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Le Rêve d'Alejo Carpentier. Orinoco
Coatrieux Jean-Louis
APOGEE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782843986505
Romancier, essayiste, musicologue, homme de radio et de cinéma, AlejoCarpentier aura profondément influencé la culture latino-américaine. Après Coabana, où nous le voyons échapper à la prison à Cuba grâce à Robert Desnos puis vivre à Paris un entre-deux guerres fait de bonheurs et de galères mais aussi nourri de rencontres avec tous ceux qui font la vie artistique de l'époque. Après Coabanadonc, voici les annéesOrinoco, un exil volontaire au Venezuela, quinze années de folie où le temps de l'Amérique latine se compte en coups d'état. Pourquoi ce départ ? Une promesse de justice et de liberté dans ce pays de dictatures ? La découverte d'un continent qu'il aurait reçu en héritage ? Pour se consacrer à l'oeuvre littéraire dont il rêve depuis sa jeunesse ? Une seule certitude au moment d'ouvrir ce livre, c'est au Venezuela en effet que tout commence. Là qu'il écrira ses premiers grands romans. Le royaume de ce monde, Le partage des eaux, Chasse à l'homme.Il lui fallait pour les écrire la Cordillère des Andes et les tepuys, ces tables de géants à la naissance du monde, les fleuves, de l'Orénoque à l'Oyapock et toutes les Caraïbes.
Là où la rivière se repose" est un premier roman. Un roman d'exode et d'exil où ils sont deux, sa mère et lui. Son père disparu, toujours espéré, attendu. Une vie dépouillée de tout, de l'Espagne à l'Amérique, et occupée par la mémoire. Celle des siens et de tous les autres laissés en chemin. Des noms que sa mère appelle dans ses nuits. Se sauver, le sauver, rassembler leurs affaires, elle sait, une fuite encore, ailleurs, l'attente d'une destination et l'incertitude d'un autre pays. Le temps, cet auxiliaire à meilleur compte de l'obscurité, n'efface pourtant pas la vie. Non seulement elle est possible mais elle peut s'écrire. Il lui avait promis.
Mars 1939, à Vienne. La Nuit de cristal quelques mois auparavant n'a laissé derrière elle que menaces sur les murs, cris de haine dans les rues, agressions sans cesse plus nombreuses et disparitions soudaines. La peur s'installe. Les Juifs doivent décider de leur vie, rester et affronter le danger ou partir et se reconstruire ailleurs. Ses parents refusent d'abandonner leur pays ; son frère, accompagné de son épouse Lilly, choisit de tenter sa chance par bateau via le Danube. Erika, elle, n'est encore qu'une enfant - douze ans à un mois près-et ne sait rien de son destin quand elle monte dans le train Vienne-Paris. Elle récite dans sa tête un extrait du dernier poème écrit au tableau de son école : Si les oiseaux ne chantent plus, si les cloches ne sonnent plus, si les enfants ne rient plus, alors que reste-t-il du monde ? Que va-t-elle trouver en France où personne ne l'attend ? Un roman bouleversant inspiré d'une histoire vraie.
Alejo Carpentier aura profondément influencé la littérature latino-américaine. Une naissance incertaine à Cuba, l'abandon du père, ses premières chro-niques dans des revues, son combat contre la dictature. Sauvé à 24 ans de l'emprisonnement par Robert Desnos pour des temps de misère à Paris : piges littéraires, projets avortés... Mais aussi des temps rythmés par les boléros, les rumbas qui se dansent alors dans la capitale. De vraies amitiés se nouent avec Antonin Artaud, Man Ray, Pablo Picasso, Luis Bunuel, Diego Rivera, Frida Kahlo, Miguel Ángel Asturias et beaucoup d'autres. Puis vient Fantômas, l'émission choc de Radio Luxembourg. Quand il peut enfin vivre, c'est la montée du fascisme et de l'antisémitisme en Europe. Il s'engage avec Hemingway et Malraux pour l'Espagne républicaine sous les bombes de Franco, pour la défense de la culture avec Pablo Neruda en hommage à Federico Garcia Lorca, assassiné. Sans savoir encore qu'il perdra demain Max Jacob et Robert Desnos, emportés par les nazis. Ses amis sont tous là ou presque dans ce premier volume. Et avec eux le monde. Alejo Carpentier : un demi-siècle pour un personnage hors du commun, à la fois romancier, essayiste, musicologue, homme de radio et de cinéma.
Deux frères. De vrais jumeaux, disent-ils. Et pourtant des vies séparées de longs silences où l'un et l'autre ne savent que dire, trop de mots retenus par pudeur peut-être pour l'un, par peur parfois de trop se livrer pour l'autre. L'un emporté par ses voyages, l'autre les vivant de loin à travers lui. Autour d'eux, un monde déchiré par l'Histoire, du Nord au Sud des Amériques et d'ailleurs. Les amis de longue date comme la famille donnée une fois pour toutes ou des personnes simplement croisées l'espace d'un instant. Ces gestes et ces pas manqués de l'un vers l'autre auraient pu tout changer. Et les changer eux aussi.
