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Commentaire sur l'Evangile selon saint Matthieu
Chrysostome Jean ; Penthos Jacques de
ARTEGE
31,40 €
Épuisé
EAN :9782360401178
Extrait de l'introductionSurnommé Chrysostome, c'est-à-dire Bouche d'or, saint Jean était appelé, de son vivant, Jean d'Antioche, car il était né dans cette ville, en l'an 344 probablement. Palladius, évêque d'Hélénopolis, composa sa Vie en 407 ou 408. Nous savons ainsi que notre saint fut élevé par sa mère, une sainte femme qui, veuve à vingt ans, refusa de se remarier afin de se consacrer à son éducation.Après ses études de philosophie et de rhétorique, Jean débuta dans le barreau, puis il fut attiré par une vie religieuse plus profonde. Vers 370 il reçut le baptême et l'ordre de lecteur. Il s'organisa, dans la maison de sa mère, une vie de prière, d'ascèse et d'étude.En 373 on voulut le faire évêque, mais il se déroba et quitta la ville pour aller dans la montagne vivre en cénobite pendant quatre ans, puis en anachorète pendant deux ans. Il y ruina sa santé et dut revenir à Antioche en 380.Il fut ordonné diacre en 381, et prêtre en 386. Il commença alors, à Antioche, son activité de prédicateur. Pendant une dizaine d'années on se pressait en foule pour l'entendre, et l'on n'hésitait pas à l'applaudir.En 397 il est nommé comme successeur de Nectaire, patriarche de Constantinople. Le peuple lui était très attaché et l'aimait extrêmement. Mais «le saint évêque, écrit E. Legrand, arma contre lui, par ses admonestations et ses réformes, une fraction importante du clergé qui menait (par suite de l'indolence de Nectaire) une vie relâchée; il irrita quelques dévotes, vierges ou veuves et les moines parasites des maisons opulentes, en dénonçant l'hypocrisie des unes, la paresse des autres; il offusqua les mondaines en instaurant à l'évêché, au lieu du luxe de Nectaire, un régime très simple qui était pour eux comme une leçon et un reproche perpétuels; il inquiéta les riches, les gens en place, le pouvoir par la liberté et la véhémence de sa parole, par la hardiesse de ses idées sociales... Il indisposa le tout-puissant [ministre] Eutrope, qui l'avait d'abord soutenu, et ensuite l'impératrice Eudoxie... en désapprouvant sans réserve, en combattant même d'une façon expresse leurs exactions et leurs abus d'autorité». S'ajoutait à tout cela la farouche opposition de Théophile, patriarche d'Alexandrie; car saint Jean Chrysostome avait été choisi comme patriarche, et non son candidat. Plusieurs évêques contre lesquels le saint patriarche avait dû sévir, étaient aussi contre lui.Dans un concile dépourvu de légalité, et devant lequel il refusa de comparaître, il fut déposé. Il dut partir en exil, en 403. Mais, devant les menaces du peuple, l'empereur Arcadius fut obligé de le rappeler quelques jours après. Cependant l'impératrice le fit exiler de nouveau, pour se venger des paroles de blâme que le saint avait prononcées à l'occasion des fêtes organisées d'une manière païenne en l'honneur de la statue d'Eudoxie. Jean partit donc le 5 juin 404 pour Cucuse, dans le Taurus. Mais comme on trouvait son exil trop doux, on l'envoya près du Caucase. Le voyage fut organisé si durement que le saint évêque mourut en route, le 14 septembre 407.Le 27 juin 438 son corps fut ramené triomphalement à Constantinople. Le pape Innocent avait déjà cassé la sentence de condamnation qui avait été portée contre le saint patriarche.Saint Jean Chrysostome est Docteur de l'Église et l'un des quatre plus grands Pères de l'Église d'Orient.
