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Le défi des épidémies modernes. Comment sauver la Sécu en changeant le système de santé
Cicocella André
LA DECOUVERTE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782707151414
Les sociétés modernes sont confrontées à une véritable épidémie de maladies chroniques: cancers, maladies cardiovasculaires, obésité et diabète, allergies, affections mentales... Or elles sont très largement évitables, car elles sont la conséquence de notre mode de vie et de notre environnement. Selon l'Organisation mondiale de la santé, elles sont responsables de 86% des décès et représentent 77 % des cas de maladies en Europe. Elles sont ainsi devenues la cause majeure de la crise des systèmes de santé. En France, la "Sécu" a certes permis l'accès aux soins pour tous, mais elle n'arrive pas à répondre à cette crise. Et au nom de la lutte contre le "trou de la Sécu", on cherche donc à convaincre les Français qu'il faudrait remplacer le principe de solidarité par une logique individualiste d'assurances privées.Mais les solutions libérales sont une illusion, comme le montre André Cicolella dans cet essai rigoureusement argumenté: elles ne répondent pas à la question et ne peuvent, au contraire, que faire empirer la situation. A l'inverse, explique-t-il, il est possible de surmonter la crise en agissant sur les causes environnementales et comportementales des maladies et en sortant du "tout médicament". Et aussi en réinventant un système de santé de proximité, un financement plus juste et en instaurant une véritable démocratie sanitaire. Bref, en refondant un véritable système de santé et pas seulement un système de soins.
Résumé : Tout comme le cancer du sein, le cancer de la prostate est la conséquence d'une perturbation hormonale. Et, comme le cancer du sein, son incidence a grimpé de façon alarmante au cours des vingt dernières années : le nombre de cas a triplé. En 2013, dans le monde, 3,2 millions d'hommes ont été touchés et 800 000 sont morts. A titre de comparaison, la même année, on a enregistré 2,1 millions de nouveaux cas de sida et 1,1 million de décès. Pourtant, si l'on emploie le terme "épidémie" pour le sida, ce n'est pas le cas pour le cancer de la prostate. Pourquoi ? Parce que cette progression est généralement perçue comme la conséquence normale du vieillissement et des progrès du dépistage. Or, ces explications sont tout à fait insuffisantes. La meilleure preuve en est la répartition inégale de la maladie sur la planète. La Norvège connaît 110 fois plus de cas que le Bhoutan. Et on en meurt 125 fois plus aux Antilles françaises qu'au Bouthan ! L'environnement est donc bien en cause. Ce livre traite aussi, plus largement, des troubles de la reproduction masculine (cancer des testicules, malformations génitales, baisse de la qualité du sperme.). Pour eux comme pour le cancer de la prostate, les données scientifiques les plus récentes permettent de comprendre les raisons de l'épidémie, en particulier celles liées à la contamination chimique de type perturbateurs endocriniens, à l'âge adulte mais surtout in utero. Compte tenu de ces données, nous dit André Cicollela, il est urgent d'informer les citoyens pour les pousser à agir sur leur environnement et à réclamer une véritable politique de santé tournée vers la lutte contre toutes les maladies chroniques : ces maladies qui auraient dû rester rares. André Cicolella est chimiste, toxicologue, ancien conseiller scientifique à l'Institut national de l'environnement et des risques (Ineris) et enseignant en santé environnementale à Sciences Po. Il préside l'association Réseau environnement santé (RES), à l'origine de l'interdiction du bisphénol A dans les biberons et du percholoroéthylène pour le nettoyage à sec. Il est l'auteur de Cancer du sein : en finir avec l'épidémie (Les petits matins, octobre 2016).
Notre santé est menacée. Des experts lancent l'alerte, mais leur voix est étouffée et leurs travaux sont ignorés. Les enjeux sont pourtant immenses: comment éviter le développement annoncé de véritables épidémies non seulement de cancer, d'asthme, de maladies auto-immunes ou neurodégénératives (Alzheimer), mais aussi de nouvelles pathologies?On le sait, le caractère cancérigène de l'amiante a été prouvé dès 195o. Pourtant, l'amiante n'a été interdit en France qu'en 1997! Ce scandale ne doit pas se reproduire. Il est donc essentiel d'être à l'écoute des "lanceurs d'alerte". Qui sont-ils? Quels nouveaux dangers sanitaires mettent-ils en évidence? Comment agissent les lobbies auxquels ils font face? Ce livre brosse un panorama passionnant des grandes affaires de santé publique et des recherches en cours. Les auteurs apportent également des réponses, avec des propositions précises de refonte de notre système de sécurité sanitaire, afin de garantir la liberté du chercheur et l'écoute de la société civile au service d'une vraie politique de prévention et de précaution.
Résumé : Il n'y a pas de fatalité : si les cas de cancer du sein ont dramatiquement augmenté ces dernières décennies dans les pays occidentaux, c'est que les facteurs de risque présents dans notre environnement quotidien se sont multipliés. La bonne nouvelle, c'est qu'il est possible de faire reculer l'épidémie, à condition de bien identifier les causes et de mener les politiques publiques adéquates. Ce livre propose une synthèse claire et accessible de l'état de la recherche scientifique sur le sujet pour combattre les idées reçues : certes, certains cancers ont des causes génétiques, l'espérance de vie a augmenté et le dépistage s'est amélioré. Mais, quand on compare les taux de différents pays, on constate une très forte disparité liée aux modes de vie et aux facteurs de risques. Ainsi, d'après les bons résultats du Bhoutan, il serait théoriquement possible de réduire de 95 % le taux de cancer du sein en Belgique ! Il est temps de faire connaître les nombreuses données disponibles et de se mobiliser contre un étau qui nous touche tous, de près ou de loin. Si l'exposition au pesticide DDT a été reconnue cancérigène cinquante ans après les premières dénonciations, n'attendons pas cinquante autres années pour proscrire le bisphénol A et autres perturbateurs endocriniens de nos vies !
Aujourd'hui, le cancer touche un homme sur deux et une femme sur trois. Depuis trente ans, chaque année en Europe, le nombre d'enfants touchés par cette maladie ne cesse d'augmenter. Pourquoi la prévalence du cancer a-t-elle augmenté de 93 % chez l'homme en un quart de siècle en France ? Est-ce uniquement dû au vieillissement de la population ? L'évolution de nos modes de vie et la dégradation de notre environnement peuvent-elles expliquer ce qu'il faut bien appeler une " épidémie "? Quels impacts ont sur notre organisme les technologies que l'homme a développées récemment: OGM, nanotechnologies, industrie nucléaire, ondes électromagnétiques, industrie chimique... Que peut-on faire individuellement pour éviter le cancer? Quelle alimentation choisir? Quel peut être l'apport d'une médecine complémentaire comme la naturopathie ? Dans quelle mesure le psychisme peut-il participer à la guérison ? Autant de questions auxquelles les auteurs de ce livre apportent des réponses. Scientifiques, thérapeutes, médecins et chercheurs nous délivrent un message d'espoir. Le cancer n'est pas une fatalité, nous avons la capacité, tant au niveau individuel que collectif, d'enrayer ce fléau. Pour y parvenir, c'est aux vraies causes de la maladie qu'il faut nous intéresser.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.