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Homélies sur les épitres de Saint Paul. Tome 4
Chrysostome Jean
F X DE GUIBERT
30,75 €
Épuisé
EAN :9782755403299
Paul, apôtre de Jésus-Christ, selon l'ordre de Dieu notre Sauveur et Seigneur, Jésus-Christ, notre espérance, à Timothée, son vrai fils dans la foi (ITm, 1-2). [... ] "Paul, apôtre de Jésus-Christ, suivant l'ordre de Dieu" . Il ne dit pas en ce passage, "appelé" , mais "suivant l'ordre" ; il débute ainsi pour empêcher que Timothée, voyant qu'on lui parle sur le même ton qu'aux autres disciples, n'en soit blessé par une faiblesse trop ordinaire aux hommes. Et où Dieu a-til donné cet ordre ? On trouve, dans les Actes des apôtres, que l'Esprit dit : "Mettez-moi à part Paul et Barnabé" (Act. XIII, 2). Partout, dans ses épîtres, Paul prend le nom d'apôtre, apprenant ainsi à celui qui l'écoute à ne pas croire que ses paroles soient des paroles humaines ; car l'apôtre (l'envoyé) ne peut rien dire de lui-même, et le nom d'apôtre élève la pensée de l'auditeur jusqu'à Celui qui l'envoie. Aussi met-il ce titre en tête de ses épîtres, comme garant de la croyance que méritent ses paroles, et il s'exprime ainsi : "Paul, apôtre de Jésus-Christ, selon l'ordre de Dieu, notre Sauveur" . "Surnommé Chrysostome, c'est-à-dire Bouche d'Or, saint Jean était appelé de son vivant Jean d'Antioche, car il était né dans cette ville en l'an 344. Tour à tour ermite, puis prédicateur renommé, il succède à Nectaire au patriarcat de Constantinople en 397. Très aimé du peuple pour sa piété et l'exemple de vie simple qu'il donne, il inquiète les puissants et ceux qu'indisposait sa liberté de parole. Déposé sur ordre de l'empereur, rappelé, à nouveau éloigné, il meurt en septembre 407 sur la route de son dernier exil. Le 27 juin 438, son corps est ramené triomphalement à Constantinople, le pape Innocent ayant déjà cassé la sentence de condamnation qui avait été portée contre le saint patriarche. Saint Jean Chrysostome est Docteur de l'Eglise et l'un des quatre plus grands Pères de l'Eglise d'Orient. Saint Jean Chrysostome, parmi les admirateurs et commentateurs de saint Paul, est le plus célèbre. On en trouvera, dans ces quatre volumes, son magnifique commentaire. De celui-ci, nous avons principalement retranché - mais sans nuire au suivi de l'explication - les exordes, les résumés, les digressions et les grandes exhortations morales qui terminent les homélies, mais qui concernent souvent sur un sujet d'actualité sans rapport avec le passage commenté. Nous n'y avons rien ajouté. Le commentaire du saint Docteur qui suit, verset après verset, est ainsi plus facile à lire et à gouter : on appréciera la simplicité et la profondeur, mais aussi l'actualité de ces homélies adressées aux membres si divers de l'assemblée chrétienne. ".
La vie de l'Eglise au IVe siècle, en Orient d'abord, puis en Occident, a été profondément troublée par l'hérésie arienne, dont les avatars doctrinaux et politiques furent nombreux et complexes, même après la condamnation d'Arius au concile de Nicée (325). En s'appuyant sur un certain nombre de versets de l'Ecriture, les anoméens, à la suite d'Arius, s'efforçaient de préciser, par une réflexion purement rationnelle, les rapports que l'on pouvait établir entre les trois personnes de la Trinité. Par sa simplicité, sa fausse clarté, son exaltation de l'intelligence humaine, en même temps que par un certain accent de piété, l'erreur était séduisante. Selon les anoméens, rien n'était plus aisé que de connaître l'essence divine ; or le Père seul possédait cette divinité, tandis que le Fils et l'Esprit Saint n'étaient que des êtres créés, donc d'une autre substance que le Père. Selon son tempérament et sa culture, chacun des Pères a voulu réfuter la doctrine d'Arius. Evitant tout jargon théologique inaccessible aux simples fidèles, mais avec une grande sûreté dogmatique, Jean Chrysostome expose, dans les cinq homélies ici présentées, l'impossibilité où se trouve l'homme, en raison de sa condition de créature et des limites de son intelligence, de comprendre par ses propres moyens l'essence de Dieu, son créateur. Pour avancer sur la voie de cette connaissance, il lui faut méditer la révélation apportée par le Christ sur les trois personnes trinitaires.
