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Architectures agricoles. La modernisation des fermes 1945-1999
Cividino Hervé ; Le Couëdic Daniel
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753517479
En un demi-siècle, la société paysanne a connu une mue stupéfiante, dont les effets se sont lus rapidement et violemment dans les paysages. Tandis que les remembrements remodelaient les territoires au gré des nouvelles pratiques agricoles, la standardisation gagnait les édifices désormais bien éloignés de la diversité des constructions ancestrales. Si cet aboutissement est bien connu, les raisons et les modalités qui l'ont produit demeurent opaques. En prenant les édifices à témoin, cet ouvrage révèle les ressorts politiques, économiques et réglementaires de cette véritable transmutation, depuis les grandes orientations générales jusqu'aux interprétations locales. En analysant une modernisation délaçant progressivement ses liens avec les territoires, il montre comment les évolutions de l'architecture agricole, travaillées par l'esprit des Trente Glorieuses où elles s'inscrivirent, relevèrent d'une idéologie du progrès réunissant de manière ambiguë aussi bien des militants à l'incontestable générosité que les dépositaires d'intérêts bien peu précautionneux. Mais s'il revient sur le rôle déterminant de l'Etat et sur l'apparition de nouveaux acteurs dans le monde rural, il ouvre à une réalité ignorée où les résistances et les ajustements rusés des héritiers de la tradition, capables d'étonnantes adaptations, eurent toute leur place. Cet ensemble complexe est décrit et élucidé jusqu'au surgissement des questions environnementales, qui provoquent un nouveau tournant dont le bâti agricole s'avère être à nouveau un marqueur pertinent.
Résumé : Perçue comme vecteur d'image de marque, l'architecture des bâtiments agricoles suscite de plus en plus l'intérêt des producteurs, des collectivités, mais aussi des habitants des villes et des campagnes, soucieux de leur alimentation et de leur cadre de vie. Trait d'union entre deux mondes, celui du maître d'ouvrage exploitant et celui de l'architecte concepteur, Nouvelles architectures agricoles présente les spécificités et enjeux de la construction agricole. La première partie expose le déroulement d'un projet d'architecture dans le contexte particulier de la commande agricole : étude des besoins, choix du terrain, implantation dans le respect du paysage et des règles d'urbanisme, choix techniques (structures, matériaux, équipements). Une seconde partie détaille les espaces spécifiques aux bâtiments de production : stockage, lieux de vie des animaux et des hommes, ateliers de transformation, etc. Ces chapitres techniques très illustrés sont complétés de contributions d'universitaires, de techniciens et de praticiens, sous forme d'articles thématiques. Enfin, une vingtaine d'études de cas présentent, photographies en couleurs et documents graphiques à l'appui, des réalisations agricoles récentes choisies dans tous les secteurs d'activité pour leur diversité et leur qualité, tant en France qu'à l'étranger (Suisse et Autriche). L'ouvrage s'adresse aux architectes, aux maîtres d'ouvrage publics ou privés, aux collectivités locales, ainsi qu'aux organisations professionnelles (chambres d'agriculture, sociétés d'intérêt collectif agricole d'habitat rural) et aux organismes de mission de service public, comme les CAUE et les parcs naturels régionaux.
En un demi-siècle, la société paysanne a connu une mue stupéfiante, dont les effets se sont lus rapidement et violemment dans les paysages. Tandis que les remembrements remodelaient les territoires au gré des nouvelles pratiques agricoles, la standardisation gagnait les édifices désormais bien éloignés de la diversité des constructions traditionnelles. Si cet aboutissement est bien connu, les raisons et les modalités qui l'ont produit demeurent opaques. A travers l'évolution des édifices, cet ouvrage révèle les ressorts politiques, économiques et réglementaires de la transformation du monde rural durant la seconde partie du XXe siècle. Portés par des acteurs divers aux motivations multiples, de l'Etat aux dépositaires d'intérêts privés, en passant par les territoires, ces nouveaux modes d'organisation des campagnes modifient en profondeur et un rythme soutenu les paysages, mais également la sociologie et l'organisation du monde paysan. Ce voyage dans l'histoire de l'architecture agricole, richement illustré et documenté, expose ainsi le processus complexe d'une modernisation, depuis les idéologies du progrès issues des Trente Glorieuses jusqu'au surgissement des questions environnementales, dans laquelle les résistances et les ajustements rusés des héritiers de la tradition eurent toute leur place.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.