Extrait Homélie 1 Ac 1, 1-2 J'ai écrit un premier livre, ô Théophile, de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu'au jour où il monta au ciel, instruisant par le Saint-Esprit les apôtres qu'il avait choisis. Plusieurs ignorent l'existence même du livre des Actes, ainsi que le nom de son auteur. J'ai donc cru utile d'en entreprendre l'explication pour remédier à cette profonde ignorance, et vous révéler le riche trésor que ce livre renferme. Sa lecture ne nous sera pas moins avantageuse que celle de l'Évangile lui-même, tant il abonde en maximes de sagesse, en vérités dogmatiques et en récit de miracles, principalement de ceux que l'Esprit Saint a opérés. Il mérite ainsi d'être lu avec attention et d'être commenté avec soin. Nous y voyons en effet l'accomplissement des prédictions que Jésus-Christ a faites dans son Évangile ; la vérité y brille de toutes les clartés de l'histoire, et après la descente du Saint-Esprit, les apôtres y paraissent des hommes tout nouveaux. Jésus-Christ leur avait dit : «Celui qui croira en moi fera les oeuvres que je fais et en fera de plus grandes». Il leur avait également prédit qu'ils seraient conduits devant les magistrats et les rois, flagellés dans les synagogues et exposés à mille cruels traitements. Mais il leur avait promis qu'ils sortiraient victorieux de toutes ces épreuves, et il avait annoncé que son Évangile serait prêché dans le monde entier. Eh bien ! Le livre des Actes nous raconte le parfait accomplissement de ces diverses prédictions et de plusieurs autres que les apôtres avaient recueillies de la bouche de Jésus-Christ (Jn 14, 12 ; Mt 10, 18). Vous y verrez les apôtres parcourir d'un vol rapide les continents et les mers, et de timides et grossiers qu'ils étaient naguère, devenir soudain des hommes nouveaux. Ils méprisent les richesses et la gloire, et ils se montrent supérieurs à la colère, à la volupté et à toutes les autres passions. Vous les verrez encore s'aimer comme des frères, étouffer tout souvenir de leurs anciennes rivalités et bannir tout désir comme toute dispute de prééminence. Mais surtout vous admirerez en eux le radieux épanouissement de la charité ; car ils cultivent avec un soin tout particulier cette vertu que Jésus-Christ leur avait tant recommandée, et dont il avait dit : «Tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres» (Jn 13, 35). Quant aux vérités dogmatiques, ce livre en renferme un certain nombre que sans lui nous ne connaîtrions que très imparfaitement; et l'on peut dire en général qu'il éclaire d'un jour tout nouveau la vie, les exemples et la doctrine de Jésus-Christ, qui est le chef de tous les chrétiens. Toutefois, la plus grande partie des Actes contient le récit des travaux de saint Paul, qui a plus travaillé que tous les autres apôtres ; et la raison en est que l'auteur de ce livre est saint Luc, son disciple. [...] Et si l'on me demande pourquoi saint Luc, qui est resté auprès de l'Apôtre jusqu'à son martyre, n'a pas prolongé son récit jusqu'à ce moment, je répondrai que le livre des Actes, tel que nous le possédons, remplit parfaitement le but de l'écrivain. Car les évangélistes ne se sont proposés que d'écrire le plus essentiel ; et ils ont si peu ambitionné la gloire de beaucoup écrire, qu'ils nous ont laissé un grand nombre de traditions orales. [...]
Rapprocher le Panégyrique de saint Mélèce composé par Jean Chrysostome (fin du IVe s. ap. J.-C.) et lePanégyrique de saint Jean Chrysostome écrit par JeanDamascène (début du VIIIe s. ap. J.-C.) permet de saisirla vie de la tradition littéraire grecque dans sa continuité et dans ses évolutions, aussi bien que celle de laspiritualité chrétienne. Les deux discours se font échoà travers une quête commune, celle de l'image idéaledu maître spirituel. Si une communauté en pleineexpansion mais en proie à des dissensions internes, autemps de Jean Chrysostome, a besoin d'une figurecomme garant de son orthodoxie, la nécessité d'unréférent est encore plus sensible à l'époque de JeanDamascène, tandis que le christianisme tend à devenir minoritaire par rapport à l'islam et que le grec envient à être supplanté par l'arabe.
Quatrième de couverture C'est de son exil, au coeur des montagnes d'Arménie, que Jean Chrysostome rédige ce traité, juste avant d'être emmené vers une nouvelle résidence, Pityonte, sur les bords de la mer Noire. Il allait bientôt mourir d'épuisement, à Comane, dans la province du Pont. Aucune épreuve ne lui avait été alors épargnée : injustice des hommes, captivité, isolement, rudesse du climat, absence de tout confort, attaques répétées des brigands isauriens... Au milieu de tous ses malheurs, il trouve la force de se détacher encore davantage de lui-même, de penser aux autres, de rendre grâce à Dieu : c'est le fruit de ses méditations qu'il recueille ici à l'intention d'Olympias, de ses amis et de ses fidèles de Constantinople. Document historique sur la situation matérielle et morale de l'Eglise de Constantinople en 407, ces pages sont aussi le témoignage d'une foi inébranlable et une méditation approfondie sur le problème de la souffrance et sur le mystère de la Providence divine. Ce dernier écrit de Jean Chrysostome est comme le sceau qu'il imprime sur son oeuvre et sur sa vie.
Ce livre est un parcours sur le christianisme pour ceux qui n'en connaissent pas grand-chose, qui viennent d'autres traditions ou qui sont simplement en recherche.
