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Culture arabe et culture européenne. L'inconnu au turban dans l'album de famille
Pondevie Roumane Malika ; Clément François ; Tolan
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782747582650
La vision de l'Europe qui se dessine à la Renaissance, posant comme postulat fondateur l'héritage de la Grèce et de Rome, a eu pour corollaire tout un impensé arabe, musulman et juif ; avec, par voie de conséquence, l'affirmation d'une vocation gréco-romaine de la Méditerranée. On oublie, de ce fait, que c'est par le biais des traductions d'ouvrages arabes effectuées notamment à Tolède que s'est opérée l'appropriation d'une partie des savoirs et des concepts grecs, véhiculés par les Arabes ou enrichis par eux. De même, c'est par le biais d'Averroès, commentateur d'Aristote, que fut ouverte une des voies menant à la sécularisation et à la modernité en Europe. Le monde arabo-musulman, quant à lui, souvent retranché dans un essentialisme identitaire oublieux de ses racines grecques et de la démarche cognitive médiévale qui fut la sienne, s'est trouvé en grande partie dépourvu d'outils conceptuels face à la modernité. Deux histoires mutilées de part et d'autre : ceci est lourd de conséquences à l'heure de la construction de l'Europe et alors que le bassin méditerranéen est devenu un des lieux stratégiques où se joue le sort de la paix dans le monde. C'est au prix d'un travail de mémoire salutaire soulignant les imbrications complexes, les héritages croisés et restaurant en quelque sorte l'unité de la Méditerranée, à travers toutes ses composantes, que pourront s'établir en fin de compte, et pour une large part, des relations sereines entre l'Occident et le monde arabe.
Résumé : Les paysages de Jean-Claude Pondevie laissent entrevoir "dans la noirceur de l'encre, une part de rêve (...) et s'efforcent de révéler une part d'indicible, ils tissent comme une attente... Le noir ne tient du réel que sa pure essence lumineuse, ce trésor de rayons dont Barthes disait qu'ils continuaient à nous atteindre après la disparition de l'être ou de la chose photographiée." Cet ouvrage constitue une première monographie sur le travail photographique de Jean-Claude Pondevie auquel répond, égréné au fil des pages, un poème d'Eric Reinhardt. Les paysages intérieurs de Jean-Claude Pondevie Jean-Claude Pondevie développe un travail photographique depuis plus de dix ans autour de paysages sans aucuns repères de lieux, ni de temps. A travers ces vues intérieures et extérieures aux cadrages cinématographiques, il s'intéresse au "hors-champ", à l'espace dans lequel s'inscrit notre réalité sans la documenter. L'architecture est réduite à des formes abstraites sur lesquels se dessinent des jeux d'ombre, de lumière, des effets de transparence qui donnent une sensation d'étrangeté. Dans ces compositions épurées, quelques éléments comme une fenêtre, un escalier, une échelle, créent des échappées, des amorces narratives dans ce monde en suspens. Les mots d'Eric Reinhardt accompagnent la traversée de ces paysages qui nourrissent notre imaginaire.
Noor Inayat Khan, descendante d'un sultan hindou, élevée en banlieue parisienne, puis vivant à Londres, fut rattrapée par les aléas de l'histoire au moment où sa carrière littéraire commençait à s'affirmer. Le 15 mars 1939, l'Allemagne envahissait la Tchécoslovaquie, puis en septembre la Pologne. Consciente de la réalité de la guerre, l'Allemagne venant d'envahir la France, Noor sentit très vite le besoin de s'engager à sa façon et de lutter contre la bête immonde, le nazisme. Musulmane soufie, elle rejoignit la résistance. Recrutée par les Services Secrets Britanniques, elle fut parachutée sur Limoges en juin 1943. Jeune femme, frêle, sensible, cultivée et humaniste, elle résistera trois mois en tant qu'opératrice radio. On ne peut être qu'admiratif face à cet engagement sans faille, alors qu'à partir du XIXe siècle fleurissent un peu partout en Europe nombre d'idéologies racistes.
Le 5 octobre 2015, le DRH d'Air France fuit sous les huées des salariés, chemise arrachée. Une scène jugée "d'une violence inouïe" et presque unanimement condamnée. Peu de mots sur le plan de licenciement massif qui l'a provoquée. Pour la metteuse en scène Elise Chatauret et le dramaturge Thomas Pondevie, cette affaire cristallise les rapports de domination qui structurent la société française. Pour sonder les formes de violences, invisibles ou institutionnalisées qui traversent l'école, le tribunal, la famille ou encore le travail, la compagnie Babel est allée à la rencontre d'élèves, de travailleurs de PME et de grands groupes, d'avocats et d'huissiers à Sevran, Béthune, Fontenay-sous-Bois ou encore Nancy. Sur scène, les comédiens passent du salon à l'open space et de la salle de classe à celle d'audience, révélant un système dans lequel nous sommes tous pris, tour à tour victime ou bourreau, acteur ou témoin, et qui demande à être mis en question. Pièce écrite pour 3 comédiennes et 3 comédiens
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.