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Cinéma, spaghettis, classe ouvrière et immigration
Leveratto Jean-Marc
SNEDIT LA DISPU
15,00 €
Épuisé
EAN :9782843032011
Du fait de son lien étroit avec l'industrialisation des sociétés et le développement du marché mondial. Le cinéma est inséparable de la modernité et de ses batailles. Le reconnaître, c'est retrouver la mémoire du cinéma comme loisir privilégié des citadins, et notamment de la classe ouvrière. C'est constater le vecteur de civilisation qu'il a représenté en particulier pour cette classe en permettant à ses membres de cultiver leur plaisir au-delà des préjugés sociaux, des frontières nationales et des engagements idéologiques et religieux. Parler de cinéma, c'est parler des personnes qui le regardent. Dans ce livre. l'observation ethnographique. l'implication biographique de l'auteur sont utilisées pour rendre compte des liens qui se tissent entre l'expérience des spectateurs, la mémoire familiale de l'immigration. la mémoire collective locale, la sociabilité culturelle et la culture cinématographique. A contrario d'une vision intellectuelle qui tend à distinguer la cinéphilie et la réflexion sur le cinéma du loisir cinématographique ordinaire. Jean-Marc Leveratto valorise la capacité des personnes à se laisser prendre par les films, à les critiquer - et à se critiquer soi-même - pour en éprouver la qualité artistique et la valeur éthique. C'est cette expertise cinématographique du spectateur ordinaire consistant à savoir ne pas parler que du cinéma, mais du monde tel qu'il peut être changé. que ce livre met en évidence.
Chef d'oeuvre d'Ernst Lubitsch, To be or not to be est une démonstration de virtuosité technique, un sommet de la production hollywoodienne de l'âge d'or. Au-delà des stars qu'il mobilise, il représente l'aboutissement d'un savoir-faire collectif : l'imagination de Melchior Lengyel, la photographie de Rudolf Maté, la musique de Werner Heyman, le métier et les accents de Félix Bressart et de Sig Ruman, les seconds rôles fétiches de Lubitsch, contribuent à la construction de sa qualité artistique singulière. Mais To be or not to be est aussi bien plus que cela. Il donne une leçon d'humanité, fondée sur le plaisir de jouer avec la réalité qu'offrent le théâtre et le cinéma. L'approche anthropologique, ici, aide à mieux comprendre la forme de résistance esthétique à la barbarie que propose ce film, et surtout la manière dont il fait du rire une arme de dénonciation de la violence des Nazis et, au delà, de toute forme de totalitarisme. Le livre inclut une analyse inédite de la célèbre séquence d'ouverture par Laurent Jullier.
Alors que la crise fait rage et que les échecs économiques se multiplient, la place des PME dans les économies développées mérite d'être repensée, tant ces entreprises sont devenues les principaux vecteurs de la croissance et des politiques publiques. Cet ouvrage sort de l'opposition classique entre grandes entreprises et PME pour penser ces dernières comme un objet à part entière. Revisitant la littérature, il propose des approches différenciées de la PME qui rompent avec l'approche individualiste et souvent psychologique de l'entrepreneuriat pour mettre en évidence la complémentarité entre les différentes composantes du tissu productif. En résulte une vision originale et critique des politiques publiques en faveur des PME menées ces trente dernières années ainsi que des préconisations en matière d'évaluation. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de 2e et 3e cycles en Économie, Gestion et Entrepreneuriat, aux chercheurs et aux lecteurs en quête d'une présentation rigoureuse et actualisée des PME.
Les hommes ont toujours été animés par un profond désir qui les pousse à voyager, par un appel ancestral du large. La quête d'Ulysse fascine toujours les esprits. Le voyage initiatique était l'étape incontournable de l'éducation du gentilhomme du XIXe siècle. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le tourisme international est devenu une industrie de premier plan, dont les implications stratégiques sont fondamentales dans un monde ouvert et évolutif. Pourtant, les économistes ont trop souvent délaissé ce domaine, ne prenant pas toujours conscience des enjeux et des défis dont il est le carrefour. Autant dire que ce manuel d'économie du tourisme, unique en son genre, arrive à point à un moment où de nouveaux acteurs viennent bouleverser le tourisme international tandis que les pays à forte tradition touristique, comme la France, voient leur position contestée. Dans un langage accessible au plus grand nombre et dans un style clair et pédagogique, l'auteur s'attache à mettre les outils de l'analyse économique au service d'une connaissance plus fine du secteur du tourisme international afin d'éclairer les choix des décideurs publics comme des professionnels. Voici donc un ouvrage indispensable pour les étudiants qui se destinent aux formations supérieures à vocation touristique destinées à fournir les qualifications et les compétences requises dans ce secteur en pleine effervescence et de plus en plus exigeant.