L'Église de France s'engage de plus en plus à former la foi de tous les chrétiens quel que soit leur âge. En particulier, parallèlement aux propositions faites aux enfants et aux jeunes, elle multiplie les sessions de formation, week-ends, soirées d'échanges... pour les adultes. Ceci est indispensable et fécond. Il reste que la plupart des chrétiens n'ont pas la possibilité de participer à ces rencontres (problèmes de temps, de distance, de famille, de culture). Or, les chrétiens " ordinaires " ont besoin comme et, peut-être même, plus Glue les autres, de s'approprier la foi qu'ils ont reçue, d'en faire une véritable affaire personnelle pour en rendre compte et la communiquer autour d'eux, en la mettant en pratique dans la société actuelle. La prédication du dimanche est sans aucun doute le moyen le plus élémentaire et le plus riche pour permettre une telle formation du " plus grand nombre " des fidèles réguliers. Mais le découpage des lectures ne permettant pas toujours au prédicateur de construire une cohérence dans ses exposés au long des dimanches, l'auteur de ce livre propose une autre façon de faire : des prédications suivies pendant un mois, chaque année, autour d'un thème continu. Chaque lecteur pourra y trouver des idées de séquences catéchétiques, déjà expérimentées au cours de prédications dominicales dans des paroisses. Elles sont, bien sûr, à adapter selon les lieux, les temps, les communautés et les prédicateurs. Elles éclaireront aussi bien des personnes qui les liront tout simplement...
Agnès de La Barre de Nanteuil est la seule femme à avoir donné son nom à une promotion d'élèves officiers. Née dans une famille de vieille noblesse normande et parisienne, Agnès de Nanteuil connaît une enfance heureuse à Paris et en Bretagne et une jeunesse investie dans les mouvements de jeunes et l'Action catholique. Pendant la guerre, elle s'engage dans la résistance et devient agent de liaison. Dénoncée, arrêtée, torturée, Agnès est déportée par le dernier convoi de Rennes et meurt à Paray- le-Monial des suites d'une blessure reçue pendant le trajet. L'auteur prend soin de traduire le climat et les valeurs de cette époque à partir du témoignage direct de ceux qui l'ont vécue. Le récit poignant de sa vie, à partir de larges extraits d'écrits inédits, donne à cet ouvrage sa force et son authenticité. Préface de Gérard Cholvy, Professeur émérite des Universités ( Montpellier III ).
Résumé : Les textes gnostiques anciens n'étaient accessibles qu'à travers les citations des Pères de l'Église acharnés à les combattre, quand, en 1945, on découvrit à Nag Hammadi (Haute-Égypte) douze livres reliés en cuir et plusieurs feuillets d'un treizième : toute une bibliothèque gnostique sur papyrus, en traduction copte, qui procurait enfin la rédaction complète de plusieurs écrits discutés par les philosophes néoplatoniciens et les hérésiologues chrétiens, comme l'Évangile de vérité, attribué à Valentin, le Livre des secrets de Jean, ou le célèbre Évangile de Thomas. La Pléiade propose la première traduction française intégrale de cette bibliothèque, complétée par les textes, en partie parallèles, du manuscrit de Berlin. De genres très divers (apocalypses, évangiles et actes apocryphes, dialogues de révélation, homélies, rituels initiatiques, etc.), ces écrits relèvent de plusieurs courants. Polymorphe par essence, le gnosticisme n'a jamais constitué une religion institutionnelle. Qu'est-ce que la gnose dont se réclament les gnostiques ? C'est le pouvoir pour l'homme de recouvrer ce qu'il y a en lui de divin. La voie qui mène à cette connaissance passe à la fois par la tradition authentique des grands ancêtres, gratifiés de révélations secrètes, et par l'intuition spirituelle de chacun. Exploration de la conscience et quête des livres disparus sont les deux faces indissociables d'une même remontée vers l'être. Se connaître soi-même, c'est aussi bien connaître Dieu et le chemin de l'ascension, inverse de la déchéance d'ici-bas. La disparition des communautés gnostiques n'a pas entraîné celle de l'idée même de gnose : au seuil du XXIe siècle, le rêve d'une connaissance totale et rédemptrice de la destinée humaine continue de hanter nos contemporains.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Livre le plus mystérieux de la Bible, l'Apocalypse suscite les interrogations et les interprétations les plus folles. Mais comment la lire, la décrypter et la comprendre pour ce qu'elle dit vraiment ? Un volume très spécial des " ABC ".C'est Régis Burnet, ancien élève de l'École normale supérieure et professeur à l'université catholique de Louvain, qui se fait ici votre guide pour entrer dans le livre de l'Apocalypse.Identification de l'auteur, contexte scripturaire, historique, culturel et rédactionnel, analyse littéraire, structure et résumé, examen détaillé des grands thèmes, étude de la réception, de l'influence et de l'actualité, lexiques des lieux et des personnes, chronologie, cartes géographiques, bibliographie : un grand spécialiste de l'Écriture se fait votre tuteur sur l'un des textes les plus mystérieux de l'histoire humaine." Mon ABC de la Bible ", ou la boîte à outils d'une lecture informée et vivante du Livre des Livres.