre les perspectives développementaliste et constructiviste. La place de l'observation, les interactions précoces et l'en-deça de la névrose infantile, le sttut des fantasmes et de la relation objectale, en constituent les privots essentiels. Mais pour Serge Lebovici, près d'un siècle plus tard, la métapsychologie freudienne doit être " revisitée ". C'est le champ même de la psychanalyse qu'il faut élargir par la prise en compte de l'intersubjectivité, de la transmission intergénérationnelle et de la capacité d'empathie chez l'analyste. Cette étude propose quelques instruments d'accès à une ?uvre foisonnante qui conjoint approche clinique et élaboration théorique et qui demeure au centre de toutes les recherches concernant l'enfant et le nourrisson.
Avec ce numéro sur Jacques Lacan, la Revue Française de Psychanalyse prend le risque de réveiller des polémiques passionnées. Ces polémiques sont issues des désaccords profonds qui ont abouti à la scission de la Société psychanalytique de Paris en 1953, entre " lacaniens " et " freudiens ". Sans revenir sur les événements et raisons ayant entrainé la rupture, il apparaît que de nombreux points de désaccord irréductible persistent. On aurait donc d'un côté les freudiens, de l'autre les lacaniens, qui d'ailleurs s'estiment tout aussi freudiens que les autres, mais héritiers d'un Freud qui ne pourrait désormais se lire qu'à partir de la relecture faite par Lacan. Mais tous sont tributaires d'un " retour à Freud " et la lecture de Lacan fait partie intégrante de l'héritage post-freudien. Il est donc opportun de tenter de réévaluer l'héritage de Lacan, à distance des événements et de la passion qui les a accompagnés. Aujourd'hui, la mouvance lacanienne est très présente dans les milieux psychanalytique, psychiatrique, universitaire et intellectuel. Qu'ils aient été ou non ses élèves, qu'ils l'aient ou non suivi, qu'ils l'aient ou non critiqué, la plupart des analystes contemporains de la scission de 1953 se sont confrontés à ses théories (Anzieu, Aulagnier, Zaltzman, Donnet, Green, Rosolato, Laplanche, Pontalis et d'autres). A l'heure où la psychanalyse, en France et dans le monde, traverse une période de crise, il est urgent de s'interroger sur la capacité de résistance et de fédération de la discipline et des psychanalystes. Car si des lignes de clivage restent vivaces, justifiées souvent par certaines pratiques inacceptables, la défense de la psychanalyse est un souci commun. Ce numéro entend ouvrir le débat et mettre à l'épreuve le pari d'une confrontation féconde autour de quelques thèmes essentiels : théorie et pratique de la cure et de la formation (le travail des sociétés) ; pratique en institution ; place dans la culture.
En se détournant du contact visuel et tactile direct avec l'analysant en séance, Freud affirmait la psychanalyse en tant que cure de parole. Ce retrait du voir, marque symboliquement l'abandon de l'hypnose et l'ouverture du champ du regard " psychanalytique " vers le dedans. Au fil des recherches freudiennes et postfreudiennes, le regard apparaît aussi comme constituant du sujet. Il est identifié à l'âme elle-même, mais est aussi un outil de l'exploration de la psyché. Enfin, il se présente comme une forme de langage fondamental pour toucher, séduire, aimer ou tuer, comprendre ou fuir, il est autant imprégné d'animalité que de culture. En outre, la construction du psychisme est permanente et tout regard d'autrui nous permet de modeler notre identité, en nous regardant " comme un autre ", selon la formule de Ricoeur. Ainsi, l'autre est toujours présent, soit comme modèle intériorisé, soit comme modèle patent. Comment donc l'identité psychique se construit-elle à travers le regard ? Comment le regard est-il intégré à la cure psychanalytique. Autant de questions auxquelles ce numéro s'efforce de répondre
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein