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Atopiques. De Manet à Ryman
Clay Jean ; Bois Yve-Alain ; Davila Thierry ; Mavr
ATELIER CONT
30,00 €
Épuisé
EAN :9782850351440
? L'anonymat est un combat ? " disait Jean Clay. Une discrétion revendiquée plane sur l'existence et sur l'oeuvre de celui qui a fondé les prestigieuses éditions Macula en 1980. Atopiques rassemble ses écrits sur l'art les plus importants, parus notamment dans les revues Robho et Macula qu'il a fondées avec une passion érudite, au fil des années 1960 à 1980. Des contributions des historiens de l'art Yve-Alain Bois et Thierry Davila en éclairent la portée théorique et historique. Journaliste et critique, passé par Le Monde puis par Réalités, mais aussi historien de l'art et éditeur, Jean Clay fut animé par une constante volonté esthétique et politique de "? multiplier les instruments de l'expression ? ", autrement dit d'inventer matériellement ses propres modes d'expression. Ainsi ses écrits sur l'art rassemblés ici sont-ils indissociables des deux grandes aventures éditoriales qu'il a initiées, avec la revue Robho de 1967 à 1971, puis avec la revue Macula de 1976 à 1979. Fidèle à cette histoire, Atopiques se divise en deux grandes parties. La première donne à lire ses écrits des années Robho, alors qu'il anime cette revue fondée avec le poète Julien Blaine, qui visait à mettre en crise les institutions sociales et politiques, notamment littéraires et muséales. Tandis que la seconde partie donne à lire ses écrits des années Macula, durant lesquelles il se consacré, avec l'historien de l'art Yve-Alain Bois, à cette nouvelle revue qui visait quant à elle plus particulièrement à mettre en crise l'institution du tableau lui-même, du tableau comme forme cristallisant divers enjeux esthétiques et politiques. Dans un entretien avec Thierry Davila et Valérie Mavridorakis, Jean Clay raconte entre autre la création de la revue Macula et des éditions du même nom, dans une atmosphère "? surexcitante intellectuellement ? ", celle des années 1970 et 1980, époque où essaimaient les pensées de Walter Benjamin, que l'on découvrait dans les traductions de Jean Lacoste, de Michel Foucault, Jacques Derrida, Tzvetan Todorov, Roland Barthes, Hubert Damisch, Georges Didi-Huberman, ou Rosalind Krauss... Se remémorant son parcours, Jean Clay évoque le jour où Yve-Alain Bois l'invita à boire une bière chez Michel Foucault, ou encore le jour où, écoutant Georges-Didi Huberman parler de sa thèse sur l'iconographie photographique de la Salpêtrière dans le séminaire d'Hubert Damisch à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, il eut l'idée d'en faire un livre. Dans les écrits qu'il consacre à l'art qu'il aime - "? l'art optique, l'art du mouvement, l'art-événement, l'art-environnement, l'art-invisible, l'art-multiple, l'art-collectif ? " - il use, comme le note Thierry Davila, de "? tout un vocabulaire renouvelé, enrichi, travaillé et étendu de la description ? ", qui sert "? une observation minutieuse et aiguë des singularités concrètes oeuvrantes ? ". Ces singularités, vers lesquelles Jean Clay aiguille notre attention, ce sont les artistes Josef Albers, Martin Barré, Lygia Clark, Hans Haacke, Richard Paul Lohse, Edouard Manet, Rafael Martinez, Jackson Pollock, Robert Ryman, Jesús-Rafael Soto, Takis ou Georges Vantongerloo.
C'est un sacré coup de poker que d'arriver dans une famille que l'on ne connaît pas. Philippe Clay a tiré une quinte flush en débarquant chez les Mathevet ! Un père colosse de 140 kilos, bougon au cœur d'or ; deux sœurs aînées, Germaine et Madeleine, qui s'en donnent à cœur joie avec ce poupon inespéré ; et Mérotte - petite mère délicieux papillon imprévisible, courageuse et enthousiaste, qui refuse de se laisser abattre par l'adversité. Pour faire vivre sa famille, elle s'improvise pédicure, transformant la cuisine en cabinet de soins, puis se reconvertit en plumassière, envahissant la maison de petites plumes volant dans les courants d'air avant de finir en charmants chapeaux rétro. Avec une infinie tendresse et un brin de nostalgie, Philippe Clay fait revivre son univers familial souvent cocasse, orchestré par une Mérotte originale et attachante, que l'on n'est pas près d'oublier.
