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Gravure de peintre
Clauzel Jacques
FATA MORGANA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782851949158
Morsure de la pointe sèche, volupté de l'aquatinte, tension du trait que procure l'eau forte, faux carborundum, martelage au tournevis : autant de gestes et techniques qui offrentà Jacques Clauzel ses espaces de liberté. Grand logiste au Prix de Rome, il travaille dans ses débuts sur de grands papiers découpés avant d'abandonner la peinture pour se consacrer à la photographie. De retour en France après un long séjour en Afrique il décide de tout reprendre à zéro et revient à la peinture par le biais de nombreux dessins automatiques, il rompt avec ce qu'il sait et choisit d'utiliser le papier kraft, qu'il plie, froisse, empile. L'expérimentation de toutes sortes de techniques lui permettent de revenir sans cesse à un questionnement fondamental du trait ; ce trait plus ancien que le dessin qui ramène à l'activité la plus archaïque...
Résumé : "Mes idées sur le théâtre" ... ce titre est presque de Claudel. Il dit bien surtout ce que sont ces textes : projets, suggestions, propositions toutes personnelles... Dramaturge, Claudel n'est jamais resté indifférent à la réalisation de ses oeuvres : il aimait à intervenir et, non sans irriter parfois ses metteurs en scène, prodiguait conseils et indications. Il s'intéressait aux problèmes techniques, inventait des mises en scène, imaginait des expériences dans les domaines de la diction, de la musique, du geste... Il en rêva quelques-unes, en réalisa d'autres. N'a-t-il pas écrit des ballets, des mimodrames, et, après Le Soulier de satin, libéré d'une certaine manière de son oeuvre dramatique, ces pièces dont chacune est une "expérience" : Le Livre de Christophe Colomb, Jeanne au bûcher, Le Festin de la Sagesse... ? Il eût souhaité un "spectacle total" , dans lequel la danse, la musique, le cinéma... auraient soutenu le poème. De sa correspondance, d'articles, de conférences... , il était aisé de composer un ensemble de textes ; choisis et présentés par Jacques Petit et jean-Pierre Kempf, ils sont groupés suivant un ordre chronologique qui souligne les goûts et les curiosités de Claudel. C'est bien un homme de théâtre qui y apparaît, ou plutôt un poète rêvant sur les possibilités du théâtre.
Claudel Paul ; Nantet Renée ; Petit Jacques ; Clau
Les psaumes, ça n'est pas fait pour dormir dans des vieux livres poussiéreux, ni pour être ânonné ou roucoulé sur des airs qui manquent d'air, de beauté, de culot. C'est fait pour vivre aujourd'hui, louer, crier, pleurer, prier, danser ce qui fait le fond et l'arrière-fond de notre présent avec toute la panoplie des douleurs, espoirs, tristesses, joies. Plutôt que de les retraduire, Paul Claudel a voulu les répondre comme l'écho, en les recréant en toute liberté dans cette langue charnelle, baroque, bruissante qui fait son génie. Le résultat est explosif.
Grison Jacques - Claudel Philippe - Durup de Balei
Tel un archéologue, un sourcier, Jacques Grison part en quête de la mémoire vive de Verdun. Muni de son appareil photographique, 30 000 jours après la grande bataille qui rendit ce lieu mémorable, il guette les indices d'une histoire encore terriblement présente pour qui connaît comme lui, les mystères de ces terres de Meuse. Avec Philippe Claudel, il s'interroge: "Combioen de temps faut-il à la terre pour effacer la guerre?". Jacques Grison est un enfant du pays, petit-fils de deux anciens poilus. Il porte un autre regard sur ces lieux célèbres, mais dévoile aussi des espaces interdits à la visite, saisissants car restés en l'état. Chaque photographie est commentée par l'historien et géographe Airy Durup de Baleine et Suzanne-Maurice Genevoix, en postface, évoque son époux, qui témoigna sa vie durant des épreuves subies pendant les années de guerre.
Capitale de la douleur, capitale de la merveille et de la grâce. Grâce non religieuse, mais cependant divine ? : d'un seul coup, je comprenais brutalement que le divin habitait parmi nous, que les mots autant que les monts du Liban, qui coiffaient ma rencontre adolescente avec Bounoure d'un peu d'éternité de neige, que les mots et les monts nous étaient une demeure, que le sacre était notre quotidien. La brûlure de cette gi ? e ne m'a pas quitté depuis lors et, de temps en temps, il m'arrive de toucher distraitement ma joue ? : Bounoure est mort, je vais bientôt mourir, mais sa ? èvre, la contagion de sa ? èvre est toujours là et je sais que jusqu'en ma dernière minute j'aurai vécu, dans le sillage de Bounoure, audacieusement, modestement, selon le grand exemple qu'il m'a laissé, au seuil du feu. " Dissimulée sous le transparent pseudonyme de Soliman, la voix de Salah Stétié - voix majeure de la poésie contemporaine - révèle toute la puissance émotionnelle d'un souvenir ? : celui des rencontres avec Gabriel Bounoure, grand critique de l'entre-deux guerres, qui agira à la manière d'un astre, à la fois lumière et voie.
Dans cette nouvelle inédite d'Henri Thomas, le personnage échappe à son auteur et au carcan de l'intrigue pour vagabonder parmi les souvenirs que lui remémorent le ciel maussade et la mer grise de la petite ville côtière où il séjourne et à travers les fantasmes que lui inspirent la tenancière de l'hôtel et ses voisins de chambre.
Trois voyages : l'Andalousie, la Grèce et, tout récemment, l'Egypte, donnent naissance à trois proses qui sont, comme toujours avec Jaccottet, à la fois de poétiques notations d'instants privilégiés et de graves réflexions sur l'univers méditerranéen. Vignette de Pierre Tal Coat.