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Dans le silence de l'Etat. Comment l'impuissance publique livre la société à elle-même
Clavreul Gilles
L'OBSERVATOIRE
21,00 €
Épuisé
EAN :9791032918531
Une puissance publique sans cap ni organisation, toujours plus coûteuse et pourtant à court de moyens ; des passions identitaires qui remplissent le vide laissé par le renoncement de l'Etat ; le retour en grâce des solutions autoritaires : voilà à quoi nous ont menés les élites politico-administratives qui, gagnées à la croyance mondiale nouvelle en une "gouvernance" impersonnelle et abstraite, ont cessé de croire que l'Etat était, littéralement, l'instituteur de la société. Or quand l'Etat renonce à être le garant de la communauté politique, c'est l'unité du pays qui s'affaisse, sa raison d'être qui s'efface. Pour Gilles Clavreul, des solutions existent. Redonner des moyens décents à des services publics paupérisés devra se faire dans un cadre financier contraint. Conforter l'autorité de l'Etat, réaffirmer la centralité du pacte laïque n'iront pas non plus sans contrarier l'air du temps, tout comme exiger de l'élite qu'elle se comporte à nouveau en servante dévouée d'une cause plus grande qu'elle. Il faut pourtant faire tout cela, et plus encore. L'Etat n'est pas LA solution, l'étatisme encore moins. Mais il n'y a pas de chemin politique qui ne renoue avec cette histoire qui nous a faits. Les individus, pour se penser ensemble dans une société libre, ont besoin de l'Etat comme opérateur du commun.
Résumé : Découpez et assemblez des formes simples. Brodez des motifs raffinés. Réalisez plus de 30 modèles originaux de broches, colliers et boucles d'oreilles, pour des parures textiles élégantes.
Les pages que nous allons lire témoignent de ce qui fut le souci majeur de Jean Clavreul: redonner au mouvement psychanalytique sa première fraîcheur. Non pas en supprimant toute institutionnalisation, mais en dénonçant ce que l'institutionnalisation de la psychanalyse, telle qu'elle eut lieu en 1925-1926, a comporté d'assimilation irréfléchie, voire aberrante, entre la façon dont on devient analyste {... } et les modes de formation selon lesquels chacun prend sa place dans l'ordre social. {...} Mais rien ne permet mieux de mesurer la distance qui sépare la dite formation de l'analyste de toute formation sociale, scolaire ou universitaire, que les réflexions de Jean Clavreul au sujet du contrôle. Aussi n'y a-t-il rien d'étonnant à le voir consacrer à la question de la place tant d'une société psychanalytique que de l'analyste dans la société tout court, des pages qui à mon avis n'ont pas reçu jusqu'à présent toute l'attention qu'elles méritent.
Harnaché d'une charrette à bras, j'ai cheminé de bourg en bourg et cueilli ma pitance tout le long du voyage". C'est ainsi que Vianney Clavreul résume son périple. De la Picardie jusqu'au sud de Porto, au Portugal, il a parcouru 2 600 kilomètres en six mois en se nourrissant presque exclusivement du fruit de sa glane. Avec son récit de voyage en toile de fond, Vianney Clavreul prodigue moult conseils pour s'initier à la vie buissonnière : s'équiper, s'orienter, se nourrir sans s'empoisonner... A travers des fiches abordant l'identification, la période de cueillette, la consommation, etc. , il nous invite à (re)découvrir 75 espèces communes (Herbacées, arbres, champignons, coquillages...). Une vingtaine de recettes du chef Jean-Marie Dumaine complètent l'ouvrage. Ce guide délicatement illustré comblera toutes celles et ceux qui veulent vivre une expérience hors du commun avec la nature et, pourquoi pas, changer leur mode de vie.
Résumé : La médecine est fascinée par son efficacité sur ce qu'elle constitue comme son objet : la maladie. Elle n'est pas moins fascinante par son efficience sur ce qu'elle destitue : l'homme comme sujet du désir. Vestale du désir insatisfait, l'hystérique n'a cessé de provoquer le médecin jusque dans ses temples, de l'Asclépiade de Cos à l'hôpital de la Salpètrière. C'est de l'échec du savoir médical ainsi constaté, que Freud a tiré la leçon : on ne fait pas la loi au désir, c'est le désir qui est la loi. A partir de l'enseignement de Lacan, le discours médical apparaît dans la permanence de sa structure, que masque le " progrès " ambigu de son pouvoir. L'apport du discours psychanalytique - dont on ne saurait s'étonner qu'il soit nul pour l'épistémologie médicale - ne peut consister à soutenir, combattre, ou infléchir le discours médical. Il est de constituer une clinique psychanalytique autonome, où il rencontre le réel.