Les deux homélies sur "L'impuissance du diable" , connues jusqu'ici sous le titre latin "De diabolo tentatore" , ont été prononcées par Jean Chrysostome à Antioche peu après le début de son sacerdoce en 386. Dans ces discours qui sont moins une théodicée qu'un plaidoyer pour la création, Bouche d'or se fait tour à tour l'accusateur et l'avocat du diable - celui-là même dont le nom grec, "diabolos" , signifie "calomniateur" . Car les véritables causes du mal, selon l'Antiochien, sont la négligence morale et le mauvais choix, non la nature : combattant par la même occasion le manichéisme, le prédicateur s'attache à imposer l'idée paradoxale que du mal extérieur peut naître le bien, car le vrai bien, comme le vrai mal, est intérieur. A ce titre le diable est impuissant devant le libre choix humain, son existence n'ayant d'autre but que de l'éprouver. Le pasteur propose dès lors cinq voies de conversion, tandis que l'orateur et exégète multiplie antithèses, images insolites et exemples bibliques culminant dans la figure de Job, qui, contrairement à Adam et Eve, a fait le bon choix.
En luttant contre le vain désir d'obtenir de la considération, Jean Chrysostome dresse un tableau pris sur le vif des spectacles contemporains et de l'évergétisme, c'est-à-dire la manière de les financer par de riches donateurs. C'est un fait social qui se trouve étudié ainsi que l'époque dans laquelle il est enraciné. Ensuite, l'auteur se tourne vers l'éducation d'un enfant chrétien il s'approprie la tradition païenne sur ce sujet avec une approche personnelle et chrétienne et une sensibilité psychologique très fine. Suivre l'auteur dans les conseils qu'il donne, c'est pénétrer dans l'intimité d'une famille chrétienne au IVe siècle. Le texte accompagné pour la première d'une traduction française avait été édité en 1656 par le dominicain François Combefis qui suggèra au cardinal Mazarin d'y puiser des conseils pour l'éducation du jeune Louis.
Rapprocher le Panégyrique de saint Mélèce composé par Jean Chrysostome (fin du IVe s. ap. J.-C.) et lePanégyrique de saint Jean Chrysostome écrit par JeanDamascène (début du VIIIe s. ap. J.-C.) permet de saisirla vie de la tradition littéraire grecque dans sa continuité et dans ses évolutions, aussi bien que celle de laspiritualité chrétienne. Les deux discours se font échoà travers une quête commune, celle de l'image idéaledu maître spirituel. Si une communauté en pleineexpansion mais en proie à des dissensions internes, autemps de Jean Chrysostome, a besoin d'une figurecomme garant de son orthodoxie, la nécessité d'unréférent est encore plus sensible à l'époque de JeanDamascène, tandis que le christianisme tend à devenir minoritaire par rapport à l'islam et que le grec envient à être supplanté par l'arabe.
Savez-vous que : la Constitution européenne crée un Etat supranational ? cet Etat européen, despotique, rejette toute séparation des pouvoirs ? la Constitution européenne interdit aux électeurs de choisir les politiques européennes ? la Constitution européenne retire à la France ses compétences en politique étrangère ? l'Europe des régions supprime les Etats nationaux ? la Constitution européenne nous embrigade dans l'OTAN et nous soumet aux USA ? l'Europe asphyxie les services publics ? l'Europe sans frontières organise fuite des capitaux, délocalisations et immigration ? la Charte européenne des droits fondamentaux réduit à rien nos droits actuels ? l'Union européenne rejette, en fait, la conception française de la laïcité ? Un livre complet mais bref, profond mais limpide. Il a été écrit à la demande de la Confédération des Ecologistes Indépendants dont l'auteur est membre, mais il s'adresse à toutes les femmes et à tous les hommes qui se préoccupent légitimement de l'avenir au-delà même de la préoccupation " écologiste ". La Confédération des Ecologistes Indépendants est un mouvement d'écologie politique qui juge la gauche et la droite aussi productivistes l'une que l'autre et les renvoie dos à dos. Pour préserver la diversité culturelle, prolongement humain de la biodiversité, la CEI s'oppose au rouleau compresseur du libre-échange et du marché unique européen, générateurs de standardisation et d'uniformité. Penser globalement, planétairement, mais décider et agir localement... c'est une règle de prudence et de réalisme.
J'ai 23 ans, je suis née avec le "droit à la contraception" . On ne m'a pas demandé si j'étais pour ou contre : là n'est d'ailleurs pas l'enjeu. Mais je suis une de ces jeunes impertinentes qui osent poser des questions : - Quelle est cette fameuse liberté qui se vit dans la dépendance au médecin par l'intermédiaire de la technique ? - A quoi sert-il d'être disponible en permanence quand le désir est sous contrôle d'hormones artificielles ? - Au nom de quoi ou de qui les femmes devraient-elles accepter les risques des effets secondaires de la pilule sur leur santé ? Ma génération est confrontée au nombre désespérant de divorces, aux "pannes" de désir sexuel des couples, aux défis de l'écologie et aux problèmes croissants d'infertilité. Notre génération aspire à une véritable libération, elle veut un moyen de régulation des naissances du XXIe siècle, qui soit au service de l'amour et de la sexualité, respectueux de la vie humaine et de l'environnement. Ce livre est une réédition. Aujourd'hui, Thérèse Hargot est mère de trois enfants. Philosophe (Paris I-Sorbonne) et sexologue (UC Louvain-Belgique), elle intervient dans les écoles, les médias et pour diverses organisations afin de susciter la réflexion sur les enjeux de la vie sexuelle et affective. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) et Aime, et ce que tu veux, fais-le ! aux éditions Albin Michel.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).