Guigui Pierre ; Brissaud Sophie ; Bauer-Monneret J
La dégustation du vin est-elle un art ? Un talent réservé à quelques rares initiés ? Un code méthodologique détenu par une élite éclairée ? Rien de tout ça. Elle est simplement l'exercice de nos sensations, accessible à tous, car nous savons tous goûter. Partant de cette base, il s'agit ensuite de mémoriser notre expérience : la dégustation est d'une part notre capacité à éprouver les saveurs, les arômes et la vitalité du vin, et d'autre part notre aptitude à puiser dans la somme de ces souvenirs, qui est notre bagage de dégustateur, et à mettre des mots sur tout cela. C'est donc la mise en application d'une activité commune à chacun d'entre nous : goûter. Ce qui n'implique pas seulement la saveur en bouche, mais aussi l'odorat, le toucher, la vue et notre sensibilité à l'énergie contenue dans un vin. Dans ce livre issu d'une conversation entre Pierre Guigui et Sophie Brissaud, l'exercice de la dégustation est exposé et développé, de l'étude de nos sens physiques au tour d'horizon de la notion de goût dans diverses cultures, La fin de l'ouvrage est consacrée aux travaux pratiques : pas-à-pas, en treize séances, la dégustation de tous les types de vins est abordée sous forme de leçons simples et claires.
Résumé : Ce récit fait de messages et de monologues bâtit et déconstruit une liaison amoureuse. Léah est la femme du dimanche, Tobie l'amant du dimanche. En semaine, ils ne se voient pas. Cet éloignement laisse place à l'écriture, à l'échange de lettres et aux digressions, à la digestion des frustrations, à l'espoir ou au désir de fuite. Le temps mis pour se rejoindre (deux heures de train tôt le matin et deux heures tard le soir) réduit d'autant celui qui leur est imparti pour s'aimer. Léah n'en peut plus de ce chemin sans issue. Tobie peut-il être l'homme de sa vie ? Elle en doute, tant elle le sait pris aux rets de son épouse, exigeante et complaisante, bien plus âgée que ce bel homme en pleine maturité. Menue, timide ou délurée, séduite un temps par celui qui voit en elle celle qui le dédommage des trahisons de son propre corps, elle se révolte peu à peu. Ce texte épistolaire est un règlement de comptes, déchirant ou truculent, c'est selon, au cours duquel, devant l'incompréhension d'un interlocuteur borné ou sourd, Léah tente de faire émerger une nouvelle identité. "Je est un autre" et l'autre est hors-jeu. Au prix de quelques coups fourrés et de quelque fou rire, la libération viendra finalement à bout du silence.
Descendant d'une famille de pêcheurs depuis quatre générations, Moncef Ghachem est né dans une maison près du cimetière de Mahdia, situé au bord de la mer Méditerranée, et dont l'environnement marque son imaginaire: « Je suis venu de la mer, de la soif, du cri. Je suis voué au cri comme les vents de la mer. »
Résumé : "Quand j'ai publié El-kous, je promettais d'écrire ultérieurement un autre livre où "je raconterais mon père et moi". Mon père, Etienne Ferry, n'est plus là, maintenant que je tiens ma promesse. El-Kous était en Algérie un domaine viticole où il exerçait le triple métier de mécanicien, d'électricien et de caviste. Il était un bel et très bon ouvrier manuel, mais de temps à autre déplorait de n'avoir pas fait d'études pour être un ingénieur, et nous rappelait combien à l'école primaire il aimait faire des rédactions. Au soir de sa vie il rédigea ses "mémoires". C'est dans cet écrit que j'ai puisé pour composer notre face-à-face d'outre sa tombe et restaurer notre passé familial. Ainsi défilent dans ce diptyque des images de mort liées aux atrocités de la guerre d'Indépendance ou à la cruauté du destin individuel (la mort de ma mère, celle de mon frère puîné, et celle d'Etienne), mais aussi des figures d'amour nées de l'expérience, de la culture ou de la fantasmagorie, telle Suzanne la belle Maltaise dont ma grand-mère couturière prenait les mesures sous mes yeux enfantins, ou la stellaire Gina Lollobrigida qui projetait sa vénusté au cinéma comme sur les écrans de mes rêveries exubérantes. Etienne en Algérie, Le fils d'Etienne en littérature : le père mort et le fils encore là s'embrassent dans ces pages, en croisant leurs mots, leurs rédactions et les mailles de leur mémoire."