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Il la regarde
Chopin Alain
EDTS DIALOGUES
19,90 €
Épuisé
EAN :9782918135432
C'était dans la nuit de Trébeurden, sur la digue. On entendait les vagues, le bruit incessant de la mer. On avançait, frappé au visage surtout, par le vent. Et soudain on percevait comme par bribes, un air. Ça devenait plus régulier et plus fort peu à peu et tout à coup, après avoir dépassé les Roches Blanches, on le voyait qui tournait sur une petite hauteur, devant le port. Des lumières d'abord, indistinctes comme des traînées de couleur sur la nuit. Et puis des formes peu à peu comme on s'approchait: des avions, des fusées, un bateau, un car, des chevaux. Les avions montaient et descendaient et les enfants dedans essayaient d'attraper un pompon que faisait sauter la patronne du manège. C'était une boule de tissu avec de longues franges, attachée au bout d'une ficelle passée dans une poulie. «Ça y est, je l'ai, criait une petite fille, j'ai un tour gratuit.» Et bientôt, le mouvement s'arrêtait, les enfants descendaient sauf cette petite fille qui trônait comme une reine dans son avion, pressée que ça redémarre.Lui était à côté, près d'une petite baraque à barbes à papa tenue par le patron du manège. Ça sentait bon, une odeur sucrée, légèrement écoeurante, mais bonne. Le patron tendait un bâton surmonté d'une énorme boule de filaments rouges à un enfant qui, lui, tendait une pièce. Il portait un chapeau à larges bords, un jean et une veste à franges, en daim marron, des santiags. Il souriait. Il avait un bon sourire. L'enfant, aux beaux yeux bleus, prit la barbe à papa et le sourire pour le prix de sa pièce et alla rejoindre sa mère qui l'attendait près du manège, assise sur une chaise, emmenée par le mouvement des couleurs qui passaient et les éclats de sons qui traversaient le vent.C'étaient des airs anciens, sur une sorte d'orgue de barbarie, un instrument mécanique, avec parfois aussi de la variété plus récente, des tubes. On entendait des bribes de morceaux quand le vent les soufflait vers soi, des bribes d'airs anciens et nouveaux qui se perdaient dans la nuit, avec les lumières du manège. Il reconnut Bambino de Dalida: «Et gratte et gratte sur ta mandoline mon petit Bambino, ta musique est plus jolie que tout le ciel de l'Italie». Il entendait parfois cette chanson, des années auparavant, en passant lorsqu'il rentrait de l'école - il avait à l'époque onze, douze ans - près des autos tamponneuses, quand la foire s'installait à Lannion, sur les bords de la rivière envasée, le Léguer, où la mer remontait chaque jour au gré des marées. Et chaque fois, ça lui pinçait le coeur. Comme une sorte de féminité sensuelle inaccessible, une promesse inatteignable dans l'instant: «Tu peux chanter tant que tu veux, elle ne te prend pas au sérieux». «Bambino, Bambino» et le reste se perdait, emporté par une saute de vent tandis qu'il s'approchait du manège, dans la nuit tombante à Trébeurden.
Chopin Hervé ; Mauguin Patrick ; Faraggi Raphaël ;
Résumé : Ce guide pratique de la pêche en eau douce, entièrement illustré de photographies et de dessins en couleurs, présente : 9 techniques, des plus courantes (pêche au leurre ou à la cuiller) au plus sophistiquées (pêche à l'anglaise ou au toc) ; les plus beaux poissons d'eau douce (leurs caractéristiques, leur comportement, où les pêcher et à quel moment de l'année) ; le matériel et tous les éléments de réussite d'une partie de pêche (noeuds, plombées, amorces, esches...).
Résumé : Ce guide pratique de la pêche en eau douce, entièrement illustré de photographies et de dessins en couleurs, présente : 9 techniques, des plus courantes (pêche au leurre ou à la cuiller) au plus sophistiquées (pêche à l'anglaise ou au toc) ; Les plus beaux poissons d'eau douce (leurs caractéristiques, leur comportement, où les pêcher et à quel moment de l'année) ; Le matériel et tous les éléments de réussite d'une partie de pêche (noeuds, plombées, amorces, esches...).
Résumé : Les Etats-Unis et l'Europe : deux ensembles politiques, s'éloignant l'un de l'autre, emportés par une sorte de " dérive des continents " ? On le dit parfois. Que se passe-t-il pourtant si, changeant d'optique, on se propose de voir, dans ce qui se joue devant nos yeux, les différents " moments " d'une histoire commune des transformations de l'Etat-nation - et, in fine, de la démocratie elle-même ?
