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RELIGION ET SOCIETE EN FRANCE 1914-1945
CHOLVY/HILAIRE
PRIVAT
14,15 €
Épuisé
EAN :9782708968455
Deux guerres mondiales mettent à l'épreuve le christianisme et, plus tragiquement encore, le judaïsme. Les catholiques se rallient à un Etat républicain sécularisé qu'ils espèrent transformer. Leur but : reconquérir la société grâce à une Action catholique en plein développement. Séduits un temps par le nationalisme intransigeant de Maurras, ils évoluent vers le personnalisme de Blondes et de Mounier ou vers l'humanisme de Maritain, inspiré par saint Thomas d'Aquin. Tous les tiennent en éveil face aux totalitarismes nazi et communiste, dénoncés chez les protestants par Karl Barth. La renaissance culturelle chrétienne, initiée par Péguy, s'affirme avec Claudel, Mauriac, Bernanos. Tandis que les croyants sont invités à se ressourcer dans des spiritualités anciennes ou nouvelles - de Français d'Assise à Thérèse de Lisieux -, les mouvements religieux de laïcs prennent un essor sans précédent : les chrétiens deviennent les partenaires incontournables des diverses autorités qui prétendent incarner la France pendant la cruelle seconde Guerre mondiale.
Thème fondamental de l'histoire de la France contemporaine, la religion est aussi un des plus négligés. Une synthèse accessible et rigoureuse était d'autant plus nécessaire que les années récentes révèlent le besoin d'une meilleure compréhension du phénomène religieux. C'est l'objectif du présent ouvrage. Cette seconde édition comprend d'importants compléments ; une attention particulière a été portée à l'actualisation du texte lui-même, des documents comme de la bibliographie. L'ouvrage retrace aussi bien les transformations intervenues dans le sentiment religieux que la place de la religion dans la société et la vie politique, depuis la fin du XVIIIe siècle. Ainsi le catholicisme a-t-il d'abord été la religion de l'Etat avant d'être celle de la majorité des Français, l'égalité des cultes étant reconnue aux protestants puis aux juifs. L'émulation a stimulé la ferveur de certains même si la séparation de l'Eglise et de l'Etat (1905) a contribué à la montée de l'indifférence. D'où l'importance d'une histoire comparée des religions et des communautés qui impose d'être attentif au judaïsme, à l'islam, aux nouvelles religiosités. C'est en suivant ce fil directeur que l'enjeu actuel de la laïcité prend tout son sens : faire en sorte que la cohésion nationale s'accorde de ces différences. Par ailleurs, l'auteur entend remettre en question le schéma traditionnel d'une déchristianisation de la France selon un processus linéaire, pour lui substituer l'hypothèse de lents mouvements de balancier, faits des flux et des reflux du sentiment religieux.
Résumé : " Le moment arrive où vous n'aurez plus pour vous qu'un petit nombre de vieillards ", assurait le ministre Casimir Perier à un prêtre au lendemain des Trois Glorieuses. Or, quatre années plus tard, Sainte-Beuve constate que le sentiment religieux caractérise " une notable partie des jeunes générations de notre temps ". Un réveil se produit au sein de la jeunesse intellectuelle. En 1836, un tiers des élèves de l'École normale supérieure est enrôlé dans la Société de Saint-Vincent-de-Paul, une association issue de la rencontre en 1833 de quelques étudiants, au premier rang desquels le Lyonnais Frédéric Ozanam et d'un vétéran des ?uvres de la Restauration, Emmanuel Bailly. En 1835, Ozanam et ses amis sont parvenus à faire monter Lacordaire dans la chaire de Notre-Dame. Nul doute que l'alliance momentanée entre libéralisme, romantisme et catholicisme n'ait créé un climat plus favorable pour ceux qui voulaient réconcilier la religion et la liberté, la science et la foi, ce qui fut le grand combat intellectuel de Frédéric Ozanam à Lyon d'abord, à Paris ensuite, comme étudiant d'abord, comme professeur dans la chaire de littérature étrangère de la Sorbonne ensuite. Mêlé, souvent malgré lui, à plusieurs des combats de son temps, la campagne pour la liberté de l'enseignement, la question des nationalités, Ozanam n'hésite pas à se faire journaliste dès lors que la question sociale passe au premier plan de l'actualité en 1848. Mort en 1853, à l'âge de quarante ans, il a anticipé des évolutions qu'il faudra attendre plus d'un siècle pour voir se confirmer. Béatifié à Paris, lors des Journées mondiales de la jeunesse, en 1997, ce laïc marié très amoureux de sa femme, ce père de famille incarne un visage de la sainteté rarement proposé encore.