Résumé : Menthe est une adolescente rebelle et atypique, passionnée d'histoire, de nature et d'animaux. Son peuple, celui des Michiki, a pour mission de protéger les terriens. Pour cela, trois Lois sacrées doivent être respectées. Mais à la suite d'événements étranges, certaines valeurs du monde Michiki vont être remises en cause et pousseront Menthe à réaliser un rêve interdit : celui d'explorer la Terre, ou l'Earthki dans le langage Michiki. Trouvera-t-elle ce qu'elle est venue chercher sur Terre et parviendra-t-elle à résoudre les mystères qui affectent son monde ? Quel sera le prix à payer pour tant de témérité ?
Clay Jill ; Doughty Sarah ; Mooncie Vanessa ; Grun
Adonnez-vous à l'art éblouissant du sashiko grâce à ce guide complet, qui regorge d'idées créatives. 20 projets superbes comprenant notamment des broches, des cartes de voeux, un livre relié, une housse de couette et ses oreillers assortis, un rideau de porte et un panneau mural. Inspirez-vous de la galerie de gabarits et motifs, qui offre une très belle gamme de dessins traditionnels de sashiko, pour créer des broderies et ouvrages uniques.
A partir d'un postulat largement admis selon lequel l'arbitre a mission de juger mais l'exerce en vertu d'un contrat, ou d'un ensemble de contrats, l'auteur s'attache au statut de l'arbitre. Il était bon de réaffirmer que la mission de l'arbitre est de juger à l'heure où se multiplient les modes alternatifs de règlement des conflits. Là où l'arbitre tranche un litige, le médiateur ou le conciliateur tente de rapprocher les parties et les régimes qui en découlent ne doivent pas être confondus. Autant la processualisation de la voie amiable ne s'impose pas, réaffirmer le caractère juridictionnel de l'arbitre et en tirer toutes les conclusions s'impose naturellement. Au terme de ces développements, l'auteur s'intéresse au régime juridique et aux éléments du " contrat d'arbitre " qu'il justifie par préférence à " contrat d'arbitrage " ou " contrat d'investiture ".
Résumé : C'est ainsi que j'érige les idoles polymères, chimie sophistiquée de l'être au monde. Elles me parlent comme je leur parle, une harangue de sourds-muets dans le silence peuplé du rien à dire. Que font-elles ? Elles gesticulent. Elles gesticulent pourquoi dire, pourquoi faire, je ne le sais pas, pour rien. Et pourtant ce rien dit quelque chose. Il a pris corps pour tout dire du rien à dire après tout très loquace. OEuvre atypique que celle Jean Claus - non seulement du fait de l'ancrage régional de l'artiste, qui tient résolument son Journal d'un Vosges-trotter, mais aussi et surtout de l'inspiration baroque de sa peinture et de sa statuaire. Tableaux de couples nus s'égayant dans des cieux pastel, sculptures de corps androgynes en suspension acrobatique, monuments copulatifs, oratoires, reliquaires, autels domestiques, vaisseliers... : autant dire que la visite de son atelier - ou de son "garde-meubles", selon le mot de l'artiste - vaut pour une exploration de l'inclassable. Et que, face à l'irrésistible légèreté de cet art, qui balance entre l'anachronisme riant de ses sujets et l'ironique modernité de ses matériaux, c'est le spectateur, pour finir, qui ne sait plus sur quel pied danser.
Imaginons un homme, chez lui, que son désoeuvrement enchante un moment, puis ennuie. Il se lève, il pense un peu, il voudrait faire quelque chose, mais quoi, il ne sait pas encore. Sortir, non, il y a trop d'agitation dehors, ou alors il fait trop froid. C'est qu'il fait bon à l'intérieur, même si rien ne se passe. Le spectacle, c'est au-dehors qu'il faudrait aller le chercher, mais l'envie n'est pas là. Le mur protège l'intimité du tumulte extérieur ; la porte, ouverte, en violerait la douceur. Non, l'idéal serait de rester sans rester ; d'être là, sans y être. A la fois dedans et dehors. Pour cela notre homme a à sa disposition une bibliothèque, où il va trouver de quoi entendre parler du monde, quelques tableaux aussi, qu'il a choisis avec goût, avec science, devant lesquels rêver un moment ; et ces livres, ces tableaux lui offrent des paysages qu'il n'a pas en cet instant sous les yeux. Peut-être que tout cela le lasse. Pour être là sans y être il a, aussi, des fenêtres. La porte, elle, comme ouverture, permet au corps entier de franchir le seuil, mais ce n'est pas de cela qu'il veut. La fenêtre, donc, parce qu'elle offre du monde un pur spectacle, un spectacle auquel les sens seuls sont conviés, et la vue la première, c'est d'elle qu'il a besoin. Etonnant théâtre du monde que celui sur lequel ouvre la fenêtre. Du réel, elle décide de tout cacher ou de tout dévoiler, selon qu'elle veuille jouer de la clôture ou de l'ouverture. Mieux qu'un objet, la fenêtre devient alors une forme, un mode d'être, une façon de voir : un langage. Si les yeux, comme on a coutume de dire, sont les fenêtres de l'âme, quel peintre, quel écrivain, n'en aurait pas fait sa matière ? C'est à cet art de la fenêtre, un art merveilleux, troublant, que du Graal à Rilke, de Shakespeare à Proust, de Goethe à Mallarmé ou encore de Cervantès à Flaubert, mais aussi de Vermeer à Bonnard, de Friedrich à Matisse, de Bruegel à Chirico ou de Van Eyck à Balthus, au long d'un double parcours littéraire et pictural, le texte de Pascal Dethurens veut donner toute sa plénitude et tout son sens.
