Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Kierkegaard et Lequier. Lectures croisées
Clair André
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204086882
Métaphysique, religion, éthique: tel peut être l'axe d'approche philosophique pour qui souhaite entrer, à l'aide de l'analyse d'André Clair, dans cette mise en présence de deux pensées philosophiques très originales sur l'existence; chacune étant influencée par le romantisme au milieu du XIXe siècle. Il s'agit de la philosophie du Danois luthérien antimétaphysicien Soren Kierkegaard (1813-1855) et de celle du Français catholique métaphysicien Jules Lequier (1814-1862). Chacun s'interroge sur le fond affectif de la subjectivité. Il importe d'en explorer les méandres et les obscurités. Plus précisément, chacun d'eux s'est demandé: en quoi consiste ce concept d'homme singulier? Penseurs de la subjectivité singulière, saisie dans son fond comme affectivité et passion qu'il s'agit de porter au concept, ces deux philosophes ont construit, chacun à sa manière, une oeuvre où le sujet n'est jamais en position de fondement. Devant cette question prégnante, le philosophe André Clair réfléchit au début du XXIe siècle à ces deux réponses venant du XIXe siècle, en y joignant aussi Nietzsche. Kierkegaard et Lequier se posent face à la tradition métaphysique, spécialement l'idéalisme moderne pourtant intégré par des voies indirectes à leurs chemins respectifs de pensée sur la vérité, la liberté, la passion, le temps, les genres d'écriture. Biographie de l'auteur André Clair, professeur émérite de philosophie (Université Rennes-I) a publié une dizaine d'ouvrages: Éthique et humanisme (Éd. du Cerf 1989); Métaphysique et existence (Vrin, 2000); Droit, communauté et humanité (Éd. du Cerf 2000); Sens de l'existence (Armand Colin, 2002); Kierkegaard et autour (Éd. du Cerf 2005). II a édité des textes de Blaise Pascal, De l'esprit géométrique (Flammarion, 1985), puis de Jules Lequier, La Recherche d'une vérité première (PUF, 1993).
Est-il possible de penser l'action ? A. Clair pose, par le détour de l'étude d'oeuvres philosophiques majeures, les questions de la valeur et de la norme, de l'élaboration de la vie morale, du pouvoir et des limites de l'humanisme. En bref : qu'en est-il de l'homme par rapport à la spécificité de la modernité ?
Les individus cherchent leurs marques dans de grands ensembles flottants : que faire pour vivre bien ? Rompre avec tel ou tel formalisme ambiant ? Durcir une ritualité traditionnelle ? Les sentiments peuvent être très mêlés : l'identité de la personne humaine sera-t-elle renforcée grâce à une communauté de forte appartenance ? Mais cette recherche d'identification n'est-elle pas habitée par la crainte d'un étouffement au sein d'un vivre-en-commun ? Des pas de géant ont été accomplis pour critiquer la primauté de la communauté traditionnelle sur l'individu, mais pas partout. Et l'individu a rencontré l'Etat sur son chemin, ce qui renvoie au fameux dilemme de J.-J. Rousseau : homme ou citoyen ? La critique d'un vivre-en-commun selon des normes et des valeurs a pu s'appuyer sur l'universalité des Droits de l'homme, malgré l'ambiguïté de ces derniers. Le philosophe A. Clair met en valeur un tiers droit, celui de la fraternité. Dialoguant avec l'œuvre de H. Arendt, l'auteur approfondit notamment les relations entre l'autorité, la tradition et la religion ; de même qu'il discute la pensée communautarienne et l'œuvre de A. McIntyre : A. Clair entreprend de critiquer l'individualisme libéral et n'hésite pas à méditer à nouveaux frais la thèse de Machiavel sur la violence comme fondatrice des institutions. Qu'en est-il de la singularité historique de la communauté comme présence de l'humanité ? Sans jamais prôner un quelconque communautarisme, l'auteur reprend, selon une argumentation courageuse, la question de la tension entre norme de vie bonne et vie en société.
En 1945, au Tchad... Bongor, un village massa, au bord du Logone. Un petit garçon de 9 ans y vit, heureux. Il aime pêcher, chasser, pagayer. Mais aussi l'école l'attire, l'intrigue et pourtant lui fait peur. Au collège, un nouveau professeur, Madame Libert, arrive avec sa fille, Hélène. Hélène et MoudaÏna deviennnent amis. Que d'aventures ; ils échappent aux crocodiles, se perdent la nuit en brousse, veulent acheter des bottes d'herbe... Et pourquoi Moudaïna a-t-il disparu ? Le temps passe et, la plus grande aventure, c'est celle qui arrive à Moudaïna. Va-t-il pouvoir réaliser son rêve... son rêve fou ?
Résumé : "Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "A chacun sa vision des choses". Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose". C'est cet "autre chose" que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne". Alain Finkielkraut.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.
Résumé : Emmanuel Levinas a renouvelé en profondeur la philosophie, qu'il s'agisse de la définition de la subjectivité par la responsabilité, des implications politiques de cette conception du sujet ou de son insistance sur la corporéité, pensée comme vulnérabilité ou associée à une phénoménologie du "vivre de" et des nourritures. Dans un séminaire qui s'adressait à des étudiants en philosophie et à des soignants, Corine Pelluchon donne les clefs pour comprendre cette oeuvre exigeante et communique une expérience de pensée liée à la manière dont la réflexion et le style de Levinas l'ont bouleversée. Elle montre en quel sens il a inspiré ses propres travaux, qui prolongent et parfois discutent ses thèses, soulignant aussi l'actualité de Levinas, y compris lorsqu'on s'intéresse à des sujets sur lesquels il ne s'est pas exprimé, comme la médecine, l'écologie et le rapport aux animaux.