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Les perturbateurs endocriniens en accusation. Cancer de la prostate et reproduction masculine
Cicolella André
PETITS MATINS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782363832306
Tout comme le cancer du sein, le cancer de la prostate est la conséquence d'une perturbation hormonale. Et, comme le cancer du sein, son incidence a grimpé de façon alarmante au cours des vingt dernières années : le nombre de cas a triplé. En 2013, dans le monde, 3,2 millions d'hommes ont été touchés et 800 000 sont morts. A titre de comparaison, la même année, on a enregistré 2,1 millions de nouveaux cas de sida et 1,1 million de décès. Pourtant, si l'on emploie le terme "épidémie" pour le sida, ce n'est pas le cas pour le cancer de la prostate. Pourquoi ? Parce que cette progression est généralement perçue comme la conséquence normale du vieillissement et des progrès du dépistage. Or, ces explications sont tout à fait insuffisantes. La meilleure preuve en est la répartition inégale de la maladie sur la planète. La Norvège connaît 110 fois plus de cas que le Bhoutan. Et on en meurt 125 fois plus aux Antilles françaises qu'au Bouthan ! L'environnement est donc bien en cause. Ce livre traite aussi, plus largement, des troubles de la reproduction masculine (cancer des testicules, malformations génitales, baisse de la qualité du sperme.). Pour eux comme pour le cancer de la prostate, les données scientifiques les plus récentes permettent de comprendre les raisons de l'épidémie, en particulier celles liées à la contamination chimique de type perturbateurs endocriniens, à l'âge adulte mais surtout in utero. Compte tenu de ces données, nous dit André Cicollela, il est urgent d'informer les citoyens pour les pousser à agir sur leur environnement et à réclamer une véritable politique de santé tournée vers la lutte contre toutes les maladies chroniques : ces maladies qui auraient dû rester rares. André Cicolella est chimiste, toxicologue, ancien conseiller scientifique à l'Institut national de l'environnement et des risques (Ineris) et enseignant en santé environnementale à Sciences Po. Il préside l'association Réseau environnement santé (RES), à l'origine de l'interdiction du bisphénol A dans les biberons et du percholoroéthylène pour le nettoyage à sec. Il est l'auteur de Cancer du sein : en finir avec l'épidémie (Les petits matins, octobre 2016).
Les sociétés modernes sont confrontées à une véritable épidémie de maladies chroniques: cancers, maladies cardiovasculaires, obésité et diabète, allergies, affections mentales... Or elles sont très largement évitables, car elles sont la conséquence de notre mode de vie et de notre environnement. Selon l'Organisation mondiale de la santé, elles sont responsables de 86% des décès et représentent 77 % des cas de maladies en Europe. Elles sont ainsi devenues la cause majeure de la crise des systèmes de santé. En France, la "Sécu" a certes permis l'accès aux soins pour tous, mais elle n'arrive pas à répondre à cette crise. Et au nom de la lutte contre le "trou de la Sécu", on cherche donc à convaincre les Français qu'il faudrait remplacer le principe de solidarité par une logique individualiste d'assurances privées.Mais les solutions libérales sont une illusion, comme le montre André Cicolella dans cet essai rigoureusement argumenté: elles ne répondent pas à la question et ne peuvent, au contraire, que faire empirer la situation. A l'inverse, explique-t-il, il est possible de surmonter la crise en agissant sur les causes environnementales et comportementales des maladies et en sortant du "tout médicament". Et aussi en réinventant un système de santé de proximité, un financement plus juste et en instaurant une véritable démocratie sanitaire. Bref, en refondant un véritable système de santé et pas seulement un système de soins.
