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L'imagination
Choulet Philippe ; Tomès Arnaud
LAMBERT-LUCAS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782359354201
L'imagination ne s'est pas d'emblée donnée à penser : elle s'est d'abord manifestée par ses productions - mythes, fantasmes, oeuvres d'art ... - et avant même de la reconnaître, la philosophie l'a d'abord refoulée et combattue. Force d'illusion pour Platon, "maîtresse d'erreur et de fausseté" pour Pascal, l'imagination n'a pourtant cessé de travailler, de manière souterraine, toute l'histoire de la philosophie. Loin d'être une fonction de l'esprit parmi d'autres, l'imagination est bien plutôt la "reine des facultés" (Baudelaire), celle qui rend possible l'exercice et la fécondité de toutes les autres, et permet à l'homme de donner forme et sens à son monde. Cet ouvrage explicite la progressive découverte de l'imagination à travers l'étude de quatre moments décisifs de son histoire conceptuelle et des principaux auteurs qui l'ont pensée : l'Antiquité et la Renaissance, où elle vaut comme sensibilité autant que comme illusion ; l'âge classique, qui la confronte à la raison, dans un jeu complexe d'attraction et de rejet ; les XVIIIe et XIXe siècles, où la promotion de la sensibilité et de la création artistique lui permettent d'être reconnue dans son originalité ; le XXe siècle, qui se concentre sur l'imaginaire et sur ses oeuvres.
Ala frontière du cours - dont on ne saurait faire l'économie - et du recueil de sujets corrigés, Philo-notions voudrait apporter aux élèves des classes terminales une aide concrète dans l'approche des notions philosophiques, résolument orientée vers l'exercice de problématisation. Chaque volume de la collection comporte donc trois parties : un exposé théorique ; des textes commentés ; des sujets de dissertation corrigés. Par delà cette visée pédagogique - pour nous essentielle - Philo-notions voudrait rappeler que l'étude d'une notion philosophique, lorsqu'elle est abordée dans un souci de mise en évidence d'une problématique, en relation avec les grandes doctrines philosophiques, peut être une source de plaisir... Qu'elle nourrisse les triomphes ou les descentes aux enfers, la passion est fascinante en ce qu'elle occupe entièrement la subjectivité, par la surintensité, par l'élection d'un objet unique, son jusqu'au-boutisme et son absolutisme. Elle prouve au passionné l'originalité de son existence, mais de façon paradoxale, sinon contradictoire : ivresse de puissance et souffrance, sentiment de liberté et expérience de la fatalité marchent de concert - le couac final l'emporte souvent. Que pense le philosophe de son coût exorbitant Comment, marré la critique, faire l'apologie de la passion ?
Comment enseigner aujourd'hui, et, que doit-on enseigner, une fois qu'on a compris le bouleversement radical des esprits et des nerfs, des systèmes de perception et des expériences du monde que les nouveaux médias font subir à l'homme " industriel " ? Dans un premier volume (La Bonne École, l. Penser l'École dans la civilisation industrielle, Champ Vallon, 2000), les auteurs expliquaient pourquoi ils enracinaient le malaise actuel de l'École dans le retard anthropologique et institutionnel de l'enseignement en général par rapport au réel industriel et à ses structures matérielles, techniques et humaines de production. Ce second volume porte donc tout naturellement sur les structures d'enseignement de ce nouveau réel et de ses principes (formes, méthodes, nouveaux outils comme l'ordinateur, organisation des études) et sur les contenus de savoir (en particulier sur la manière dont les savoirs à instruire sont peu à peu extraits du réel industriel en acte : quels champs, quels registres, quels modèles). Le principe, c'est, et ce doit être : le savoir au centre - ce qu'avait réalisé, pour sa part, l'École de la civilisation agricole (celle de Jules Ferry). En vertu du principe d'analogie, ce volume fait donc le point sur les formes pérennes à conserver (celles, justement, que l'École d'aujourd'hui a cru bon de mettre en péril, au détriment de l'élémentaire du savoir et du bon sens) et sur les transformations historiques à opérer dans les esprits et l'institution tout entière. L'École est l'instrument d'optique privilégié de l'homme industriel sur la réalité sans cesse inédite de son expérience, elle est donc le premier milieu social qui rend possible une vraie compréhension et une vraie maîtrise de cette réalité.
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.