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Ouvrez la tête. (Ma thèse sur Satie)
Christoffel David
EDITIONS MF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782915794724
Pendant mes années de travail de thèse, quand quelqu'un avait la politesse de me demander sur quoi portait ma thèse, je me vengeais de sa curiosité trop superficielle, en répliquant par son intitulé complet : "Les mentions verbales sur les partitions pour piano seul d'Erik Satie." Mais quand mon interlocuteur avait le bon ton de ne pas chercher à me mentir sur l'ampleur de sa curiosité et partageait d'office le fait évident que nous n'avions ni l'un ni l'autre l'élan d'un débat sur Satie ou l'avenir de l'Université française, à ce moment-là, j'avais le bon ton d'incliner une synthèse : "je fais une thèse sur Satie", pour le dire humblement au lieu de se résigner à la platitude du fait. C'est là que, malgré les efforts de retenue, de contrition ou de savant mélange entre les deux, je m'attirais souvent des réactions passionnées dans un panel assez restreint qui allait de "Quelle musique formidable" à "Un homme très intelligent, mais pas vraiment un compositeur". [...] Comme je soupçonnais qu'ils devaient avoir un goût décidément démesuré pour l'injustice, je décidais la plupart du temps de las combler en soulignant le fait que, m'intéressant à Satie, je m'intéresse aux mentions verbales qui se trouvent sur ses partitions de musique qui, dès lors, sont aussi des espaces poétiques. Dit comme ça, les penseurs justes étaient d'accord avec moi, mais pour prolonger leur mépris pour Satie, ils admettaient que l'importance de Satie dans l'avant-garde était sans doute compatible avec l'idée que sa musique est sans valeur. Arrivé à ce point de la discussion, il était donc évident que leur définition de la valeur musicale avait dû être conçue exprès pour en exclure Satie. [...] Et c'est à peu près dans ces moments-là que j'ai décidé, au lieu de devenir un musicologue justicier, de tenter diverses métamorphoses...
Résumé : Des scientifiques qui testent l'effet d'une sonate de Mozart sur la productivité des vaches, des médecins qui utilisent la musique pour résoudre les problèmes d'éjaculation précoce... Ces anecdotes dressent un portrait réducteur des recherches médicales qui entendent exploiter les vertus thérapeutiques de la musique. Les bienfaits de la musique sont pourtant réels, et la sagesse populaire ne s'y trompe pas : que la musique ait de grands effets sur l'humeur et sur l'état général de chacun est une croyance répandue. Pour autant, s'il semble raisonnable d'aller chercher réconfort dans la musique, il parait plus hasardeux de confier son bien-être à certaines pseudosciences édictées sur le compte de musiques bienfaisantes. David Christoffel propose un tour d'horizon des théories à l'oeuvre et s'interroge sur les risques qu'il y a à médicaliser son rapport à la musique.
Deux poètes et performeurs poétiques s'attaquent au développement personnel. L'enjeu est moins la critique du genre en tant que tel que de l'idéologie qu'il dissimule : l'injonction au bien-être. Et il ne s'agit pas de théoriser mais de s'exercer. Ou plutôt de pratiquer des contre-exercices dans le but de se non-développer ou de s'anti-développer ; voire de s'oublier comme personne, de quitter radicalement la perspective du personnel, de sortir de soi. Comment ? Par la poésie. En détournant, jouant, décalant, délirant, etc. , autrement dit en travaillant de l'intérieur les expressions toutes faites, les phrases déjà écrites, la rhétorique quelque fois subtile de la psychologie positive. La poésie comme arme d'une guérilla psychique qui vient au secours de ceux qui ne veulent pas être meilleurs et plus heureux. C'est ce que proposent David Christoffel et Maël Guesdon dans leur livre bien nommé : Le Bien-être par la poésie, sous-titré Manuel de contre-culture psychique. Ou comment (re)faire de la poésie une pratique. En détournant les manuels de développement personnel, c'est bien un contre-manuel qu'ils ont écrit. Une autre manière de faire aujourd'hui de la poésie, en redonnant au genre une puissance d'action sur ses lecteurs dont on ne l'imaginait plus capable. Pensé sous la forme d'une suite d'exercices psychiques et poétiques, ce manuel d'un nouveau genre fera du lecteur le praticien d'une nouvelle discipline : la poésie appliquée ou l'art d'oublier ses problèmes en expérimentant sur soi et la langue et sur soi par la langue. C'est aussi, enfin, un livre où l'on apprend beaucoup dans la mesure où il entreprend à sa manière une véritable archéologie du discours mélioratif du XIXe siècle à nos jours.