Le 11 novembre 1918, 11 h, signature de l?armistice? Comment ont réagi, après tant d?annonces différées d?une fin proche et d?espoirs déçus, les Français ordinaires ? Oscillant entre incrédulité, soulagement, joie intense ou volonté de fraternisation, une centaine de témoignages authentiques et inédits, issus de correspondances ou des carnets personnels, donne la parole, un siècle plus tard, aux soldats, fantassins ou artilleurs, hospitalisés ou en permission, aux civils en France ou habitant des territoires occupés par l?armée ennemie, aux prisonniers en Allemagne ou aux soldats continuant encore à se battre à Arkhangelsk et à Odessa. Un livre-hommage aux Français ordinaires qui ont vécu la fin de la Grande Guerre.
Pouillart Philippe ; Krakowski Ivan ; La Pontais A
Bien manger pour mieux se soigner... Oui, une alimentation bien choisie peut aider les patients à renforcer les effets des traitements de façon optimale. Oui, l'alimentation peut aussi rester plaisante malgré les risques de déviance du goût et la cohorte d'effets secondaires parfois difficiles à supporter. Avec plus de 100 pages de conseils pratiques faciles à suivre, ce guide est un outil inédit pour accompagner le malade pendant son traitement et comprendre les enjeux de la nutrition, du respect des règles hygiéno-diététiques aux moyens d'éviter la dénutrition. Fruit d'un travail collectif, il est le résultat d'une étude qui a intégré 197 personnes en phase active de cancer. Une équipe de recherche s'est construite autour d'elles et avec elles, pour aujourd'hui faire partager leur expérience et leurs connaissances. Complété par une étude rigoureuse de la littérature médicale de référence, cet ouvrage apporte des réponses nutritionnelles concrètes, que chacun s'appropriera en fonction de sa situation et des symptômes ressentis. Retrouvez plus de 100 suggestions de recettes à télécharger au fil de la lecture pour mettre ces conseils en pratique... Suivez le guide !Notes Biographiques : Philippe Pouillart est docteur en immunopharmacologie. Il est titulaire d'un CAP de cuisine et d'un certificat en éducation thérapeutique du patient. Il est membre de l'Institut nutrition (IN), de la Société francophone de nutrition clinique et métabolisme (SFNCM), de l'Association francophone des soins oncologiques de support (AFSOS), de l'Association culinaire des établissements hospitaliers de France, et de l'Association des toques françaises. Il est également administrateur au comité de l'Oise de la Ligue contre le cancer. Ses travaux de recherche sur la biologie du cancer et ses traitements ont commencé à l'université de Picardie Jules-Verne et se sont poursuivis à l'INSERM, au CNRS, puis à la société VACSYN. Il est aujourd'hui enseignant-chercheur en pratique culinaire et santé à l'Institut polytechnique UniLaSalle à Beauvais, dans lequel il est à l'origine de la formation d'ingénieur en alimentation et santé. Il y dirige le programme de recherche en oncologie « NEODIA - Vite fait bienfaits ». Conférencier, il est l'auteur et le coauteur de nombreuses publications scientifiques, d'un référentiel national en oncologie, d'ouvrages de vulgarisation et de guides pratiques en alimentation.
Georges Mailhos nous propose de partir à la rencontre des thèmes incontournables ou cachés de la culture classique, connus ou trop souvent oubliés. Personnages historiques et mythologiques, notions politiques et questionnements philosophiques se succèdent au fil des mots. Ainsi parlait Georges Mailhos à ses "figures du lendemain" - ses petits-enfants et ses étudiants, destinataires originels de ces textes - du fondamental comme de l'anecdotique. Ainsi nous offre-t-il encore, entre démonstrations argumentées et confidences plus personnelles, l'histoire d'une vie littéraire passionnante et passionnée. Les réflexions qui ponctuent l'ensemble de ce précis résolument intime pourraient bien nous mener à nous interroger, à notre tour, sur ces quelques notions... et toutes les autres. Précisément.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.