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Revue des Collèges de Clinique psychanalytique du Champ lacanien N° 8, Mars 2009 : La part de l'inco
Chouraqui-Sepel Colette
HERMANN
35,90 €
Épuisé
EAN :9782705668396
A l'écoute de ce qui rêve, de ce qui rate, de ce qui rit, Sigmund Freud découvre, voilà plus d'un siècle, le concept qui structure le champ de l'expérience analytique : l'inconscient. Freud a posé d'emblée que, s'il relève de l'écrit, l'inconscient, n'en déplaise à la neurobiologie, n'est pas réductible à un système de traces, de souvenirs. De se nouer avec le réel et avec le corps, tout ce que chiffre l'inconscient n'est pas lisible. L'inconscient se construit autour d'un trou, le refoulement originaire ; l'ombilic est ce point où le rêve est le plus près de l'Unerkannte, le non-reconnu, ce qui ne peut ni se dire ni s'écrire, ce point d'opacité qui ne peut en aucun cas être dit et qui est à l'origine du langage. En définissant l'inconscient comme un savoir-faire avec "la langue" , ce qui dans le langage n'est pas réductible à la communication, Jacques Lacan indique que le terme d'une cure analytique ne saurait donc se confondre avec l'épuisement de son déchiffrage mais serait plutôt de l'ordre d'une identification à sa part de réel irréductible. Les contributions : "De l'importance du grain de sable" par Colette Chouraqui-Sepel ; "Un graphe remarquable : le schéma de la représentation de mot" par Frédéric Morera ; "Ah, la lettre ! " par Bernard Nominé ; "Le sujet obsessionnel et le maître inconscient" par Sol Aparicio ; "Et la nuit je suis un héros. ". . par Marie-Christine Hut ; "Deux inconscients ? " par Christian Demoulin ; "L'inconscient selon Lacan, ou l'instance de la lettre comme raison de l'inconscient ? " par Eliane Pamart ; "Toujours à la gomme, jamais aux p'tits oignons" par Stéphanie Gilet-Le Bon ; "Le colloque de Bonneval, moment crucial du concept de l'inconscient" par Jean-Jacques Gorog ; "Les haleurs du réel" par Albert Nguyên ; "Famille, un nom de l'inconscient ? " par Jean-Michel Arzur ; "De l'inconscient au parlêtre, ou l'inconscient à sa place" par Marc Strauss ; "La vérité de l'Un-conscient" par Jacques Tréhot ; "Habeas corpus" par Laurence Mazza-Poutet ; "L'inconscient et l'événement de corps" par Colette Soler ; "La jouissance de l'inconscient" par Fabienne Guillen ; "L'inconscient implique qu'on l'écoute" par Muriel Mosconi ; "L'inconscient et ses Dieux" par Nicole Bousseyroux ; "L'inconscient et La femme" par Pascale Leray ; "Philippe le Clair, Le parlettre ou l'inconscient au clair de la lettre" par Michel Bousseyroux ; "Impossible à saisir. ". . par Anne-Marie Combres ; "Le rêve dans le pavillon rouge" par Marie-José Latour ; "Désabonnement à l'inconscient" par Claude Léger ; "La lettre dans l'inconscient" par Luis Izcovich.
