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L'AFRIQUE DES GRANDS LACS. Deux mille ans d'histoire
Chrétien Jean-Pierre
AUBIER
24,90 €
Épuisé
EAN :9782700722949
Tristement célèbre depuis le génocide rwandais de 1994, la région des Grands Lacs d'Afrique orientale demeure très peu connue. Découverts à partir des années 1860, les royaumes situés près des sources du Nil s'inscrivaient dans une histoire pourtant ancienne : établis depuis le XVIe siècle au moins, ils structuraient un peuplement complexe de langues bantou, maîtrisant agriculture, élevage et métallurgie depuis deux millénaires. Au contact des colonisateurs - allemands, britanniques et belges - et des missionnaires catholiques ou protestants, leur organisation, qui reposait sur des constitutions non écrites de nature religieuse, a été remodelée. Les Etats indépendants nés au XXe siècle - notamment le Burundi, le Rwanda, l'Ouganda - ont hérité de cette double histoire, ancienne et coloniale ; ils se retrouvent piégés par une reconstruction raciale (" Bantous ", " Hamites ", " Nilotes ", etc.) de leur propre passé qui nourrit la politique contemporaine. Cet ouvrage mobilise tous les outils disponibles archéologie, linguistique, sources orales, anthropologie, archives... - pour décrypter l'histoire d'une région d'Afrique dont la culture a fasciné les observateurs européens.
Erec et Enide, premier roman de Chrétien de Troyes, est le premier roman français du cycle arthurien qui nous soit parvenu, mais ce n'est pas, loin s'en faut, son seul intérêt. En effet, l'ouvrage aborde un problème toujours très actuel : comment concilier amour et mariage ? Dans quelles conditions l'amour peut-il survivre au quotidien ? Ce document de première importance dans l'histoire de nos lettres est donc aussi une merveilleuse histoire sentimentale entre le chevalier Erec et la belle Enide, un roman de chevalerie avec ses chevauchées, ses tournois, ses combats singuliers à la lance et à l'épée, un roman d'aventures qui préfigure certaines scènes des Trois Mousquetaires, et une oeuvre qui touche parfois au fantastique et à l'épouvante avec des crânes fendus, des têtes fichées à l'extrémité de pieux et un "mort" qui se réveille... Par sa vivacité, sa variété et son questionnement sur l'amour, ce texte authentiquement mdiéval devrait séduire les jeunes lecteurs contemporains. Il est suivi d'une interview imaginaire de Chrétien de Troyes qui, par le talent de son traducteur, sait expliquer de façon passionnante le monde dans lequel il a vécu et puisé son inspiration.
Tristement célèbre depuis le génocide rwandais de 1994, la région des Grands Lacs d'Afrique demeure très peu connue. Découverts à partir des années 1860, les royaumes situés près des sources du Nil s'inscrivaient dans une histoire pourtant ancienne : établis depuis le XVIe siècle au moins, ils structuraient un peuplement complexe de langues bantu, maîtrisant agriculture, élevage et métallurgie depuis deux millénaires. Au contact des colonisateurs allemands, britanniques et belges - et des missionnaires catholiques ou protestants, leur organisation, qui reposait sur des constitutions non écrites de nature religieuse, a été remodelée. Les Etats indépendants nés au XIXe siècle (notamment le Burundi, le Rwanda, l'Ouganda) ont hérité de cette double histoire, ancienne et coloniale ; ils se retrouvent piégés par une reconstruction raciale ("Bantous" , "Hamites" , "Nilotes" , etc.) de leur propre passé qui nourrit la politique contemporaine.
Chant d'amour, le Cantique des cantiques est aussi un chant du corps, féminin et masculin, qui en loue les membres un par un. La vigilance de ses lecteurs chrétiens en a peu à peu dégagé une logique et une symbolique du corps, puissantes et différenciées. Elles forment l'objet de ce livre, qui en étudie le sens et la constitution, des origines au XIIIe siècle, à travers une trentaine d'auteurs (notamment Origène, saint Augustin, saint Bernard), ainsi que sa postérité chez certains modernes (comme Luther, saint François de Sales ou Claudel). La signifiance du corps y est méditée dans la diversité de ses gestes et de ses membres (les yeux, le nez, la chevelure, les lèvres, les bras et les jambes, les seins, etc.). Cette symbolique des organes est double: elle s'applique au corps collectif de la communauté comme aux puissances de l'homme intérieur. Des dimensions essentielles de la pensée chrétienne du corps, largement méconnues, sont ainsi explorées. Elles ont marqué notre langage et notre rapport au monde en bien des aspects. Que peuvent nos membres? Jusqu'où va la clarté du corps? Que montre-t-elle? Qu'est-ce qu'appartenir à une communauté? La force de la parole du Cantique donne là-dessus sans fin à penser.
Le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994 est emblématique de la catastrophe qui a frappé toute l'Afrique des Grands Lacs depuis une vingtaine d'années. Il n'a été le fruit ni d'une fureur conjoncturelle, ni d'une fatalité ethnographique ou biologique, mais il est le produit très moderne d'une option extrémiste, jouant du racisme comme arme de contrôle du pouvoir. En effet, cette mise en condition de tout un pays aurait été impossible sans l'inscription durable dans la culture de cette région d'Afrique d'une idéologie racialiste, discriminant, sous les étiquettes hutu et tutsi, des autochtones et des envahisseurs, le " vrai peuple " rwandais majoritaire et une " race de féodaux ". Ce livre décrypte la construction de cette idéologie, trop méconnue, qui oppose les " vrais Africains " à des " faux nègres ", ceux qu'on a appelés les Hamites depuis les années 1860 dans la littérature africaniste. Cette maturation se situe à la fois en Europe, dans l'histoire de l'anthropologie, et en Afrique, dans la logique des politiques coloniales, et elle se joue sur deux siècles, donc bien en amont de la crise des années 1990, et jusqu'à aujourd'hui. Le schéma racial dit " hamitique " est né de la même matrice intellectuelle que celui opposant Aryens et Sémites, qui a embrasé l'Europe dans les années 1930-1940.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.