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Habiter le desert. Les Touareg de l’Ahaggar photographiés par Marceau Gast 1951-1965
Claudot-Hawad Hélène
NON LIEU
24,99 €
Épuisé
EAN :9782352703136
En octobre 1951, un jeune instituteur de vingt-quatre ans, Marceau Gast, arrive au Sahara chez les Touareg Kel Ahaggar, dans le sud algérien. Pendant trois ans, il sera instituteur nomade, changeant de groupement à chaque rentrée scolaire. Au gré des saisons et des parcours, Marceau Gast photographie les différentes facettes de la vie nomade oscillant entre les ressources rares des monts escarpés de l'Ahaggar et l'abondance des pâturages salés, à six cents kilomètres plus au sud, dans les plaines de la Tamesna. Pour ses hôtes, habiter le désert rime avec nomadisme. Mais, en ce milieu de XXe siècle, la gestion coloniale du vaste territoire des Kel Ahaggar relève de deux administrations distinctes - l'Algérie et l'AOF (Afrique occidentale française). Cette partition porte en germe la menace qui s'abattra sur la salutaire mobilité nomade entre montagne et plaine. Les photographies de Marceau Gast témoignent d'un mode de vie qui en quelques décennies s'est profondément transformé. L'instituteur devenu ethnologue en 1960 poursuivra les questionnements nés au cours de son premier séjour dans l'Ahaggar. Il constituera un important corpus photographique pour illustrer ses recherches sur l'alimentation en milieu aride et les stratégies mises en oeuvre pour échapper à la famine.
Au milieu du XIXe siècle, le savoir occidental se dote d'un nouvel objet scientifique : les " Berbères ", nom étranger à la population ainsi désignée. Dans le paradigme évolutionniste alors dominant, la figure du " Berbère " naît de la relation triangulaire instaurée avec l'" Arabe " et l'" Européen ". Suivant des registres multiples, les spécialistes s'appliquent à décliner différences et similitudes, disjonctions et conjonctions entre ces catégories. Le corps à corps disciplinaire enfante des frontières mouvantes, interactives, constamment redéfinies. Berbères - aujourd'hui Imazighen - ou Arabes ? Berbères ou non Berbères ? Cet ouvrage questionne les conditions de production d'un domaine spécialisé : les " Études Berbères ". Il analyse la constitution de ses objets et de ses principes théoriques, sa légitimité académique ou son déclin à des périodes données. S'appuyant sur des itinéraires singuliers de recherche, il décortique la contingence des dispositifs de savoir et, finalement, la difficulté du regard scientifique.
Présentation de l'éditeur Face à l'amnésie, comment exister? Dans ce texte, Hawad s'adresse à l'Azawad en tant que partie de lui-même - c'est-à-dire du Touareg qu'il est -, une partie qui a atteint une telle étape de souffrance, de misère, d'oppression, qu'elle accepte l'effacement derrière les étiquettes qu'on lui accole. A travers ce personnage évanescent, au bord du gouffre, privé de parole, d'espace, de droit à l'existence, Hawad tente de raccommoder une silhouette capable de se redresser. Il cherche à métamorphoser la souffrance en terreau de résistance, une résistance d'un autre type, qui nécessite de revenir à soi-même, à son imaginaire, à sa manière de penser le monde autrement. Le chemin est long. Hawad se sert de la poésie, " cartouches de vieux mots, / mille et mille fois faussés, bricolés, rechargés ", comme outil de résistance.
La pandémie de Covid, qui a touché depuis le début 2020 tous les pays, a bouleversé la vie des populations. Lutter contre l'épidémie est devenu l'axe principal de toutes les politiques nationales et internationales. Cela ne s'est pas fait sans remise en cause des principes de liberté, de responsabilité, et du rôle des différents acteurs. Le Covid a été à la une de tous les médias durant de nombreux mois et fait l'objet de multiples réflexions politiques, sociales, médicales, économiques et éthiques bien souvent approximatives voire contradictoires. Ce dossier d'ADSP offre une approche plus distanciée et une réflexion éthique sur ce qui s'est passé.
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Etat paria de la Corne de l'Afrique, l'Erythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la «capitale du style en Afrique» ? Terre d'aventure depuis l'Egypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Erythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'Etat prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs. Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Erythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.