Levratto Nadine ; Salmon Jean-Michel ; Paranque Be
Cet ouvrage traite de la situation économique des départements d'outre-mer et des politiques publiques qui y sont mises en œuvre. Les contributions qu'il réunit apportent un éclairage renouvelé d'une réalité économique dont la dépendance à l'égard de la métropole, le niveau élevé du chômage et les exonérations fiscales constituent les caractéristiques les plus visibles. La première partie analyse les spécificités de ces petites économies à partir des modèles et indicateurs élaborés par les organismes internationaux. Elle accompagne la critique des approches de la vulnérabilité proposées d'une explication de la dépendance et de la fragilité des économies d'outre-mer dans laquelle l'organisation institutionnelle occupe une place centrale. La deuxième partie illustre la situation des DOM à partir de l'étude de trois secteurs clefs : agriculture, transports et tourisme. Les difficultés qu'ils rencontrent sont éclairées par les liens entre les acteurs, le territoire et les politiques publiques mises en œuvre. Dépassant le seul cadre étudié, les méthodes se révèlent applicables à d'autres branches et d'autres régions ultra-périphériques de l'Europe. La dernière section est plus précisément consacrée aux entreprises qui concentrent un ensemble de caractéristiques à l'image des régions dans lesquelles elles sont implantées. A travers l'étude des mesures d'aide et de soutien à l'activité, les contributeurs mettent en avant le régime de production et de rentabilité propre aux régions isolées des grands circuits économiques.
Résumé : Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au c?ur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation. À l'aube du XXIe siècle, le salariat domine plus que jamais nos sociétés. Alors que certains préconisent, au nom de la " flexibilité du travail ", une dissolution généralisée des institutions salariales pour restaurer un utopique marché des producteurs, il est urgent de rouvrir ce dossier. C'est à quoi se sont attachés les historiens, économistes et sociologues réunis ici. Cet ouvrage n'entend pas proposer une théorie unifiée du salariat, mais poser les termes du débat et fournir des pistes pour comprendre sa dynamique présente. La première partie vise à définir le salariat comme concept et fait historique. S'y confrontent sans concessions quelques-uns des auteurs français qui ont le plus travaillé la question. La deuxième partie présente une série d'éclairages, sans prétention à l'exhaustivité, sur les formes contemporaines du salariat et les caractéristiques de diverses populations salariales. Ces études. appuyées sur des enquêtes originales, éclairent par leurs données factuelles et leurs analyses empiriques les débats théoriques de la première partie.
Rendre visibles les résistances et les révoltes là où elles pourraient passer inaperçues, plaider pour la nécessité sans cesse renouvelée de débusquer les blocages qui empêchent l'émergence de collectifs. et mettre en valeur les expériences qui bousculent l'ordre imposé des choses. tel est l'objectif de cet ouvrage. Se battre. disent-elles... est un recueil raisonné des principaux textes de Danièle Kergoat, militante et pionnière des études féministes, ainsi que de la sociologie du travail et du genre. Il donne à voir. dans ses moments essentiels, la construction d'analyses et de concepts qui font aujourd'hui référence pour les chercheurs et pour les militants: et notamment la division sexuelle du travail, les rapports sociaux de sexe. ainsi que leur intrication avec les rapports sociaux de classe et de "race". En s'appuyant sur ses recherches, notamment sur les ouvrières et sur l'émergence de collectifs de lutte féminins, l'auteur déconstruit les rapports de domination pour mieux éclairer et accompagner la dynamique d'émancipation et l'augmentation de la puissance d'agir des femmes dans notre société.
Résumé : Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Dutheil-Pessin Catherine ; Ribac François ; Delcam
Résumé : Depuis une trentaine d'années, la politique culturelle en France est de plus en plus déclinée sous la forme d'une abondante offre de spectacles plus ou moins subventionnés par l'Etat et les collectivités, et ce, à tous les échelons du territoire. De ce fait, les programmateurs et programmatrices de spectacles jouent un rôle essentiel puisqu'il leur appartient de convertir des spectacles particuliers en intérêt public. La Fabrique de la programmation culturelle est le premier livre qui s'intéresse à la formation, au travail, aux outils, aux compétences, aux réseaux de ces femmes et de ces hommes professionnels et aux multiples contraintes qu'ils doivent gérer. S'appuyant sur une exploration des espaces de travail et de rencontres, l'enquête met en évidence la dimension collective de cette expertise, la force et la diversité de ce groupe social. Dans un contexte où les profanes s'impliquent de façon croissante dans l'espace public (santé, nucléaire, alimentation, écologie, etc.), cette façon de produire de la "culture" interroge la définition des politiques publiques, leur mise en oeuvre et leur évaluation.