Résumé : Des scientifiques qui testent l'effet d'une sonate de Mozart sur la productivité des vaches, des médecins qui utilisent la musique pour résoudre les problèmes d'éjaculation précoce... Le jour caricatural sous lequel les bienfaits de la musique sont souvent présentés dresse un portrait réducteur des recherches médicales qui entendent exploiter les vertus thérapeutiques de la musique. Et la sagesse populaire ne s'y trompe pas, puisque la croyance est effectivement répandue que la musique peut avoir de grands effets sur l'humeur et sur l'état général de tout un chacun. S'il semble raisonnable d'aller chercher réconfort dans les musiques douces, il paraît plus insidieux de confier son bien-être à certaines pseudosciences édictées sur le compte de musiques bienfaisantes. David Christoffel propose un tour d'horizon des théories en circulation sur la question et s'interroge sur les risques à médicaliser son rapport à la musique.
Résumé : Faussaires, pasticheurs, épigones, algorithmes, auteurs d'un seul succès, profs... le domaine de la grande musique est peuplé de " petits malins " largement dévalorisés. En parcourant les biais de jugement qui pèsent sur les répertoires périphériques de la grande musique, l'ouvrage ne prend pas le temps de se lamenter sur l'invisibilisation de ses laissés-pour-compte, mais préfère s'arrêter sur les ruses utilisées par ces talents périphériques pour faire exister leurs oeuvres. ?
Le b.a.ba de la batterie serait les deux bâtons frappés l'un contre l'autre, produisant un son sec. Rompre ce premier geste en percutant la peau d'un tambour ouvre la musique sur une autre dimension. Inventée au seuil du XXe siècle à la Nouvelle Orléans, la batterie rassemble une grosse caisse, une caisse claire et une cymbale. Elle s'étoffe au fil des ans, et s'immisce dans toutes les musiques. Si Daniel Humair (né en 1938) est l'incarnation de la batterie, il est aussi la mémoire du jazz ! Dans cet abécédaire, Daniel Humair nous mène du jazz à la peinture, voire à l'art culinaire. Fin gourmet, il est aussi un magicien des rythmes et des sons.
Compositeur majeur de la seconde moitié du XXe siècle, initiateur du courant de la musique spectrale, Gérard Grisey (1946-1998) a laissé un nombre important d'écrits. Si les textes fondateurs de son esthétique ont pour la plupart été publiés de son vivant, ils sont aujourd'hui épuisés ou difficilement trouvables. Par ailleurs, un grand nombre d'écrits, aujourd'hui archivés à la Fondation Paul Sacher à Bâle, sont restés inédits. Ce volume se propose de réunir l'ensemble des écrits significatifs du compositeur. Ils sont regroupés suivant six grandes catégories : Ecrits sur ses principes de composition, Ecrits sur ses oeuvres, Autres écrits et textes de circonstance, Entretiens, Lettres, Pages de journal. Introduit par une préface de Guy Lelong, le volume sera suivi d'un dossier et d'un appareil critique, destiné à présenter l'ensemble des textes ainsi réunis. Nouvelle édition augmentée de textes inédits.
Economie Eskimo a ?t? ?crit pour r?pondre ? la question suivante : le bonheur est-il accessible aux terriens ? Et, si oui, comment ? Dans une pratique qui allie ? la fois l'exp?rience et le savoir, et dans lequel on sent grandir sa puissance d'a ecter et d'?tre a ect?. Dans la continuit? conceptuelle et la constitution de la bulle singuli?re. Frank Zappa r?pondrait : dans la musique. Economie Eskimo est un livre sur la pens?e de Zappa : un h?ros ?nigmatique dans le combat des hommes libres contre l'ignorance, la paresse et la peur.
La musique contemporaine, longtemps sujet de discorde et d'affrontement, a déchaîné les passions et fait les titres des médias. Les grandes personnalités tutélaires du siècle dernier, Henri Dutilleux, Pierre Boulez, Pierre Henry, nous ont quittés. Les nouvelles technologies numériques se sont immiscées dans l'art musical comme dans les autres arts. Aujourd'hui multiforme et disséminée, la musique contemporaine attire en France de nombreux créateurs venus du monde entier, grâce à la multiplicité et au dynamisme des ensembles instrumentaux et des centres de création musicale soutenus par la puissance publique et les sociétés civiles. Pour fêter ses quarante ans, le Centre de documentation de la musique contemporaine présente un large panorama de la création musicale du XXIe siècle en donnant la parole à ceux qui la font aujourd'hui. Quatre grands textes présentent les spécificités de la création musicale en France, après quoi un parcours en quatre-vingt-dix voix, émaillé de portraits de compositrices, permet d'explorer ce paysage contrasté.