Les "événements de Mai" à Paris, l'Armée rouge à Prague, la Convention démocrate de Chicago... l'année 1968 s'est achevée sur une série de fiascos monumentaux. 1969, année gueule de bois, est le point d'orgue d'une décennie de ruptures radicales et d'expériences sans filet. Nixon arrive à la Maison Blanche avec un "plan pour le Vietnam" et de Gaulle rentre à Colombey. Jan Palach se suicide par le feu place Venceslas et une purge antisémite décime le PC polonais. Grâce à leurs ordinateurs, les Américains posent des hommes sur la Lune. Les Beatles se séparent et la nation hippie vit son dernier grand rassemblement, à Woodstock. Charles Manson, qui se prend pour l'Antéchrist, assassine Sharon Tate, enceinte. A Milan, l'attentat de la Piazza Fontana lance les "années de plomb" italiennes. Musique et drogues psychédéliques, anti-westerns mélancoliques, érotisme échevelé, groupuscules, communautés... Les sixties projettent leur ultime feu d'artifice, qui retombe en cendres : rage et désillusion mêlées. Passant en revue les principaux événements politiques et culturels de cette année décisive, Brice Couturier interroge le "mauvais chemin" que nous continuons de fouler. Des groupuscules extrémistes qui préfigurent le terrorisme moderne aux "catastrophes intellectuelles " que sont le radicalisme des élites, le relativisme culturel des intellectuels et la politique des identités qui fait perdre la gauche... tout remonte à 1969.
Certaines affaires disparaissent aussi vite qu'elles ont surgi dans l'actualité, d'autres font vaciller les fondements de la République et deviennent des scandales d'Etat. Dix de ces affaires sont racontées dans ce livre : "Markovic", ou comment la femme d'un futur président a été odieusement salie ; "Boulin", ou comment une opération immobilière s'est scellée par la mort mystérieuse d'un ministre ; "les diamants de Bokassa", quand un cadeau empoisonné contribue à la défaite de Giscard ; "Clearstream", ou l'incroyable histoire d'une haine sans merci. Entre intrigues, corruption, et ambition, ces affaires révèlent qu'en politique, tous les coups sont permis : manipulation, complot, trahison. Et dans la course effrénée au pouvoir, rien ni personne n'est épargné. Mais au-delà de ce terrible spectacle politique et des machinations ; plus grave encore que les carrières ruinées, les honneurs souillés et les vies brisées, c'est l'idéal républicain qui est atteint en plein coeur et peu à peu abîmé.
Résumé : "La Chine n'est plus communiste" : la rumeur s'est répandue, comme une évidence. Mais ne serait-ce pas le plus grand malentendu de notre époque ? Malgré l'ouverture économique de 1978, les mesures d'internationalisation des entreprises d'Etat, l'établissement de relations diplomatiques avec les puissances occidentales, la Chine demeure fidèle à ses racines rouges. "Le communisme est un idéal vers lequel nous devons tous tendre" affirment aujourd'hui encore les cadres du Parti. Renforcé par l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013, le Parti communiste chinois s'infiltre au quotidien dans toutes les strates de la société : politique et économique, bien sûr, mais aussi culturelle, artistique, éducative, sociale ou religieuse, et ambitionne d'étendre cette influence à l'international. Il fallait bien sept années d'observation et plus de 400 entretiens menés par Alice Ekman auprès de hauts cadres du Parti et fonctionnaires, diplomates, représentants d'entreprises, chercheurs et étudiants pour parvenir à comprendre la Chine contemporaine, son fonctionnement, ses évolutions récentes et sa stratégie de puissance, dans un contexte périlleux de tensions avec les Etats-Unis et de rapprochement avec la Russie. Car, alors que l'idéal libéral est de plus en plus contesté, la Chine cherche désormais à s'imposer comme une puissance de référence, une "solution" pour le monde, selon les propres mots de Xi Jinping, pour un jour parvenir à la "disparition ultime du capitalisme et la victoire finale du socialisme".
Pourquoi le management vire-t-il souvent à la tragi-comédie ? Pourquoi les entreprises s'évertuent-elles à bâtir des organisations qui font fuir les meilleurs alors que leur principal objectif devrait être d'attirer les talents ? Comment remédier concrètement à ces dysfonctionnements insensés, sources de burn-out, bore-out et autres brown-out ? Pour la philosophe et l'économiste, défenseurs acharnés de la libre-entreprise, il est urgent de laisser les salariés exprimer librement leur intelligence critique et redonner du sens à leur travail. Ce n'est pas avec des babyfoots, des formations ludiques, des documents PowerPoint à n'en plus finir ou des Chief Happiness Officers que l'entreprise de demain sera le lieu de l'innovation, de la performance et du progrès !