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Jeunes, éducation et violence à la télévision
Cluzel Jean
PUF
15,22 €
Épuisé
EAN :9782130539698
Télévision et violence : une question qui ne laisse personne indifférent. Selon un sondage de Médiamétrie datant de janvier 2003, les enfants passent plus de 2 heures chaque jour devant leur écran de télévision, et la télévision est aujourd'hui certainement l'élément principal de l'environnement culturel de notre jeunesse. Or ce média est plus que jamais aujourd'hui soumis à l'impératif de l'audience qui appelle le plus souvent à solliciter les pulsions les plus primaires des individus. C'est sans doute la raison pour laquelle la télévision ajoute si complaisamment, dans toutes ses émissions, aux violences de notre monde. Il devient dès lors facile de faire porter à la télévision la responsabilité des violences, de plus en plus nombreuses, commises par des jeunes jusque dans les établissements scolaires. Si la télévision n'est pas exempte de reproches, il faut rappeler que l'école, à côté des parents et d'autres acteurs sociaux, se doit aujourd'hui d'enseigner aux jeunes à prendre de la distance avec les images afin de pouvoir porter sur elles un regard critique pour devenir demain des téléspectateurs actifs et éclairés.
Résumé : Dans l'esprit des Occidentaux, l'architecture japonisante bâtie en Europe à la fin du XIXe siècle était identique à celle de l'archipel. Mais ces décors monumentaux ou rustiques, présentés dans des paysages exotiques créés de toutes pièces, étaient des architectures mixtes, en partie importées de l'archipel, mais toujours adaptées aux plaisirs des Européens. En effet le succès de ce japonisme architectural n'était autre que la suite de l'engouement qu'avait connu le premier XIXe siècle pour les Folies et les chinoiseries. Pendant plus de trois siècles, les Européens rêvent l'architecture nipponne à partir de représentations diverses figurant sur toutes sortes d'objets supports ? laques, porcelaines, mobiliers, gravures, jusqu'aux photographies et aux guides touristiques. Ce livre dévoile la genèse d'un japonisme architectural, né bien avant ce que les critiques d'art de la fin du XIXe siècle ont appelé japonisme et de première importance pour comprendre la "spatialité japonaise" tant appréciée par les Occidentaux au XIXe siècle. Il rassemble aussi pour la première fois dans un même volume les plus célèbres exemples d'architecture japonisante de la fin du XIXe siècle : le premier pavillon de thé installé en France, le célèbre Midori-no-sato d'Hugues Krafft (1885) ; la salle des fêtes de la rue de Babylone à Paris (1896), plus connue aujourd'hui sous le nom de cinéma la Pagode, qui est la première grande oeuvre d'Alexandre Marcel, auteur de la tour japonaise et du pavillon chinois des musées Royaux de Bruxelles et principalement connu comme architecte orientaliste ; les pavillons japonais installés dans le jardin du banquier philanthrope Albert Kahn (1898-1900), dont l'histoire sera révélée grâce à une enquête archéologique hors normes ; des jardins japonais crées par Hata Wasuke, le jardinier des Rothschild et des Camondo ; enfin, la " salle des Cigognes ", construite à l'occasion de la Japan-Brithish Exhibition de 1910 et récupérée par Emile Guimet pour son musée de Lyon en 1911, sera expliquée en regard de la "salle des Cigognes" du temple Nishi-Hongan-ji de Kyôto, modèle à partir duquel elle fut réalisée.
Au moment où s?amplifie le débat sur les dérives du système français de soutien au cinéma et la nécessité de le réformer, la réédition de cet ouvrage s?impose. Publié en 2003, il n?a pas pris une ride. Le cinéma français doit faire face à deux crises. Son système de soutien est à bout de souffle. L?évolution vertigineuse des technologies de production et de diffusion le prend au dépourvu. Cet ouvrage met en lumière les contre-performances de films dont un grand nombre attire moins de 25?000 spectateurs. Notre cinéma serait-il devenu à ce point confidentiel, lui dont le chiffre d?affaires global, toutes exploitations confondues, représente si peu par rapport à ceux des majors d?Hollywood? L?auteur estime que la doctrine française de l?exception culturelle se trouve à l?origine de nos difficultés grandissantes. Renvoyant dos-à-dos libéralisme et corporatismes, il propose de s?inspirer du Canada et du Danemark, pays qui aident également leur cinéma, mais de façon différente: en fixant des obligations assorties de sanctions. Au vu des résultats obtenus par le Québec dans le cadre d?un traité commercial signé par le Canada, les Etats-Unis et le Mexique (ALENA), il suggère d?adopter le système de l?exemption culturelle étendu à l?Union européenne. Afin que le cinéma français puisse véritablement contribuer au développement du pluralisme culturel, ce qui suppose que la France décide d?abandonner la politique des illusions pour celle des ambitions.
Cluzel Jean ; Thibaud Françoise ; Dionnet Jean-Pie
Résumé : Depuis les moulins de Valmy et la Grande Armée, depuis les levées en masse des deux Guerres mondiales, les affrontements de décolonisation et l'obligation d'un service national, l'imagerie sociale française garde l'empreinte d'une conscription militaire souvent pesante, parfois inopportune mais nécessaire à la sécurité intérieure comme à la paix internationale. La loi Richard du 28 octobre 1997 portant réforme du service national change la donne en suspendant le service actif. Elle abandonne ce fameux service au profit d'une armée professionnalisée et moins nombreuse : à la masse des citoyens - qui a représenté pendant les XIXe et XXe siècles, la force des armées -, le XXIe siècle confie à des hommes de métier la technicité, l'efficacité de savoirs défensifs et offensifs qui n'ont plus de lien direct avec l'enrôlement plus ou moins volontaire du citoyen. Ce changement s'inscrit dans l'évolution de la société française toute entière, dans le cadre de l'Union européenne et d'une relative mondialisation du maintien de l'ordre. La réforme de la conscription militaire en France est aussi l'un des nombreux épisodes de la gestion d'une armée nationale, évoluant sans cesse dans l'histoire entre la notion de métier et celle de devoir. Les conséquences pour, le corps social ainsi que pour le milieu militaire, - en particulier l'armée de terre -, sont significatives d'un passage vers une conception nouvelle de la nation. Le groupe de travail académique, co-présidé par Monsieur Jean Cluzel et Madame le Professeur Françoise Thibaut, s'est emparé de cet aspect de la société française actuelle dans le but de fournir une lecture ajustée d'une réforme ambiguë. Autour de Jean-Pierre Dionnet, une jeune équipe de recherche de la Faculté de droit de Poitiers, composée de Céline Hiscock-Lageot et Stéphanie Pavageau, a mené un vaste travail documentaire dans une perspective résolument comparatiste.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.