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Pedro Meca. Un homme libre dans la rue
Clément Nicolas
CERF
19,90 €
En stock
EAN :9782204174015
Contrebandier, militant, acteur pour Arrabal, soutien actif de l'ETA, fondateur d'associations pour les prostituées et les sans-domicile... et prêtre dominicain. C'est la vie flamboyante de Pedro Meca que nous raconte Clément Nicolas, celle d'un personnage atypique et d'un infatigable chrétien. Elevé en orphelin dans la pauvreté, Pedro Meca est confronté très tôt aux visages de la misère. Pendant plus de cinquante ans, il s'engage dans presque tous les combats, dans la rue et contre l'exclusion : squats, SDF, insertion par le travail, dignité dans la mort, remobilisation par le sport, accès à la culture pour tous, Noëls festifs pour les familles démunies... Son parcours singulier et la rude vie qu'il a menée nous laissent le portrait touchant d'un homme dévoué, d'un pasteur dont les multiples aventures trouvent leur unité dans une puissante foi en l'homme et en Dieu. En un temps où les diverses religions se font plus identitaires et plus rigides, où l'action sociale est fortement remise en question, l'itinéraire de Pedro Meca, dix ans après sa mort, résonne dans toute son actualité et nous propose un espoir tenace face aux injustices de la société. L'histoire passionnante et passionnée d'un homme qui a fait de sa vie son témoignage.
La sculpture, art majeur qu'on connaît mal depuis que la peinture l'a supplanté dans notre imaginaire, a basculé au XVIIIe siècle. Et son évolution, plus sensible que celle de la peinture, s'exprime particulièrement bien chez Pigalle ; tout bouge : place du religieux dans l'art, apparition de l'individu et de l'enfant, notion du Beau et du Vrai, émergence du citoyen face au pouvoir, art funéraire. Ce livre analyse ces mouvements, mais examine aussi la place de l'artiste dans la société, celle de ses clients, le goût de l'époque. Il accorde aussi une grande place aux oeuvres elles-mêmes qui restent au coeur de l'analyse de l'artiste et de son temps.
Résumé : Hors du Léviathan industriel, point de salut. Cette vérité révélée doit se graver dans nos esprits indisciplinés. Il faut toujours plus d'énergie pour continuer à nous soumettre. Il faut extraire des entrailles de la Terre jusqu'aux derniers combustibles. Et ce, au plus vite. Il faut renouveler l'illusion que tout doit changer pour que tout continue de la même façon : faire que le monde entier s'agite pour que notre pauvre quotidien reste le même. Nous nous sommes égarés en chemin à force d'être éblouis. Et un jour nous exploiterons l'énergie des volcans, la puissance des mers et des étoiles. C'est le grand défi du XXIe siècle : enrôler toutes les forces, y compris armées, pour que nous continuions à utiliser notre grille-pain. Analyse très riche et documentée de l'histoire récente de l'exploitation énergétique, abordée dans son rapport au pouvoir, ce livre développe une critique implacable du modèle énergétique et social actuel, y compris de certaines illusions écologistes sur les énergies renouvelables.
Sur les Roms, il existe de nombreux témoignages, et beaucoup d'essais. Cet ouvrage a le mérite de combiner les deux approches pour affiner l'éclairage de cette population si mal connue. Bénévole au Secours Catholique, Nicolas Clément accompagne, depuis plus de dix ans, des familles roms qui vivent en région parisienne. Cet accompagnement quotidien d'une centaine de familles fait de lui un témoin privilégié pour raconter ces vies en montagnes russes, faites d'angoisses et d'espoirs, mais surtout de pauvreté et de fragilité. Les Roms, est-ce utile de le dire, font l'objet de nombreuses idées reçues et d'un rejet très fort. Or cette population est surtout très mal connue : dès lors, les préjugés sont tenaces. Nicolas Clément, aussi bien par sa grande connaissance de la population rom que par son expérience de terrain, nous en offre une image tout autre. Dans des récits sensibles et incarnés, soutenus par des informations et données précises, l'auteur raconte les expulsions au petit matin, la détresse des parents à qui sont enlevés leurs enfants, la mendicité, les nuits passées à récupérer des vêtements pour les vendre aux puces de Montreuil, les appels passés au Samu social, les actes de rejet du voisinage, mais aussi la joie de vivre et l'accueil chaleureux qu'il trouve auprès de ces familles au gré de ses visites, la fierté des enfants qui avancent dans leurs apprentissages, la solidarité de parents d'élève, la générosité de voisins qui prennent le temps d'un échange... Battant en brèche tous les préjugés dont les Roms payent lourdement le prix, ce livre est une invitation à oser la rencontre.
