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Le tourisme : émancipation ou contrôle social ?
Christin Rodolphe ; Bourdeau Philippe
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782914968904
Si le titre pose la question de manière aussi abrupte, c'est que nous souhaitons bousculer le consensus dont bénéficie le tourisme, non seulement parmi l'opinion publique et les professionnels du secteur, mais aussi chez ceux qui semblent a priori les mieux placés pour résister aux diverses mystifications de la communication touristique. Chercheurs, militants et esprits critiques ne sont eux-mêmes pas insensibles aux sirènes du tourisme! Le tourisme, partie prenante de l'industrie du divertissement, ne contribue-t-il pas à nous faire accepter le monde tel qu'il va? L'imaginaire touristique dessine un univers séduisant, à tel point qu'il généraliserait la croyance dans une utopie enfin réalisée. Les lieux sont toujours beaux et confortables, les populations accueillantes, la nature préservée, et nous mènerions là-bas, durant le temps idéalisé de nos vacances, une existence assurément plus libre et détendue. Le paysage enchanteur de la communication touristique est d'ailleurs si généralisé que certains touristes sont soucieux de sortir du cadre. Quittant les lieux communs du tourisme, pris de culpabilité ou/et saisis par le désir de distinction, les voilà qui s'en vont visiter les lieux en guerre, ou bien multiplient les séjours "humanitaires" ou "équitables" auprès des pauvres de ce monde... La bonne conscience colle aux semelles des acteurs du tourisme, toujours prêts à mêler affaires, divertissement, esprit de découverte et intentions généreuses. Il est temps de réveiller le touriste qui sommeille en nous! En réunissant chercheurs, universitaires, intellectuels francs-tireurs et praticiens-voyageurs distanciés, l'objectif de ce livre est de pousser le tourisme dans ses retranchements en auscultant ses horizons, afin d'imaginer de nouvelles manières de découvrir le monde...
Résumé : Considérant les ravages du tourisme et les effets délétères de son industrie, il est généralement de bon ton d'opposer à la figure du touriste celle du voyageur, dont les intentions seraient nobles et les agissements respectueux des populations et des environnements. Or, est-il encore possible de concevoir le voyage comme mode d'être au monde et comme moyen d'aller à sa rencontre ? Et d'où nous vient ce "besoin" de voyager ? C'est à partir de ces questions d'ordre philosophique que Rodolphe Christin nous invite à penser le voyage, lui pour qui cette notion doit avant tout constituer "un acte de l'esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu'il conviendrait cependant de sauver".
Ce livre, en dépassant le clivage entre tourisme et voyage, trouve origine dans un constat : celui de l'émergence multiforme d'un désir nomade traversant nos sociétés. A partir de ce point de départ, l'auteur chemine à l'intérieur du voyage. Examinant des récits, empruntant pour cela la voie compréhensive, il montre l'existence d'un imaginaire anthropologique faisant l'éternelle jeunesse de l'expérience exotique, et ce malgré sa généralisation contemporaine. Contre les discours constatant une uniformisation et une banalisation absolues du monde, la ruine des possibilités de découverte, se déploie une attitude voyageuse qui, toujours et à nouveau, découvre le réel, ses cultures, ses natures.
Résumé : Dans notre monde productiviste, la croissance serait nécessaire pour que chacun puisse travailler. Étrange paradoxe selon lequel tout le monde cherche à être un rouage de la société du travail alors qu'il n'y a pas si longtemps, les promesses de la société des loisirs nous invitaient à nous en libérer. Face aux platitudes conceptuelles qui font du " travail " un absolu tombé du ciel, ce livre entend semer le dissensus et activer la réflexion. Les quatre auteurs s'attaquent ici à la centralité du travail dans nos vies, dans une perspective de décroissance. Leurs critiques rejoignent plusieurs sphères du travail : le mythe du plein emploi, le salariat, le management et ses ravages, la servitude volontaire des cadres et des classes moyennes ou encore le rôle de l'éducation arrimée au monde du travail. Leur but commun : " penser contre le travail " plutôt que chercher à l'aménager pour le faire perdurer. Ne se limitant pas à la critique, ils veulent imaginer des voies de sortie plutôt que chercher à sauver un système qui nous broie. Sans chercher à proposer un programme commun de sortie de l'univers productiviste, c'est plutôt dans un ici et maintenant, sur nos lieux de travail ou dans nos agences pour l'emploi qu'ils nous invitent à prendre le parti de limiter, contrer ou refuser ce qui nous nie et nous détruit. Aucune orthodoxie n'émane de ce texte, si ce n'est le désir partagé de remettre en cause le dogme du travail pour tous, du travail comme élément structurant de la vie individuelle et collective... Les propos des auteurs s'inscrivent dans le cadre d'une opposition à un ordre économique planétaire qui nous dresse les uns contre les autres dans un formidable combat des humains au travail contre d'autres humains travailleurs ou sans emploi. Penser la transition au-delà de la société du travail plutôt que la subir, voilà également leur objectif.
La vie au travail... à moins que ce ne soit, plutôt, le travail ou la vie ? Bien sûr cette préoccupation, à l'heure du travaillez plus pour gagner plus , paraîtra saugrenue. Telle est la question pourtant. Et c'est peut-être aussi la vôtre. Avoir du travail ou ne pas en avoir, être employé ou pas... Ce souci, efficacement diffusé, bouscule ce destin collectif que serait le travail, dont l'évidence vient régulièrement à manquer. Ce pivot existentiel s'effrite, laissant démunis ceux - nombreux - pour qui le travail est le centre du monde, le coeur de la vie.. Cette question préoccupe autant le quidam que ces personnages qu'on dit importants, comme si leur nature dépendait de leur statut professionnel. Une prétendue nature estimée à l'aune de la reconnaissance économique et symbolique, l'une voguant avec l'autre sur les vagues de la société de marché. C'est que le travail prétend à tout, y compris à nous faire vivre en nous usant chaque jour un peu. Si le travail est la santé des uns, certains se tuent à la tâche. D'autres encore cherchent l'emploi qui leur manque ou bien apprennent à vivre avec moins. Autour du travail, selon toute vraisemblance, des mutations sont en cours. En associant les images et les mots, ce livre entend mettre en perspective cette banalité que serait le travail. Et le remettre en question, parfois avec un brin de provocation.Après avoir exercé le métier d'ingénieur, Christophe Huret choisit celui de photographe. Principales expositions : Des hommes, des femmes, L'autoroute et l'an 2000 (2000), Faire et gestes (2001), Entre hommes et bêtes (2003), Le jeu de la lumière et du temps (2003), De la ferme Gaillard au Grand Séchoir (2005-2006). Rodolphe Christin est sociologue de formation et voyageur dans l'âme. Outre ses activités d'écriture, il travaille comme consultant dans les domaines de l'emploi, de la prévention des discriminations, des relations interculturelles, lorsqu'il n'oeuvre pas dans les vignes. Il se soucie aussi de questions d'agriculture et plus globalement des relations entre l'homme et la nature. Il est notamment l'auteur de Anatomie de l'évasion (Homnisphères) et de Dissidence de la broussaille (éditions ACL).
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.