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Le juge d'instruction. Approches historiques
Clère Jean-Jacques ; Farcy Jean-Claude
EUD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782915611687
Depuis plusieurs décennies, le juge d'instruction est sur la sellette. Pourtant, sa suppression, souvent annoncée, se heurte à une forte résistance de l'institution judiciaire et de l'opinion. Cet ouvrage propose une série d'éclairages historiques sur les deux siècles d'existence de ce magistrat, de ses origines aux réformes des dernières décennies. Héritier du lieutenant criminel de l'Ancien régime, né en 1801 et officialisé par le Code d'instruction criminelle, le juge d'instruction a été longtemps considéré, en raison de ses pouvoirs en matière d'arrestation et de détention provisoire, comme " l'homme le plus puissant de France ", selon la formule de Balzac. Symbole d'une justice pénale inquisitoriale, il a également très tôt focalisé les critiques sur le cumul des fonctions d'enquêteur et de juge comme sur la difficulté d'instruire à charge et à décharge. En replaçant le juge d'instruction au sein de l'ensemble de la justice pénale, en analysant l'amenuisement progressif de ses pouvoirs au bénéfice du parquet, en rappelant le contrôle de la Chambre des mises en accusation, ce retour vers le passé interroge sur les avancées du principe du contradictoire et ses limites comme sur l'indépendance du pouvoir judiciaire, et au-delà, sur un modèle de justice apte à concilier défense de l'intérêt de la société et préservation des libertés individuelles.
Pour chaque volume de la collection Lectures de, l'éditeur a fait appel aux universitaires lés plus éminents dans le souci d'offrir au public francophone un ensemble d'études - hors de tout parti pris - sur les principaux philosophes de l'Antiquité à nos jours. Philosophe sceptique s'il en est, David Hume est un auteur exigeant : il l'est pour lui-même, comme le montre l'architecture équilibrée, mais subtile, de ses arguments ; il l'est aussi pour son lecteur, car si " les décisions philosophiques ne sont que les réflexions de la vie courante ", elles doivent être " rendues méthodiques et corrigées ", ce qui contraint à un certain effort, philosophique incontestablement. Cela dit, une telle orientation oblige aussi les superstitions, les dogmatismes, les conceptions de la philosophie comme science positive à répondre aux questions qui portent sur les croyances qui les produisent. Philosophe pratique, inquiet des ressorts de la " vie ordinaire ", Hume invite tout un chacun à philosopher, et tout philosophe à plus de modestie : jamais, peut-être, un penseur n'a autant servi le rapprochement de la vie et de la pensée ; jamais, certainement, un penseur ne l'a servi aussi décidément. Celui-là réussit en tout cas à réunir dans ce volume la communauté française des spécialistes de son œuvre, qui dresse ici comme un tableau des différentes orientations ou lectures, propres aux recherches actuelles sur un sceptique, donc, qui est aussi notre contemporain.
Ce vocabulaire permet la relecture, voire la découverte, de l'oeuvre gigantesque de Bentham (Jeremy, 1748-1832, fondateur de l'utilitarisme moral). Les auteurs : J.-P. Cléro est professeur à l'Université de Rouen, membre du jury de l'Agrégation, spécialiste de philosophie anglo-saxonne. Ch. Laval est agrégé en sciences sociales et docteur en sociologie.
Les attitudes à l'égard de l'utilitarisme restent aujourd'hui contradictoires. On accuse depuis longtemps le monde moderne de sacrifier à la seule valeur d'utilité et de mépriser, en son nom, la vérité, la justice, le bien et surtout la beauté. On soupçonne que l'utilité vassalise l'ensemble des valeurs, comme l'a remarquablement détecté Hegel qui a vu, dans l'utilité, un tournant du monde moderne. Mais, en même temps, on n'accepterait pas de faire un travail inutile ou de voir sa personne ou ses actes taxés d'inutiles. Dès lors, y a-t-il une mesure qui puisse, de l'extérieur, contenir l'utilité ? Ou ce processus de limitation ne peut-il se fonder que de l'intérieur ? Ce dernier défi est celui que l'utilitarisme lance aux autres philosophies, sur tous les fronts, théoriques et pratiques.
Résumé : Le livre se veut une synthèse philosophique sur la perception. Il critique les grandes thèses sur la perception en les organisant en une antithétique ; il les dénonce comme des masques idéologiques ; il s'efforce enfin de montrer comment on peut sortir des contradictions qui paraissent inévitables. Le thème de la perception ne saurait être isolé des questions liées à l'imagination et aux passions ; ses difficultés ne pourraient être résolues indépendamment des problèmes soulevés par les divers modes de la sensibilité. L'horizon de cette antithétique et de son effort de résolution est celui des fondements des sciences de l'homme telles qu'elles orientent leurs travaux au cours des dernières décennies. Ces fondements relèvent de l'examen de plusieurs catégories, mais aussi d'un effort pour repenser par exemple l'espace et le temps. Il est clair que le présent ouvrage est l'esquisse d'une tâche qui devra en passer par l'ensemble des aspects de la sensibilité. L'enjeu de cette enquête est de savoir si une telle théorie réussira dans une tâche où de grandes philosophies du XIXe et du XXe siècles paraissent avoir échoué.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.