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Catherine Breillat. Indécence et pureté
Clouzot Claire
CAH CINEMA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782866422851
Je suis violemment puritaine. Seulement, je n'ai pas froid aux yeux non plus. J'ai envie de filmer des choses qui me font peur à moi-même, et qu'en même temps je trouve extrêmement délicieuses. Si on n'est pas puritain, il n'y a pas d'excitation. Il faut que je sois puritaine pour faire ces films-là ! " Catherine Breillat. C'est avec Romance, en 1998, que Catherine Breillat est reconnue comme un auteur dans le paysage du cinéma français. Entourée d'un parfum de scandale et de frivolité, elle est longtemps restée à l'écart, cinéaste sans importance. Et pourtant depuis son premier film en 1976 jusqu'à Anatomie de l'enfer en 2004, se dessine une ?uvre, un cycle de 10 films, qui progresse au rythme de plus en plus explicite du franchissement des tabous. D'abord tentant mais lointain (Une vraie jeune fille), le sexe omniprésent entraîne ses héroïnes comme sur un manège (Tapage nocturne), puis il torture et tue (Parfait amour !, A ma s?ur !). Chez Breillat, les jeunes filles se ressemblent; sorties des années 60, Anaïs, Elena, Marie, Solange ont la peau très blanche, sont noires de cheveux, pointues du soulier, à la fois obscènes et séraphiques. Elles ne pensent qu'à l'amour, réclament du sexe et se voilent la face à la fois. Déjà perverses, elles sont immaculées ; leur contradiction fait le sel des films de Breillat. Son univers est reconnaissable entre tous, elle écrit seule tous ses scénarios. D'ailleurs, c'est comme écrivain qu'elle a débuté, dès l'âge de seize ans" et elle continue à écrire des scénarios pour les autres tout au long des années 80. Vu la cohérence de l'auteur Breillat, écrire un ouvrage sur la mise en scène de son " décalogue " est au fond une entreprise qui tient de l'évidence. Catherine Breillat filme parce qu'elle ne peut s'arrêter de travailler sur, " ce qui la travaille ", elle écrit et filme, filme quand elle a écrit et écrit quand elle a fini un film. Un abécédaire, regroupant thématiquement les propos de Catherine Breillat, d'Adolescence à Virginité, ainsi qu'une filmographie, complètent l'analyse de Claire Clouzot.
Le concept de modèle traverse l?histoire des savoirs et des disciplines, tant dans les représentations qui fondent leur contenu et en assurent la structure, que dans les modes de transmission qui garantissent leur évolution. Le monde de la connaissance peut apparaître comme une inlassable confrontation avec cette notion qui permet de conduire toutes les opérations d?ordonnancement, d?anticipation, de synthèse, d?observation, de production du savoir. Il s?agit ici d?explorer l?origine, les sources du concept, la façon dont il opère dans les différentes disciplines, la façon dont il peut aussi les menacer d?enfermement dans des représentations toute faites. Le concept antinomique de contre-modèle s?est alors imposé comme pendant indispensable, jusqu?à induire un regard critique sur la notion de sérendipité placée au centre de cet ouvrage.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Résumé : La substitution est une notion transversale et structurante, dont la nature et le régime restaient pourtant des terrains quasiment vierges de toute investigation. Plutôt que d'élaborer in abstracto un modèle type de ce que constitue la substitution, l'auteur s'est attaché à suivre une méthode inductive, en cherchant d'une manière exhaustive l'ensemble de ses manifestations. Embrassant la pluralité des domaines de la vie administrative dans lesquels les substitutions se déploient, Ludivine Clouzot est parvenue à bâtir une théorie de la substitution, appuyée sur une définition qui l'a conduite à écarter plusieurs procédés qui n'ont que l'apparence de la chose. Mais la difficulté véritable du sujet résidait dans le risque de traiter deux thèses en une, de se borner à juxtaposer deux objets distincts, la substitution administrative et la substitution juridictionnelle. Or, se saisissant en parfaite connaissance de cause de cet écueil potentiel, Ludivine Clouzot a su montrer que leur hétérogénéité pouvait être transcendée par un élément unifiant, celui de la convergence de leurs fonctions. L'analyse de la substitution imposait nécessairement de déployer une réflexion sur celui qui a manié ab initio le procédé, à savoir le juge administratif, juge d'abord administrateur, et dont l'office ne cesse de se redéfinir autour de cette frontière parfois belliqueuse, aujourd'hui pacifiée. L'usage de la substitution révèle ainsi une évolution des pratiques administratives et juridictionnelles, dont la tendance est de se compléter et non plus de s'opposer.
Ce numéro explore les expressions, les représentations et les usages de la souffrance durant un long Moyen Age. Depuis la perte telle qu'elle s'exprime dans la rhétorique jusqu'à la violence qui se manifeste dans les villes allemandes, sont envisagées les différentes facettes de la douleur : du sang des flagellants aux larmes du Christ, en passant par les souffrances qu'engendrent certains instruments de musique.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)
Résumé : Cannes Cinéma est l'exceptionnel album de famille du plus grand festival de films du monde : le Festival de Cannes. Dès la première édition du Festival en 1939 et jusqu'à aujourd'hui, trois générations de photographes, les Traverso, ont immortalisé les plus belles stars - de Grace Kelly à Penélope Cruz - et les plus grands réalisateurs - de Louis Lumière à Quentin Tarantino. De la spontanéité des scènes de plage prises sur le vif dans les années 1960 au glamour des poses sur tapis rouge des années 2000, Cannes Cinéma raconte l'évolution du Festival, mais aussi celle du cinéma, à travers quelque 550 photographies. Chacune de ces images est accompagnée d'un texte de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française. Celui-ci raconte de l'intérieur, avec chaleur et humour, les anecdotes et la grande histoire, les chefs-d'oeuvre et les scandales qui ont fait le Festival.
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)