Résumé : Moïse, prophète du monde moderne ? Telle est la leçon du voyage auquel l'auteur nous convie, des bords du Nil au seuil du cinquième millénaire d'une histoire pathétique. Les cinq portiques de l'ouvre nous entraînent en guise de prélude à un voyage initiatique dans la nuit des idoles, hors des servitudes de l'esclavage. La liberté seule peut faire du vieil homme un bâtisseur de l'alliance salvatrice scellée au Sinaï entre des esclaves libérés et leur Elohîms, l'Etre ineffable, matrice transcendante de tout être. L'auteur analyse l'impact laissé par la pensée mosaïque dans l'histoire d'Israël, de l'Eglise, de l'Islam. Pour une fois, la turbulente famille des enfants d'Abraham s'accorde sous son grand prophète et sur son utopie majeure, celle d'une réconciliation universelle de l'homme avec l'homme. Le temps arrive du retour du refoulé, dans une Jérusalem revisitée où le nouvel Israël, réconcilié avec la Chrétienté et avec l'Islam, dans l'unité transcendante du Dieu nommé de la Bible, s'ouvrira aux grands souffles de l'Esprit pour une nécessaire médiation entre les nations et les Dieux de l'univers. Le peuple de l'Alliance compte, hors de toute frontière nationale, éthique ou religieuse, tous les hommes, ouvriers rie paix et d'équité: la terre entière est leur terre promise.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Résumé : La sublimation ? la dérivation des pulsions vers des objets non sexuels, socialement valorisés ? est un concept psychanalytique insatisfaisant : depuis 1905 que Freud l'a décrite, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le "personnage" en question est donc d'abord l'auteur, en quête du concept. Mais c'est aussi, c'est surtout, le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, sans oublier ces femmes "à passions élémentaires, enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique" : autant de personnages vivant d'une vie intermédiaire, mi-héros de papier, mi-personnes réelles. Mathilde Girard fragmente ainsi le concept de sublimation en petites quantités ? rencontres, parcours croisés, passions discrètes, dérives nouvelles. Elle en étudie la survenue, l'activité : quand ? de quelle manière ? Pourquoi chez l'un et pas chez l'autre, pourquoi chez ce personnage qui est "souvent un homme, et même un homme génial"? "Dans son génie, il ressemble à l'enfant qu'il était, qu'il a gardé en lui. Il fait des projets, des croquis d'espaces, des dessins d'oiseau. Parfois il part dans ses pensées pendant longtemps. Il s'abstrait. Il s'excepte du monde." Ce livre est l'histoire d'un personnage passionnel qui se heurte exemplairement à nos raisons culturelles.
Quelles traces les expériences ludiques laissent-elles dans la personnalité ? Quelle place le jeu a-t-il dans le travail auprès de tout patient, quel que soit son âge ? Comment et à quelles conditions les caractéristiques ou les ingrédients du jeu (plaisir, humour, surprise, étonnement, métaphore, faire semblant, théâtralisation...) sont-ils utiles dans les pratiques ? Cet ouvrage traite la question du devenir et des traces des expériences ludiques infantiles dans la subjectivité. Les auteurs explorent les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l'enfant, et tout au long de la vie. Ils mettent en évidence la façon dont le jeu est essentiel à la vie et à la croissance mentale. Le "moi ludique" est à la source de la créativité en général, permet d'affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, il est le garant de l'espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l'éducateur, du pédagogue, de tous ceux qui ont la responsabilité d'aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. Différents contextes psychopathologiques, différentes formes de souffrance psychique, à tous les âges, sont issus d'expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées. Le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.
Le contre transfert initialement entendu comme l'attachement amoureux de l'analyse à son patient et donc comme obstacle au bon déroulement de la cure analytique est maintenant perçu comme une composante centrale du processus analytique. Dans cet essai, Alberto Eiguer s'attache à décrire les formes multiples que prend cet échange singulier dans lequel les inconscients du patient et de l'analyste créent ensemble un inconscient commun à partir de l'imbrication de deux psychismes. Une étude clinique fine qui témoigne du retour de l'auteur du "Pervers narcissique et son complice".
En psychiatrie comme en psychologie clinique, le patient ne se réduit pas à ses symptômes ni à sa maladie qui ne peuvent pas être compris dans leur seule dimension négative et " handicapante " : ils ont un sens au regard de l'histoire du sujet relevant de diverses formes de conflits, de blessures psychiques, de traumatismes et de systèmes défensifs. Les auteurs reprennent ici la description des grands syndromes psychiatriques actuels en leur apportant l'éclairage de la métapsychologie freudienne et postfreudienne ainsi que celui de la psychopathologie psychanalytique et transculturelle d'aujourd'hui, sans ignorer l'apport des neurosciences. Ces approches théoriques de la clinique apparaissent indispensables à une compréhension contemporaine des troubles psychiques et psychiatriques. Elles donnent les moyens de saisir ce qu'aucun scanner ni aucune statistique ne peuvent montrer, à savoir les dynamiques, les conflits et les déchirures psychiques sous-jacents à l'expression de ces troubles.