Dès ses premières critiques littéraires, Maurice Blanchot a commenté les plus grands écrivains allemands : Kafka, Thomas Mann, Rilke, Goethe, Eckermann, Hölderlin, Nietzsche, Musil, Broch, Hesse, Celan... Blanchot a toujours lu en allemand. Il connaît parfaitement la philosophie de Hegel à Heidegger, de Scholem à Adorno, ainsi que les oeuvres critiques de la littérature et la philosophie allemandes. La plupart de ses oeuvres portent d'ailleurs les traces de la culture allemande : les romantiques pour l'écriture fragmentaire, Kafka pour les premiers romans, ou encore Thomas Mann pour certains motifs littéraires. Il n'est pas rare en fait de trouver dans les romans ou les récits de Blanchot des citations à peine réécrites de certaines oeuvres germanophones. Cet ouvrage a pour intention de faire le point sur ces correspondances de pensée tout en insistant sur des auteurs plus secondaires pour Blanchot comme Maître Eckhart, Leibniz, Novalis, Heidegger, Wittgenstein, Schelling, Benjamin, Freud...
Le 25 novembre 2009, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé annonce la suspension de l'autorisation de mise sur le marché d'un médicament. Il s'agit du Médiator, commercialisé depuis plus de trente ans, alors consommé quotidiennement par près de 300 000 français. Cette décision fait suite à la révélation d'une toxicité grave directement liée au médicament: une atteinte des valves du coeur, aux conséquences parfois mortelles. Les premiers éléments laissant suspecter la possibilité d'une telle toxicité remontent à 1997; date à laquelle un médicament très proche, le coupe-faim Isoméride, est interdit pour les mêmes raisons. Médecin, j'ai été pendant vingt ans témoin puis acteur de cet épisode dramatique. J'ai pris la décision de raconter la chronique des événements auxquels j'ai pris part. Je pense qu'il est de mon devoir de citoyen de témoigner de ce que j'ai vécu, de la manière la plus factuelle possible, afin de permettre à chacun de découvrir le dessous des cartes, les rouages aboutissant aux prises de certaines décisions de santé publique en France" Irène Frachon Découvrez à la fois un livre papier et sa version numérique qui grâce à un code 2d vous permettra de télécharger le livre sur votre Smartphone, ordinateur ou sur votre Reader.
Comment Zola Méké, jeune Africain issu d'une famille démunie, est-il devenu chirurgien à Paris? Pour faire ses études, Zola, adolescent, est obligé de s'exiler. D'abord à Cuba, puis en Russie et en France. Une ascension sociale terriblement coûteuse: déchirement familial, petits boulots pour survivre, racisme, tiraillement entre l'attrait d'une vie "moderne" et l'emprise de la culture originelle. Mais ce roman est aussi une histoire forte d'amour et d'amitié entre quatre jeunes aux destins divergents. Une aventure humaine où les personnages de rencontre abondent: un idéaliste égaré, une singulière mère adoptive, un curieux chirurgien russe adepte du silence? Le tout narré d'une plume alerte où l'humour s'invite souvent. Noirs en blanc est une fiction inspirée des témoignages de médecins étrangers travaillant dans nos hôpitaux. Il évoque la fuite des cerveaux d'Afrique, un drame pour ce continent? "Reprenez vos ONG et rendez-nous nos médecins", s'écrie Myezi, une femme chirurgien amoureuse de Zola.
Résumé : Kreiz-Breizh. Autant qu'il m'en souvienne, cette de?nomination n'e?tait pas encore utilise?e au temps de ma jeunesse, il semble que le mot soit apparu avec le revival celtique. Pour parodier les banlieusards du neuf-trois ou du neuf-quatre, certains d'entre nous se sont alors amuse?s a? ne prononcer que les initiales. K.B. Deux lettres majuscules claquant comme les sabots d'un cheval sur le pave? de la place du bourg. K.B., comme Kalon Breizh, coeur de Bretagne.
Jean Rohou, dans cet essai, s?interroge sur la mission de l?Eglise. Sa raison d?être fondamentale est bien de diffuser un message spirituel et moral d?amour de Dieu et des hommes. Seulement, pour manifester son pouvoir, l?Eglise a souvent tendance, selon l?auteur, à présenter ses affirmations comme définitives. Ce faisant, elle contredit sa mission d?adaptation historique, géographique et socioculturelle. Chaque fois (ou presque) que l?humanité a réalisé une importante découverte (Galilée, Darwin), invention (la pilule) ou promotion (la démocratie, les droits de l?homme), l?Eglise y a opposé comme immuables des vérités périmées. Aussi, Jean Rohou s?interroge : le catholicisme, sauveur ou censeur ?