Après vingt ans de déceptions sentimentales, pensant être arrivé au terme de son existence, Voltaire croise Emilie du Châtelet. Surdouée fantasque et mathématicienne, coquette volage aimant les jeux d'argent, elle n'a pas son pareil en fanfreluches et en métaphysique. Une rencontre électrique !
Résumé : Ce livre met au jour les contextes qui expliquent la haine xénophobe, raciale, sociale et sexiste minant nos sociétés. Carolin Emcke y étudie les processus d'invisibilisation qui préparent les conduites haineuses, pour mieux déconstruire les présupposés théoriques de la haine : naturalisation des identités, désir d'homogénéité et culte de la pureté. Les enjeux fondamentaux liés au devenir de la démocratie dans la globalisation, à la guerre et aux droits civiques sont restitués au plus près de l'expérience. La haine n'est donc jamais envisagée comme une abstraction mais comme une possibilité ouverte par la modernité et à laquelle cette même modernité permet de répliquer.
Résumé : C'est l'histoire héroïque d'un éducateur auprès des sans abris, qui dénonce la mainmise des barons politiques sur les associations pour détourner de l'argent et corrompre les élus. Dans ce récit haletant, l'auteur raconte son combat, les menaces de mort, les gardes à vue qu'il a subi pour le faire taire. Il en sort aujourd'hui en héros en faisant tomber le maire de la ville.
Résumé : L'image choque : un SDF avec un portable dernier cri. Pourquoi ? Une dépense injustifiée ? Même s'ils en ont peu, les pauvres ont de l'argent. Cet argent est source de fantasmes : on l'imagine mal dépensé, mal utilisé, mal alloué. Pourtant, on s'interroge peu sur la manière dont ils le gèrent, ce qu'il devient et qui il enrichit. Des émeutes du Nutella à la baisse des APL, en passant par le steak doré de Franck Ribéry, cet essai déconstruit notre perception de la pauvreté et interroge notre rapport à la consommation : la place du luxe ou du superflu dans nos vies, les dépenses contraintes, la nécessité - ou non - des "petits plaisirs" que l'on s'octroie, ou encore l'influence du regard de l'autre sur nos achats.
Tout, dans ce texte qui retrace mon parcours, est une manière de dire le plus haut possible que les sans-abris constituent un appel à la vigilance sur l'évolution de notre monde. Comment est-il imaginable que des êtres en soient réduits à vivre en marge d'une société digne de ce nom, soi- disant évoluée ? Tout doit être fait pour que cesse cette honte." Dans "J'appartiens à la rue", Denis Uvier, ex sans-abri devenu éducateur de rue à Charleroi, témoigne de son combat quotidien pour aider les SDF à trouver leur place au soleil. Avec l'aide du journaliste Marcel Leroy, ce travailleur social militant interpelle l'opinion, au départ de son histoire qu'il partage en toute franchise. Parce que son chemin est pareil à celui de tant d'autres de ces citoyens qui s'évertuent à vivre debout, alors que la crise économique détruit des existences, inexorablement. Dans cette Europe qui compte 500 millions d'habitants, plus de 10 millions de gens n'ont pas droit à un toit décent. " Une trajectoire saisissante, forte et exemplaire. Le témoignage de ce "dernier des révoltés" qui trouble et pose des questions qui dérangent."