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La vie au travail
Christin Rodolphe ; Huret Christophe
CROQUANT
30,00 €
Épuisé
EAN :9782914968317
La vie au travail... à moins que ce ne soit, plutôt, le travail ou la vie ? Bien sûr cette préoccupation, à l'heure du travaillez plus pour gagner plus , paraîtra saugrenue. Telle est la question pourtant. Et c'est peut-être aussi la vôtre. Avoir du travail ou ne pas en avoir, être employé ou pas... Ce souci, efficacement diffusé, bouscule ce destin collectif que serait le travail, dont l'évidence vient régulièrement à manquer. Ce pivot existentiel s'effrite, laissant démunis ceux - nombreux - pour qui le travail est le centre du monde, le coeur de la vie.. Cette question préoccupe autant le quidam que ces personnages qu'on dit importants, comme si leur nature dépendait de leur statut professionnel. Une prétendue nature estimée à l'aune de la reconnaissance économique et symbolique, l'une voguant avec l'autre sur les vagues de la société de marché. C'est que le travail prétend à tout, y compris à nous faire vivre en nous usant chaque jour un peu. Si le travail est la santé des uns, certains se tuent à la tâche. D'autres encore cherchent l'emploi qui leur manque ou bien apprennent à vivre avec moins. Autour du travail, selon toute vraisemblance, des mutations sont en cours. En associant les images et les mots, ce livre entend mettre en perspective cette banalité que serait le travail. Et le remettre en question, parfois avec un brin de provocation.Après avoir exercé le métier d'ingénieur, Christophe Huret choisit celui de photographe. Principales expositions : Des hommes, des femmes, L'autoroute et l'an 2000 (2000), Faire et gestes (2001), Entre hommes et bêtes (2003), Le jeu de la lumière et du temps (2003), De la ferme Gaillard au Grand Séchoir (2005-2006). Rodolphe Christin est sociologue de formation et voyageur dans l'âme. Outre ses activités d'écriture, il travaille comme consultant dans les domaines de l'emploi, de la prévention des discriminations, des relations interculturelles, lorsqu'il n'oeuvre pas dans les vignes. Il se soucie aussi de questions d'agriculture et plus globalement des relations entre l'homme et la nature. Il est notamment l'auteur de Anatomie de l'évasion (Homnisphères) et de Dissidence de la broussaille (éditions ACL).
En posant la question "Faut-il voyager pour être heureux ? ", l'exposition présentée à la Fondation groupe EDF souhaite déranger le réflexe qui fait du voyage un incontournable ingrédient du bien-être. Les mesures prises par les gouvernements pour lutter contre la Covid-19 ont souligné le degré de notre dépendance au mouvement. L'art contemporain mobilise la créativité pour éclairer le réel et bouscule la part d'enchantement du voyage, souvent perçu comme un vecteur de connaissance, de dialogue et de développement. Si les voyages édifient parfois les consciences, n'oublions pas l'empreinte écologique des infrastructures, l'impact d'un tourisme qui transforme si souvent l'ailleurs en espaces de consommation. Rappelons qu'en matière de déplacements, les inégalités sont frappantes : lorsque des populations migrent par nécessité, d'autres se déplacent par plaisir. Le voyage, ce composant du bonheur pour beaucoup, apparaît aussi comme un baromètre de l'invivabilité du monde. En 2019, en France, 31?% des émissions de gaz à effet de serre sont dus aux transports. En 2020, la pandémie, en quelques jours, a stoppé net l'industrie touristique. Dans un monde fini, peut-on imaginer une mobilité infinie et sans dommages ?
Le tourisme est la première industrie mondiale, même s'il est pratiqué par seulement 3,5 % de la population... Un luxe réservé aux occidentaux que Rodolphe Christin décrit avec brio dans ce Manuel de l'antitourisme, un petit livre caustique et brillant sur les dangers et les limites de notre société consommatrice de voyages. Car depuis l'avènement des congés payés, les occidentaux ont intégré "un devoir d'ailleurs et de loisirs" lourd de conséquences. Le tourisme est avide de kérosène et de lieux confortables, "occidentalisés", de sorte qu'il contribue de façon exponentielle à la pollution atmosphérique, tout en dénaturant les sites naturels.
Avec huit romans écrits de la main d'un maître qui détestait les tyrans, Albert Cossery fit peu de bruit malgré son goût prononcé pour la fête. Venu d'Egypte après-guerre, il s'installe à Paris où il fréquente la bohème intellectuelle et artistique du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il y mène une vie proche de celle qu'il exalte dans ses récits réjouissants, où l'on découvre les aventures hautes en couleur des gens de peu du Proche-Orient : traîne-savates, sans-le-sou, vagabonds, prostituées, lettrés inadaptés, ascètes et saltimbanques... La frugalité joyeuse de ses personnages, pleins d'humour et de sagesse, subvertit sans cesse l'absurdité du mode de vie occidental contemporain. D'ailleurs, Cossery disait écrire "pour que quelqu'un qui vient de me lire n'aille pas travailler le lendemain". En déshabillant les rois imposteurs et en faisant l'éloge de la paresse, ce "Voltaire du Nil", comme on l'a qualifié, magnifie l'aristocratie des moins que rien qui hantent les ruelles en riant, libres de toute possession. Au-delà d'une réflexion sur l'oeuvre d'Albert Cossery, ce livre invite à s'affranchir de la société matérialiste en conjuguant sous toutes ses formes le refus de parvenir, pour trouver, dans la simplicité et le détachement, d'autres manières de vivre.
Ce livre, en dépassant le clivage entre tourisme et voyage, trouve origine dans un constat : celui de l'émergence multiforme d'un désir nomade traversant nos sociétés. A partir de ce point de départ, l'auteur chemine à l'intérieur du voyage. Examinant des récits, empruntant pour cela la voie compréhensive, il montre l'existence d'un imaginaire anthropologique faisant l'éternelle jeunesse de l'expérience exotique, et ce malgré sa généralisation contemporaine. Contre les discours constatant une uniformisation et une banalisation absolues du monde, la ruine des possibilités de découverte, se déploie une attitude voyageuse qui, toujours et à nouveau, découvre le réel, ses cultures, ses natures.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.