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Charles Dupin (1784-1873). Ingénieur, savant, économiste, pédagogue et parlementaire du Premier au S
Christen Carole ; Vatin François ; Fox Robert
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753508316
Charles Dupin (1784-1873) est un personnage emblématique de son siècle. Tour à tour polytechnicien, ingénieur du Génie maritime, savant géomètre, professeur au Conservatoire des arts et métiers, propagandiste des méthodes statistiques dans l'analyse économique et sociale, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie des sciences morales et politiques, député dans toutes les assemblées parlementaires de 1827 à 1870 et, par dessus tout, philanthrope pénétré de la question sociale, il résume, à lui seul, le XIXe siècle français. N'ayant pourtant, dans aucun de ces domaines, laissé une trace marquante, que ce soit en termes de production scientifique ou d'action politique, il a été un peu oublié par l'historiographie. Cet ouvrage vise à combler cette lacune, mais aussi à saisir, à l'occasion de l'étude de ce personnage aux multiples facettes tout un pan de l'histoire française du XIXe siècle : la sortie des guerres napoléoniennes et la concurrence économique avec l'Angleterre, l'émergence d'un pouvoir des savants incarné par le groupe polytechnicien, la genèse des sciences sociales et leur institutionnalisation, notamment au sein de l'Académie des sciences morales et politiques, le débat sur les avantages comparés du libre-échangisme et du protectionnisme, l'apprentissage du parlementarisme dans les soubresauts des changements successifs de régime politique, la question sociale et les nouvelles formes de philanthropie qu'incarnent le mouvement de formation professionnelle ouvrière mais aussi l'émergence des Caisses d'épargne, deux causes qui furent au centre de l'action sociale de Dupin. Résultant d'un colloque organisé dans les universités de Paris Diderot (Paris VII) et Paris Ouest Nanterre-La Défense (Paris X) cet ouvrage réunit autour de ce personnage complexe les multiples compétences disciplinaires (histoire politique et sociale, histoire des sciences, histoire de la pensée économique, sociologie, statistiques) indispensables pour en analyser l'oeuvre et en mesurer la portée.
Chappey Jean-Luc ; Christen Carole ; Moullier Igor
Joseph-Marie de Gérando (1772-1842) est une personnalité centrale du monde politique, intellectuel et administratif de la première moitié du XIXe siècle. Il a souvent été célébré pour son rôle fondateur dans des champs aussi divers que l'histoire de la philosophie, l'anthropologie, le droit administratif, la philanthropie, ou l'enseignement mutuel. Au temps des révolutions, dans un contexte où débattent les premiers réformateurs sociaux, il offre, à la croisée des savoirs, des outils pour comprendre, normaliser et transformer la société : des pauvres aux sourds et muets, toutes les formes de marginalité deviennent des objets d'enquête et d'action. Issu d'un colloque interdisciplinaire, ce livre cherche à saisir toutes les facettes d'un acteur encyclopédique et de son parcours complexe entre la fin des Lumières et l'invention du XIXe siècle. Prenant en compte les renouvellements historiographiques les plus récents, les contributions réunies dans ce volume font le lien entre histoire intellectuelle, histoire politique et histoire sociale. Elles portent plus précisément sur la constitution de nouveaux savoirs de gouvernement, sur les modalités idéologiques et pratiques de réforme et de contrôle de la société et, plus généralement, sur les manières de penser les rapports entre les élites et le peuple dans une société libérale naissante.
Résumé : Maître-mot du mouvement ouvrier, concept clé pour nombre de théoriciens socialistes, l'association cristallise dans l'Europe du XIXe siècle les aspirations à une réorganisation plus juste et égalitaire du travail. Permettant de penser la liberté contre le libéralisme, l'association des travailleurs peut être ainsi appréhendée comme l'expérience en actes d'un pouvoir d'agir collectif et autonome des ouvriers et des ouvrières. Mais c'est aussi un phénomène pluriel. Cet ouvrage vise donc à déconstruire l'objet "association ouvrière" pour rendre compte de la myriade d'expériences concrètes qui se trouvent regroupées sous ce terme. Les contributions rassemblées éclairent les prémisses en France de l'association de travailleurs et de travailleuses sous la monarchie de Juillet, son âge d'or lors de la révolution de 1848, et la multiplication des expérimentations associatives en Europe et au-delà jusqu'à la fin du siècle.
Résumé : Poésie en vie propose 39 activités de création littéraire à picorer selon ses envies. Assorties des illustrations pleines de fantaisie d'Albin Christen, elles représentent autant de clés pour éveiller la créativité chez les petits et grands que la plume ou le clavier démange. A expérimenter en classe ou de manière individuelle, les ateliers se déclinent en divers degrés de difficulté, afin de faire vivre la poésie sous ses formes les plus libres et inventives.
Christen Guillaume ; Hamman Philippe ; Jehling Mat
L'Union européenne a fait de la transition énergétique un symbole fort de la lutte contre le réchauffement climatique. Or, le remplacement d'énergies fossiles par des sources renouvelables ne peut être réduit à une simple dimension technique mais interroge des aspects tant politiques, sociaux que territoriaux. L'ouvrage propose, de façon originale, une comparaison franco-allemande pluridisciplinaire, à partir des sciences humaines et sociales, associant analyse des jeux d'acteurs et scénarios prospectifs. Les contributions mettent en valeur le caractère processuel de la transition énergétique et les formes variées à travers lesquelles elle est susceptible d'être diffusée et mise en oeuvre localement.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.