Il y a dans les photographies de Jean-Jacques Gonzales une double postulation qui les rend très belles, qui intrigue cependant et qui au premier abord peut sembler contradictoire, mais qu'on sent qui leur donne une intensité si intérieure qu'elle appelle leur spectateur à vouloir en élucider les raisons. D'une part, voici le monde, sa prodigieuse apparition, sa substantialité parfaite : des terres, des buissonnements d'arbres, de grands ciels, il semble que le photographe n'aime d'emblée rien tant que ce qui est, qui semble absolu tant il est puissant . Mais d'autre part, c'est étrange, tout ici ou presque est comme voilé, lointain, comme suspendu dans une incertitude analogue à celle qui vient des rêves, et de surcroît des événements perturbants s'annoncent, qui ne se produisent pas mais qui inquiètent. Une tension est à l'oeuvre dans ces images, et Jean-Jacques Gonzales est un témoin divisé : s'il adhère à ce monde, s'il en approuve immédiatement la vie, les essences et la force, cependant un voile, ou une distance ou une tache noire dans l'esprit l'en sépare aussi. Or cette tension se marque dans l'art particulier, double lui aussi, qui est ici conduit. D'abord le photographe accueille ce qui est, fait droit spontanément aux phénomènes : c'est avec fraîcheur, et à l'improviste, qu'il s'est arrêté, requis. Mais ensuite, à cet art premier de l'étonnement, de la perception naïve et disponible, s'en ajoute un autre tout contraire, qui vient après la prise de vue et qui s'exerce non plus sur le motif mais au laboratoire, un autre art alors second, très appliqué celui-ci, conscient de ses moyens autant que patient, qui est l'art de travailler le tirage pour en transformer le rendu et conduire celui-ci à son image finale. Les deux postulations affectives de Jean-Jacques Gonzales s'expriment chacune en l'un des deux moments de son double ouvrage photographique : l'adhésion au monde coïncide avec l'instant premier de la prise de vue, le retrait ou le voilement du monde correspond au second temps du travail des retouches.
Et pour moi-même, quand donc m'est venu ce désir de plonger dans le visible ? Tard, il me semble. Comme si des écailles m'avaient longuement pesé sur les yeux. Enfant, ce sont d'abord les mots qui m'occupent, un écran de mots. Trop d'imaginaire, pas assez de vision, l'un toujours superposé à l'autre, l'oblitérant dans la contemplation des images. Inévitable, nécessaire même, mais pour revenir en arrière, c'est un long chemin... Essai d'un homme de la lettre converti à l'image, Le désir de voir retrace une initiation au regard pictural. Intitulées "Voir dans le noir", "L'instant de voir", "Voir en rêve" et "Manières de voir", les étapes de cet essai discrètement autobiographique donnent lieu à l'exploration de plusieurs modes de vision, découverts au croisement d'expériences personnelles, d'expérimentations artistiques, de lectures et de contemplations. Entamé sous les auspices de Michaux et de ses peintures-idéogrammes, poursuivi dans le compagnonnage des dessins signes ou schèmes d'Alexandre Hollan, élargi au contact — entre autres — des encres de Joan Barbarà, des monotypes de Degas, de l'"outre-noir" de Pierre Soulages et des "protographies" d'Oscar Munoz, ce parcours est désirant et raisonné. Confessant son statut initial d'étranger dans le royaume des images, et soupçonnant ses affinités picturales d'être entachées du signe de l'écrit, Laurent Jenny convertit cette nécessité en haute vertu, dans des analyses dont sont seuls capables un regard consciencieux et une parole consciente des limites de son pouvoir : "Ecoute-voir", dit le langage familier "Regarde-dire" me semble aussi un bon chemin. Essayons... Et son parcours fructueux de devenir ainsi celui de son lecteur.