Aujourd'hui, le cancer touche un homme sur deux et une femme sur trois. Depuis trente ans, chaque année en Europe, le nombre d'enfants touchés par cette maladie ne cesse d'augmenter. Pourquoi la prévalence du cancer a-t-elle augmenté de 93 % chez l'homme en un quart de siècle en France ? Est-ce uniquement dû au vieillissement de la population ? L'évolution de nos modes de vie et la dégradation de notre environnement peuvent-elles expliquer ce qu'il faut bien appeler une " épidémie "? Quels impacts ont sur notre organisme les technologies que l'homme a développées récemment: OGM, nanotechnologies, industrie nucléaire, ondes électromagnétiques, industrie chimique... Que peut-on faire individuellement pour éviter le cancer? Quelle alimentation choisir? Quel peut être l'apport d'une médecine complémentaire comme la naturopathie ? Dans quelle mesure le psychisme peut-il participer à la guérison ? Autant de questions auxquelles les auteurs de ce livre apportent des réponses. Scientifiques, thérapeutes, médecins et chercheurs nous délivrent un message d'espoir. Le cancer n'est pas une fatalité, nous avons la capacité, tant au niveau individuel que collectif, d'enrayer ce fléau. Pour y parvenir, c'est aux vraies causes de la maladie qu'il faut nous intéresser.
Notre monde de plus en plus toxique induit non seulement un développement de l?hermaphrodisme chez les ours blancs et des changements de sexes des poissons, mais il affecte aussi la reproduction humaine: diminution de l?âge de la puberté chez les filles, développement des malformations génitales, baisse de la qualité du sperme? Si l?inquiétante montée de l?incidence du cancer de l?enfant en Europe (+ 1% par an depuis 30 ans) commence à être connue, on sait moins que les maladies chroniques menacent l?ensemble de la planète: elles sont une véritable bombe à retardement en Inde et en Chine notamment. Aujourd?hui, 63 décès sur 100 dans le monde sont le fait des maladies chroniques (cardiovasculaires, cancers, maladies respiratoires, diabètes, etc.) contre 37 dus aux maladies infectieuses. La mise à jour du caractère toxique de milliers de molécules diffusées depuis 1945, la découverte récente des "perturbateurs endocriniens" et de leurs effets biologiques et sanitaires, la découverte de l?importance de l?imprégnation foetale sur la descendance génétique (hérédité des influences environnementales acquises, en rupture avec les certitudes de la génétique du XXe siècle) sont autant d?éléments d?une révolution en cours dans la pensée biomédicale, et de la nécessité de nouvelles politiques de santé à l?échelle mondiale. L?OMS qualifiait en 2011 cette épidémie mondiale de maladies chroniques de "catastrophe imminente". Il est temps de comprendre et d?agir.
Toutes les sociétés humaines sont traversées par des rapports de pouvoir, et donc par une tension constante entre un ordre supposé et sa contestation toujours possible. L'anthropologie cherche à saisir le politique qui émerge des tensions entre peuples et gouvernements, entre forces de l'histoire et actions des individus, entre réalités locales et dynamiques globales. Pour aborder toutes ces questions, l'anthropologie politique a développé des outils d'enquête et d'analyse spécifiques, que ce manuel se propose de présenter d'une manière claire et synthétique. Le point de vue adopté ici, fondé sur une synthèse des principaux travaux francophones et anglophones notamment, envisage le politique comme une dimension inhérente à toute relation sociale. Il s'agit donc d'un manuel sur l'anthropologie du politique, mais qui offre aussi des outils pour comprendre comment faire de l'anthropologie politique, du point de vue des méthodes, des concepts et des considérations éthiques. Elaborés à partir de l'étude du politique depuis les sociétés "tribales" jusqu'au monde contemporain et postcolonial, ces outils s'appuient sur la capacité de l'anthropologie à décrire le politique "autrement". Cet ouvrage peut donc être également lu comme une introduction à l'anthropologie générale abordée sous l'angle du politique.
