Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Causalité et contrastivité. Etudes de corpus
Chuquet Hélène ; Paillard Michel ; Deléchelle Géra
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753502673
La confrontation des langues est l'un des ressorts de la réflexion linguistique. Ce volume consacré à la causalité reflète l'avancement d'une recherche collective menée au sein de l'équipe FORELL (EA 3816) de l'université de Poitiers dans le domaine de la contrastivité interlangues. Les données exploitées sont notamment extraites du corpus PLECI (Poitiers-Louvain Echange de Corpus Informatisés), journalistique et littéraire. Les relations de causalité sont associées dans les langues à un éventail de marqueurs et d'opérations dont la complexité est rappelée dans la préface de Gérard Deléchelle. Elles sont abordées dans huit langues différentes et à plusieurs niveaux d'analyse : morphologie, opérateurs verbaux, connecteurs, cohésion textuelle, jusqu'aux frontières de la concomitance, de la consécution et de la temporalité. Ce travail confirme et démontre dans le détail la fécondité de la démarche contrastive : l'analyse de corpus multilingues de grandes dimensions est un mode d'accès privilégié au fonctionnement de chacun des systèmes linguistiques en présence.
Ce volume est consacré à l'expression linguistique des sentiments et du point de vue : il s'agit de la synthèse de travaux d'équipe et d'une journée qui s'est ouverte à des chercheurs extérieurs. Au-delà de la diversité des approches théoriques, il se propose avant tout de mettre en regard plusieurs langues sur le sujet ; français, anglais, italien, polonais, grec, espagnol, allemand et d'éclairer les études par le biais des différentes entrées qu'offre la science linguistique, notamment le lexique, la syntaxe, la sémantique et l'énonciation. En effet, pour reprendre les propos désormais célèbres d'Emile Benveniste, la subjectivité est partie intégrante du langage et c'est "dans et par le langage que l'homme se constitue comme sujet". Les sentiments et le point de vue, ce dernier conçu à la fois comme un lieu d'où se construit une attitude du sujet et une manière de positionner le sujet par rapport à ce qui est dit, semblent indissolublement liés, même s'il convient de bien définir les domaines et de fournir des analyses raisonnées. Il s'agit dans ce volume de présenter des études précises de phénomènes linguistiques : en ce sens, les treize contributions qu'il contient sont un aperçu du vaste domaine de recherche évoqué par le titre. L'ouvrage aura rempli ses objectifs si d'une part il fait percevoir la continuité entre les phénomènes décrits, allant des sentiments au point de vue en passant par le discours et l'attitude énonciative, et si d'autre part il démontre l'apport d'une démarche contrastive à l'analyse de phénomènes linguistiques tels qu'ils se réalisent dans la diversité des langues. L'étudiant curieux des faits de langue, le linguiste travaillant en syntaxe ou en linguistique du discours et tous ceux qu'intéressent les questions de traduction et de rapports entre les langues y trouveront matière à alimenter la discussion sur un domaine qui pourrait sinon soit rester très théorique, soit se perdre dans l'anecdote.
Ce glossaire présente et illustre une sélection de concepts linguistiques permettant d'analyser des différences systématiques observées entre l'anglais et le français. Il reprend la problématique développée dans Approche linguistique des problèmes de traduction anglais-français (1987, 1989), avec des renvois aux chapitres concernés. Il constitue une mise à jour bibliographique en intégrant de nombreuses références à des travaux publiés depuis la parution du livre. La perspective est ici aussi la confrontation de deux systèmes linguistiques aux niveaux de la grammaire, de l'agencement syntaxique et du lexique, expliquant le recours nécessaire aux " procédés de traduction ". Il ne s'agit pas d'un recueil de règles ou de recettes de traduction, même si la régularité des contrastes identifiés donne une certaine prévisibilité aux types de traductions possibles. Les définitions proposées empruntent, dans le domaine grammatical, à la théorie des opérations énonciatives d'A. Culioli et plus particulièrement, du point de vue contrastif, aux travaux de J. Guillemin-Flescher, ainsi qu'à bon nombre de linguistes associé(e)sà cette élaboration, dans le domaine lexicologique, aux ouvrages de J. Tournier et à d'autres auteur(e)s, anglophones et francophones, qui ont renouvelé la morphologie et la sémantique lexicales. Enfin, une place est faite aux ressources et résultats de la linguistique de corpus, qui intéressent directement l'exploration contrastive.
Ce numéro explore les usages et les fonctions du pronom français on, dans la langue d'origine et d'autres. Introduction. Approche contextuelle et contrastive de on Raluca Nita 1. Contrastes dans les contextes d'emploi de on Le pronom on à la croisée des genres et des états de langue Sabine Lehmann "On peut pas apprendre à parler et jouer au puzzle en même temps" : étude des modes de construction des valeurs de on dans les interactions adulte-enfant Marine Le Mené Guigourès, Christine da Silva-Genest et Anne Salazar Orvig 2. Fonctions discursives spécifiques à on et contrastes entre les langues On va dire et l'indétermination : comparaison avec les "vague markers" de l'anglais Laure Lansari On et ses traductions en allemand et en suédois. L'inversion de la relation au-delà du passif Maria Hellerstedt et Jeanne Vigneron-Bosbach One vs. On à partir A Room of One's Own et ses traductions Leslie Galliot et Lucie Gournay 3. La généricité de on au prisme de la contrastivité entre les langues Le pronom français on et ses traductions en corse Pierre-Don Giancarli Le pronom on et ses équivalents en finnois dans un corpus bilingue Merja Nivala La quasi-équivalence entre on et le tu générique du roumain est-elle à nuancer ? Etude de quelques configurations syntaxiques Diana Cretu-Millogo Le pronom on à travers les genres et les langues : quelques réflexions en guise de conclusion Hélène Chuquet, Joasha Boutault, Pauline Serpault
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.