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La géographie au temps de la chute des murs. Essais et études
Claval Paul
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782738418944
Les repères d'hier s'effacent, la révolution des transports, des télécommunications et de l'informatisation rapetisse le monde, le rend plus transparent et sonne le glas des systèmes que les rideaux de fer devaient protéger. Les mass médias imposent sur toute la planète la même culture de consommation. Face à cet élargissement et à cette banalisation des horizons de vie, les hommes ont le sentiment de perdre leur identité. Le besoin de stabilité s'affirme, une quête d'enracinement accompagne la ruine des philosophies de l'histoire. La montée des fondamentalismes et des nationalismes traduit le désir de rendre à des sociétés déboussolées les valeurs qui leur manquent. Les nouveaux aspects des distributions culturelles, économiques et politiques et les traits émergeant de l'organisation régionale du monde sont ainsi éclairés. La géographie d'aujourd'hui sort d'un effort d'approfondissement qui dure depuis une génération. C'est en puisant dans l'arsenal des démarches classiques et en mettant en oeuvre des techniques nouvelles qu'elle arrive à faire comprendre les mutations du monde.
Résumé : La géographie est née de la volonté de donner une base scientifique aux savoir-faire, pratiques et savoirs empiriques qui ont transformé notre planète en une " Terre des Hommes ". Cette construction, commencée il y a vingt-cinq siècles. a été progressive. Les connaissances géométriques relatives à la forme de la terre et à l'orientation sont acquises dès l'Antiquité grecque. A partir de la fin du XVIIIe siècle, les sciences de la nature et les sciences de l'homme viennent formuler de manière rationnelle la perception des milieux et de l'organisation spatiale des groupes. Au début du XXe siècle, la géographie devient une science du paysage, appuyée sur un regard contrôlé qui permet d'offrir une image objective du monde, d'en analyser les composantes, d'y discerner des structures et des processus. Mais ce n'est que récemment que le regard de l'autre, son expérience des milieux et de l'espace sont pris en compte dans la pensée géographique. De la Terre aux Hommes offre 'une réflexion sur ce " tournant culturel " de la discipline. Devenu critique, rompant avec les conventions qui limitaient ses investigations, le géographe vient éclairer d'un jour nouveau un monde où la culture joue un rôle fondamental.
S'orienter, localiser, représenter et régionaliser les phénomènes observés : autant de démarches simples de la vie de tous les jours qui sont à l'origine de la géographie. Comme toute discipline scientifique, la géographie classe les phénomènes. Mais elle se démarque en tenant compte d'une condition particulière : les phénomènes observés doivent être contigus pour appartenir à une même catégorie. Le présent ouvrage s'attache à l'analyse des pratiques scientifiques des géographes. Il explore des savoir-faire sans chercher à établir des prescriptions universelles. Car le travail du géographe naît de la permanente confrontation de deux exigences : d'une part considérer l'espace, les relations au sein de chaque milieu et le rôle des distances dans la vie collective ; d'autre part mettre en oeuvre, dans ce contexte spatial, les instruments et les catégories imaginés par les autres disciplines pour explorer leur champ propre. L'épistémologie de la géographie distingue ainsi : les logiques qui furent mobilisées dans la construction des savoirs populaires et des géographies appliquées, et à la fois dans l'évolution des géographies scientifiques ; les débats épistémologiques depuis la fin du XIXe siècle, nés à la fois des difficultés rencontrées par les géographes et d'interrogations venues de l'extérieur ; le contexte dans lequel s'élaborent les questions adressées aux géographes, en fonction des conceptions de la connaissance nées de la philosophie, de la physique, de l'histoire naturelle et des sciences sociales ; les cadres mentaux forgés pour rendre compte de l'organisation politique du inonde et raconter la géohistoire de la civilisation, pour répondre aux grandes idéologies qui guident l'action des hommes depuis la Renaissance.Paul Claval, professeur émérite de l'université de Paris 4 Sorbonne, a enseigné l'histoire de la pensée géographique, la géographie économique, la géographie culturelle et la logique des systèmes territoriaux.
L'évolution de la géographie reflète les grands débats intellectuels qui animent la scène occidentale; elle répond également à la demande sociale, à celle des gouvernants en particulier: elle prospère là où se développent des bureaucraties, lorsqu'un empire s'étend ou lorsque la découverte d'un monde franchit une étape. L'histoire de la géographie ne s'éclaire vraiment que lorsqu'on prend en compte à la fois le contexte intellectuel et l'arrière-plan politique et administratif qui caractérisent chaque époque.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.