Résumé : Après Vies majuscules (2020), qui donnait la parole à la France des oubliés, ce nouveau livre propose une centaine de récits de vie de jeunes de 13 à 30 ans, entre espoirs, entraves et combats dans un monde secoué par de multiples crises. Nous leur demandons l'audace... et la prudence. Nous leur parlons croissance... et monde fini. Les enfants de la crise climatique et du délitement social, et désormais de la pandémie mondiale, se sont construits ou éveillés dans un environnement que l'on peut qualifier de chaotique. Leur entrée dans le " monde adulte " est pour le moins heurtée. Mais que veulent-ils nous en dire ? Quelles expériences à partager ? De quelles réalités quotidiennes témoigner ? Et si l'on se taisait un instant pour leur laisser la parole ? C'est le pari engagé par le média du récit la Zone d'expression prioritaire (ZEP). Pendant huit mois, les journalistes de la ZEP ont accompagné lors d'ateliers d'écriture près de cinq cents jeunes de 13 à 30 ans, partout en France, pour leur proposer de se raconter à travers les thèmes qui irriguent leur vie. Une centaine de récits donnent ici à lire cet âge des possibles si souvent empêchés, entre espoirs et lucidité. La violence d'un proche ou d'une institution. L'éveil au féminisme ou à l'écologie. La dureté d'un quartier comme sa chaleur. La joie d'entrer dans la vie active ou la difficulté de s'y insérer. La puissance magnifique ou délétère des mondes virtuels et des réseaux sociaux... Education, Santé, Justice, Logement, Travail, Ecologie... Autant de " ministères du quotidien " pour abriter ces récits, dont l'ensemble constitue un autoportrait générationnel d'une force inouïe.
Résumé : Aux fourches, citoyens ! Pour une révolution du système alimentaire. Nous vous donnons rendez-vous début 2022 pour découvrir le numéro 2 de la revue, construit en étroite collaboration avec Les Greniers d'abondance et les Civam. Dans ce numéro, vous trouverez : de nombreux reportages sur des initiatives inspirantes qui construisent la résilience alimentaire de nos territoires ; des outils pour aller plus loin et mobiliser tous les acteurs du système agro-alimentaire ; des réflexions avec de nombreux experts du sujet sur les verrous et les leviers à actionner pour changer ce système et construire partout des territoires nourriciers. Car bien se nourrir, préserver nos ressources naturelles et sécuriser notre alimentation localement, c'est l'affaire de toutes et tous !
Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la "nature humaine" ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une "culture du viol". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions. En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
Au moment de son élection, Emmanuel Macron a été présenté comme l'homme d'un " nouveau monde " qui devait remplacer les pratiques anciennes. Mais, du point de vue des rapports avec la presse, c'est au contraire avec un très ancien monde que ce jeune président a d'emblée voulu renouer. Par son caractère impérieux et sa verticalité assumée, sa communication s'inscrit en effet dans une histoire longue des relations entre pouvoir et médias. Emmanuel Macron marche dans les pas des monarques républicains qui l'ont précédé - le nom " Jupiter " est d'ailleurs emprunté au double septennat de François Mitterrand. Mais ses modèles se situent aussi plus en amont, puisqu'il a lui-même revendiqué à plusieurs reprises sa fidélité à un héritage monarchique et impérial. Après un quinquennat marqué par des échanges incessants entre la presse et un président trop " normal ", la volonté d'Emmanuel Macron de tenir à distance les journalistes a dans un premier temps été bien accueillie. Cet ouvrage montre cependant les dangers que présente une telle attitude. Elle a conduit l'actuel président à un extrême verrouillage de sa communication et, comme en témoignent l'affaire Benalla et le mouvement des Gilets jaunes, certaines dérives ont fini par susciter la lassitude ou la colère. L'expression " président jupitérien ", qu'Emmanuel Macron n'a pourtant employée qu'une seule fois, est ainsi associée désormais à son quinquennat et à une conception du pouvoir jugée trop autoritaire. Il est vrai qu'il ne peut exister d'équilibre parfait dans les relations entre un président et la presse : du général de Gaulle à François Hollande, tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont hésité entre la bienveillance et la dureté, entre la séduction et la défiance. Cet essai montre en outre que chacun d'entre eux, à un moment ou à un autre, a été tenté de mettre les journalistes au pas. Mais le risque est réel, lorsque Jupiter cherche à imposer ses vues à Mercure, de saper les fondements de sa propre légitimité. La capacité d'Emmanuel Macron à réinventer sa relation avec la presse sera ainsi l'un des enjeux de la fin de son quinquennat, et plus encore de son éventuelle réélection.