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Répondre. Figures de la réponse et de la responsabilité
Chrétien Jean-Louis
PUF
22,50 €
Épuisé
EAN :9782130562542
Toujours notre parole répond. Elle répond aux autres, aux situations, au monde, à Dieu. Et même seuls, nous nous répondons lorsque nous nous interrogeons sur ce qu'il convient de faire ou de conclure. En répondant à ces appels, nous répondons aussi de nous, et de ce que nous serons. Comment décrire les divers modes de la parole comme réponse ? Comment penser le lien de la réponse et de la responsabilité ? Qu'en est-il de la lutte entre les réponses adverses ? Et jusqu'où notre responsabilité peut-elle aller ? Les hautes formes de la parole poétique (l'épopée homérique, la tragédie grecque, la lyrique moderne) nous montrent ces réponses à l'oeuvre, tout comme le fait le dialogue des peintres (la Renaissance italienne, Claude Lorrain et Turner), ou celui de la musique et de la poésie. Cette phénoménologie de la parole s'achève par une discussion critique des pensées contemporaines de la responsabilité et par une méditation de la figure du Christ comme Répondant.Professeur de philosophie à l'Université de Paris IV-Sorbonne, Jean-Louis Chrétien est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont, récemment, Symbolique du corps (Puf, 2005) et La joie spacieuse. Essai sur la dilatation (Minuit, 2007).
Renouvelant profondément la présentation de la conscience, Gustave Flaubert et Henry James ontouvert au roman des régions jusqu?alors inconnues, et donné à ce genre au XXe siècle la mesure desa tâche et de son exigence. Le jugement moral sur les personnages s?atténue ou se suspend, aubénéfice d?une description aussi fine qu?ambigüe. Et cette descente dans les abîmes intérieursdélaisse désormais la trop nette articulation du monologue intérieur (étudié au t.1) pour uneapproche plus subtile, notamment grâce au style indirect libre, dans une parole à mi-voix.Comment les mouvements et les glissements de la conscience en viennent-ils à prendre une forcedramatique plus intense que les événements même du monde? Pourquoi son « intime aventure »occupe-t-elle à présent le centre? En quoi ce qui faillit seulement avoir lieu peut-il avoir autantd?effet que ce qui se produisit? Par quels modes du style le secret peut-il être suggéré comme tel,avec tout le non-dit qu?il suscite? Pourquoi la vie quotidienne se fait-elle ce qu?il y a de plus lourdd?un sens inépuisable? Et quel jour neuf se lève-t-il alors sur notre relation aux choses et auxlieux, comme sur les rapports de force qui ordonnent nos multiples liens avec les autresconsciences, noeuds de notre identité? Comment montrer avec rigueur le règne en nous du faux,de l?illusion, du clair-obscur?Ce volume présente les conclusions du diptyque sur la vision que le roman des deux dernierssiècles a prise de l?humaine conscience dans toutes les nuances de sa fragilité.
Présentation de l'éditeur Les extrémités du temps excèdent notre mémoire et notre attente. La philosophie, avec Platon, les médita : la vérité de l'être, immémoriale, n'est jamais que retrouvée, en traversant l'oubli. Comment penser cet oubli premier et fondateur ? Les analyses modernes de l'oubli, quant à elles, vivent de nier la perte : tout serait inoubliable, et notre intégrité toujours sauve. Pour la pensée chrétienne, tendue entre le Genèse et l'Apocalypse, espérer contre tout espoir et se souvenir de l'origine sont deux actes essentiels de la foi. La mémoire aussi doit mourir pour ressusciter, se purifier par là de toute nostalgie et devenir mémoire de la promesse : espérance. Saint Augustin, saint Jean de la Croix nous l'apprennent, après Philon le Juif : l'Autre seul est inoubliable, car seul il est l'inespéré.
La fatigue forme un phénomène fondamental de l'existence. Elle met en effet en jeu le rapport de l'homme à ses ouvres et à son corps, au temps et à la mort, au sens et à l'être. L'histoire de la pensée l'atteste qui, des Grecs à la philosophie contemporaine, en passant par le judaïsme et le christianisme, n'a cessé de la méditer. Ce livre décrit ses multiples manifestations, et les enjeux dont elle est lourde. Mais s'agit-il toujours de la même fatigue, ou a-t-elle une histoire, si ce n'est le destin ? L'histoire de la fatigue n'est-elle pas l'histoire du corps ?
S'approprier un lieu pour l'habiter est un acte fondamental de l'homme. Mais ce que nous sommes, il nous faut aussi apprendre à le faire nôtre, en découvrant, exerçant et habitant nos possibilités. Cet espace intérieur est-il essentiellement celui de ma solitude, où nul autre ne peut pénétrer, ou peut-il être celui d'une hospitalité, un vide central où Dieu vient demeurer? Dans la continuité d'une tradition qui remonte à la Bible, nos diverses demeures (chambre, appartement, maison, temple, château...) ont permis de figurer et de décrire l'intériorité humaine. Il s'agit de schèmes variés, tantôt pour explorer, tantôt pour construire notre personnalité, et par là pour penser le jeu de nos forces et de nos désirs, le déploiement de nos pensées et de nos actes, et en dégager des lois, selon une topique, du mot qui signifie la disposition des lieux. Une rupture et un renversement marquent cette histoire. La topique chrétienne, largement méconnue, forme un modèle diversifié et approfondi au long des siècles, lequel pose l'identité humaine comme habitable par une autre présence que la nôtre. A partir de la Renaissance, et depuis Montaigne jusqu'à Rousseau et Kant, tout comme dans la poésie et le roman, elle tend à s'effacer, avec son horizon mystique, au profit d'un face-à-face avec moi-même, tout en usant des mêmes schèmes. Ainsi se fondent l'identité moderne et la subjectivité. A travers la pensée de nombreux auteurs, de saint Augustin à sainte Thérèse d'Avila, d'Origène à Dante, de Baudelaire à Freud, ce livre décrit et médite, selon une généalogie, un axe oublié de la pensée de l'identité, lourd de questions toujours aiguës.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.