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Il est tout de même permis d'être heureux. Lettres familiales 1967-1969
Claverie Pierre ; Gustavson Eric ; Perennès Jean-J
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204070805
Né en Algérie, en 1938, de parents pieds-noirs établis depuis plusieurs générations, Pierre Claverie quitte son pays natal à l'âge de dix-neuf ans pour entreprendre des études universitaires en France. Dix ans plus tard, après être devenu religieux dominicain, il rentre en Algérie, se lance avec enthousiasme dans la découverte de la société algérienne et devient progressivement cet " homme des deux rives ", capable de goûter et de faire aimer la saveur des différences. Lorsque, à partir de 1990, l'Algérie est confrontée à la violence, Pierre Claverie, nommé évêque d'Oran en 1981, s'engage à fond dans le combat pour une Algérie fraternelle et ouverte. Il est assassiné le 1er août 1996, comme le furent beaucoup d'autres Algériens, connus ou anonymes, ainsi que plus d'une vingtaine de religieuses et religieux. À partir de 1957, quand Pierre Claverie part pour la France, les quatre membres de la famille (le père, la mère, Pierre et sa sœur Anne-Marie) s'écrivent : une lettre par semaine et cela pendant quarante ans ! Le premier volume de cette correspondance - unique, puisque nous disposons, au moins pour une période de quelques années, de toutes les lettres qu'ils se sont échangées - commence en 1967, lorsque Pierre rejoint l'Algérie où va se dérouler toute sa vie d'homme et de religieux, jusqu'à sa mort. Offrant un mélange subtil de principes bien affirmés et de liberté intérieure, de sérieux et d'humour, la cellule familiale a pour âme Etienne Claverie, le père, qui a une verve de conteur et un grand bonheur des formules. Nous avons là un document exceptionnel et rare, non pas seulement à cause de la personnalité d'un des protagonistes, du lieu où il vivait et où il s'est impliqué comme religieux puis comme évêque, mais aussi par l'originalité et par les qualités littéraires de cette correspondance familiale.
Ce texte est destiné aux chrétiens et aux chrétiennes ayant déjà une formation de base, mais surtout confrontés aux questions et aux interpellations d'un environnement musulman.
Sous la forme assez étonnante de " mémoires ", Pierre Claverie, évêque d'Oran, assassiné le 1er août 1996, nous offre dans cet ouvrage le très riche récit d'une expérience humaine et spirituelle. Le religieux qui présente ce récit est dit anonyme, car on ne sait pas qui il est : c'est vous, c'est moi, c'est chacun, précise Pierre Claverie. Il est dit anonyme également, car sa démarche va l'amener à découvrir son vrai nom, son nom intime, celui que seul Dieu connaît, et ainsi à se libérer de la prison de son propre regard et du regard des autres sur soi... Après avoir abordé la grâce du baptême et le mouvement de conversion qu'il suscite, l'auteur traite du courage de croire, de l'ouverture de l'espérance et de la force d'aimer, avant d'inviter le lecteur à se tourner vers la source de son être. Avec humour et finesse, Pierre Claverie montre que ce chemin de liberté spirituelle s'appuie sur trois éléments liés les uns aux autres : un ferme propos de suivre Jésus-Christ, la reconstruction de sa vie intérieure, mais aussi la redécouverte en soi des traces de l'enfance. Un grand livre dans la ligne des deux précédents, Donner sa vie. Six jours de retraite sur l'Eucharistie (éd. du Cerf, 2003) et Petit traité de la rencontre et du dialogue (éd. du Cerf, 2004).
La rencontre et le dialogue ont profondément marqué la personnalité et l'existence de Pierre Claverie, évêque d'Oran, assassiné en 1996: il a ?uvré sans cesse pour mettre en relation les personnes les plus diverses et il s'est lui-même beaucoup investi dans la découverte des autres. Les remarques simples et pleines de bon sens qu'il nous offre dans cet ouvrage permettent de réfléchir aux divers facteurs qui conduisent aux succès ou aux échecs des relations. Ainsi, après avoir évoqué les figures d'Abraham, de Moïse et de Marie dans le christianisme et l'islam, il médite sur un certain nombre de rencontres, réussies ou non, de Jésus, ainsi que sur ses rapports avec les autres et avec le Père. L'auteur considère le texte des Béatitudes comme la loi de la rencontre, dont la foi, la prière, la vie ecclésiale et la vie religieuse sont comme autant de mises en ?uvre pratiques. Pour lui, la différence de l'approche de Dieu dans les traditions musulmane et chrétienne révèle leurs richesses respectives (de nombreux textes de mystiques musulmans sont cités) mais aussi l'originalité du christianisme, le caractère à la fois extraordinaire et scandaleux du message chrétien. Cette retraite, prêchée une douzaine de fois entre 1985 et 1995 à des publics différents, est une invitation chaleureuse à faire le point sur nos manières d'être avec Dieu et avec les autres, car la rencontre et le dialogue sont pour nous des défis permanents dans nos communautés humaines: vie familiale, vie professionnelle, vie religieuse, vie ecclésiale... Elle se situe dans la continuité de la retraite sur l'Eucharistie publiée, en 2003, aux Éditions du Cerf, sous le titre Donner sa vie.
