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Raison et déraison de l'utopie
Chirpaz François
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738484758
Un vieux rêve habite l'imaginaire de l'homme d'Occident et, depuis longtemps, il a contribué à façonner son regard sur le monde et sur la vie sociale, sur l'histoire et sur l'homme. Le rêve d'une société où l'homme pourrait vivre libre, sans avoir à redouter la misère, la violence de la guerre ou l'exploitation sauvage de sa vie et de sa liberté et où la vie ne serait que sous le signe de la paix et de la concorde entre les hommes. Non pas une simple fantasmagorie toutefois, car, en lui, c'est la raison qui s'exprime. C'est à suivre ce rêve dans sa constance et ses métamorphoses mais aussi ses dérives dans notre histoire que s'attache le présent ouvrage. En accordant une place privilégiée à Thomas More. C'est avec lui, en effet, que ce rêve se voit désigné comme utopie et qu'il devient expressément rêve de la raison en souci d'ordonner le destin des hommes.
Un livre inachevé à la mort de son auteur et dont ne sont restés que des fragments, mais une des oeuvres majeures de la pensée moderne, au même titre que celles de Montaigne, de Descartes ou de Spinoza : telles sont "Les Pensées" de Pascal. Le projet initial de Pascal (1623-1662) est d'écrire une apologétique, c'est-à-dire tant une défense qu'une illustration de la religion chrétienne. Au final, l'ouvrage représente un des diagnostics les plus sûrs de notre propre modernité parce que la réflexion de Pascal creuse à la pointe vive de notre condition d'homme, en une sûreté d'analyse qui met à nu la contradiction essentielle qui fait de l'homme un être humain. C'est à suivre, dans ses méandres, la finesse de cette analyse de notre condition et de notre destin que s'attache le présent ouvrage, dans le constant souci de débusquer tant de contresens faits autour de cette oeuvre magistrale. Avec la seule préoccupation de ne la lire que pour elle-même, en lui restituant sa tonalité propre.
Résumé : Incessante et fragile. C'est sous ce signe que la parole se manifeste et qu'elle est ici prise en compte car son enjeu est celui de l'existence dans toute sa contradiction. Le langage introduit l'individu dans l'espace de la communauté et il fait de lui un homme en le faisant entrer dans le monde de ses semblables. La parole, elle, fait découvrir à l'homme la singularité de l'existant qu'il est : un être dans la vie qui n'existe que dans le souci de son identité, du sens de sa vie, comme du sens de son propre destin. C'est pourquoi l'incessant de la parole est tout autre que celui des mots qui circulent dans le parler social. En elle, c'est un existant qui se manifeste. Il vient habiter le monde des mots et il émerge à soi, en quête de soi-même dans la quête de la rencontre avec l'autre homme. Si la parole est son ?uvre, dans le même temps, en lui, elle parle, l'ouvrant à la dimension de son humanité. Aussi le risque de toute parole qui veut devenir parole humaine est-il le même que celui du vivant qui veut faire de sa vie une existence humaine. S'attacher à comprendre la parole dans son être propre est donc s'attacher à entendre ce mouvement par lequel l'homme advient à la découverte de celui qui est, comme de ce que veut dire pour lui vivre dans la dimension de son humanité.
Un recueil de divers articles, comme un cheminement aux parcours croisés sur notre rapport à la vie, le temps de notre entrée dans le monde, la quête de la relation avec l'autre pour conjurer la solitude, mais aussi l'installation sur un sol et le rêve qui incite au jeu comme au voyage. Mais, en chacun d'eux, telle une constante, l'interrogation sur cet être que nous sommes, sa nature et son destin. Un être parmi les autres vivants, mais qui inscrit sa différence propre en se révélant capable de parole et de pensée. Mais, parce que vivant, inévitablement mortel et, parce qu'homme, n'appréhendant sa mort que comme une énigme. En ce sens, toute interrogation de l'être humain sur lui-même est toujours, à quelque degré, à tonalité tragique. Le sentiment tragique de la vie, chacun l'éprouve, à un moment ou à un autre de sa vie. Mais comment dire et avec quels mots ce même sentiment ? C'est à cette interrogation centrale qu'entendent s'attacher les essais rassemblés ici. Chacun comme une esquisse pour approcher cette réalité que nous sommes.
Résumé : Comprendre la réalité corporelle, lorsque c'est de l'être humain qu'il s'agit est, d'une manière obligée, le faire en terme d'existence, à partir de la prise en compte de tout ce qui en jeu dans une existence humaine, car c'est d'une personne qu'il s'agit. S'attacher à comprendre tout ce qui relève de l'homme en le rapportant en priorité à l'existence est donc appréhender chacun des comportements comme moments d'une aventure où, chaque fois, c'est l'intégralité d'un destin qui est en jeu. L'existence est une histoire dans laquelle l'être humain est engagé tout entier : tout à la fois commandée par la part non choisie de la condition et s'efforçant toujours de faire de cette condition ce qui donne sens à sa propre vie. Cet essai dont on présente ici la 4e édition a été le premier pas sur le chemin d'une interrogation sur la condition de l'existence personnelle. Première esquisse d'un travail dont le dernier en date est " Parole risquée ".
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.