Ce quatrième volume de la correspondance de Pierre Claverie revient à l'époque des premiers pas : premiers pas en métropole, premiers pas dans la vie religieuse. Grâce à ses lettres, nous l'accompagnons au long de son année universitaire à Grenoble, pendant son noviciat à Lille et sa première année d'études au Saulchoir. Période déterminante pour lui, fondatrice. En novembre 1957, Pierre Claverie quitte son Algérie natale pour étudier en France. Qui aurait pu deviner alors le rôle majeur qu'il jouerait dans la vie de l'Eglise d'Algérie ? Ce quatrième tome de sa correspondance familiale nous plonge dans les premières années d'un destin hors du commun. Arrivé à Grenoble, le jeune homme consciencieux s'applique au travail académique. En même temps, il se lance avec passion dans la défense de la cause de l'Algérie française. Sa vision de l'Algérie va se transformer, par la suite, de manière inattendue. Ses lettres en témoignent : Pierre Claverie nourrit depuis longtemps le désir de devenir prêtre. Sa correspondance familiale, fidèle et régulière, nous permet de suivre son itinéraire sur près de quarante ans et de voir sa famille faire chemin avec lui. La cellule familiale offre un mélange subtil de principes bien affirmés et de liberté intérieure, de sérieux et d'humour. Elle a pour âme Etienne Claverie, le père, qui a une verve de conteur et un grand bonheur des formules. Voici un document rare et précieux : non seulement en raison de la personnalité de Pierre Claverie, du lieu où il vivait et où il s'est impliqué comme religieux puis comme évêque, mais aussi par l'originalité et les qualités littéraires de cette correspondance familiale.
On oublie vite. Est-ce que déjà ne s'efface pas, en moi, la trace de ces jours-là ?J'écrivais, sur mon lit, de petites notes. Ça me venait comme ça, comme une parole qui m'était dite en même temps que je la disais. C'était une parole de consolation. Peut-être touche-t-elle, en moi, en chacun, à des choses trop proches pour qu'on ait envie de discourir dessus. Pudeur oblige.Il ne reste qu'à dire simplement, sans rien ôter ni ajouter, sans réfléchir ni arranger.En peu de mots.Maurice Bellet (1923-2018) est l'auteur d'ouvrages bien connus qui ont contribué à renouveler le vocabulaire et la méthode de l'interrogation chrétienne : Le Dieu pervers, La Peur ou la foi, Naissance de Dieu. Il est également l'auteur de petits traités sur l'expérience chrétienne, comme La Force de vivre, La Voie et enfin L'Épreuve, écrit sur un lit d'hôpital.Notes Biographiques : Prêtre du Diocèse de Bourges (ordonné en 1949). Enseigne à l'Institut catholique de Paris (en 1990).
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
Pour la prostituée qui était Marie Madeleine, la libération sexuelle c'était de ne plus coucher. En 1001 paradoxes dont il est le maître, Timothy Radcliffe nous aide à libérer la liberté des modes et des diktats. Un livre pour, enfin, apprendre à être soi sans peur et sans reproche. Comment être chrétien dans le monde tel qu'il va ? Comment comprendre, aujourd'hui, les apparents paradoxes éternels de la foi chrétienne ? Révolution des moeurs et des techniques, drames et injustices de la globalisation, vertiges de la postmodernité : que de thèmes habités par l'attente d'un message d'amour ! Timothy Radcliffe sillonne le monde pour enseigner et prêcher une parole résolument contemporaine, dans la fidélité à la vraie tradition de l'Eglise. A la lumière de l'actualité et de sa propre expérience, cette Eglise redevient un foyer de lumière et de chaleur. Par son humour, son sens de la formule, son expérience personnelle, par sa confrontation perpétuelle avec le prochain, Radcliffe répond à nos craintes et nous offre ici un magnifique éloge de la liberté.
Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Evangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel. Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives. Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac. Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.