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Dire le tragique. Et autres essais
Chirpaz François
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296082618
Un recueil de divers articles, comme un cheminement aux parcours croisés sur notre rapport à la vie, le temps de notre entrée dans le monde, la quête de la relation avec l'autre pour conjurer la solitude, mais aussi l'installation sur un sol et le rêve qui incite au jeu comme au voyage. Mais, en chacun d'eux, telle une constante, l'interrogation sur cet être que nous sommes, sa nature et son destin. Un être parmi les autres vivants, mais qui inscrit sa différence propre en se révélant capable de parole et de pensée. Mais, parce que vivant, inévitablement mortel et, parce qu'homme, n'appréhendant sa mort que comme une énigme. En ce sens, toute interrogation de l'être humain sur lui-même est toujours, à quelque degré, à tonalité tragique. Le sentiment tragique de la vie, chacun l'éprouve, à un moment ou à un autre de sa vie. Mais comment dire et avec quels mots ce même sentiment ? C'est à cette interrogation centrale qu'entendent s'attacher les essais rassemblés ici. Chacun comme une esquisse pour approcher cette réalité que nous sommes.
Il convient plutôt de s'attacher à ce que signifie : être un homme" . Ce mot de Kierkegaard peut servir de fil conducteur à ces entretiens attachés à restituer le chemin de pensée de François Chirpaz. Un itinéraire philosophique s'efforçant de comprendre ce vivant que nous sommes, à travers la tradition des philosophes, bien sûr, mais également l'oeuvre littéraire, la psychanalyse ou le texte biblique. Mais toujours en le rapportant à la question de la vie et de son destin.
Résumé : Nulle réalité du monde n'est plus familière à l'homme que l'homme, de tous les vivants le plus proche de lui-même puisque capable de se penser et de se dire, et toujours en souci de soi. Une familiarité évidente à l'existant préoccupé de souligner sa spécificité tant à l'endroit des autres vivants que de ses semblables ; et pourtant l'évidence demeure si peu sûre de sa prétention qu'elle ne parvient jamais à faire taire, en elle, l'interrogation au sujet de l'identité de celui qui s'affirme comme un homme. Si l'être humain demeure problématique à lui-même, ce n'est pas dans son action ni dans le fonctionnement de son intellect, ni même dans le tumulte de ses passions individuelles et collectives, mais par le caractère incertain de son destin. Vivre, c'est être confronté à la mort, son échéance ultime, comme, également, au chaos que chaque homme porte en lui-même. De ce fait, il ne peut éprouver sa propre vie que sous le signe de la précarité, en une interrogation rendue d'autant plus aiguë que l'existence prend une conscience plus vive de sa singularité propre. Le point essentiel de la question sur l'homme a donc son centre de gravité en cette contradiction qui le constitue ainsi qu'il est. Aussi, l'être humain ne peut-il être rencontré que dans cet entre-deux où la force de sa prétention demeure inséparable de la précarité de son être dans la vie.
Il importe à la pensée de savoir si elle se dupe elle-même en imprimant à sa démarche une orientation métaphysique. La fondation, par Hume, de la science de la nature humaine, le pose sans ambages. Philosopher ne saurait consister à se complaire dans les prétentions aventureuses d'une raison qui ne sait rien des limites de sa condition ni des mécanismes de son fonctionnement. L'esprit humain ne dispose que de ses idées, simples copies des impressions sensibles. Et l'unique possibilité de l'entendement est d'unir entre elles ses idées, selon les principes de l'association. De tout ce qui dépasse l'expérience, il ne saurait donc y avoir de connaissance. C'est en se tenant à la jointure de cette double thèse (la connaissance du fonctionnement de l'entendement disqualifie toute prétention métaphysique) que le présent ouvrage veut entreprendre une répétition de ce procès fait à la métaphysique. Là, s'ouvre, pour une part, notre modernité. Il importe d'en prendre la mesure, comme aussi bien des ambiguïtés qu'elle ne parvient pas à dissiper. Répéter la question n'est pas simplement réitérer Hume. C'est aussi demeurer en débat avec lui.
Un vieux rêve habite l'imaginaire de l'homme d'Occident et, depuis longtemps, il a contribué à façonner son regard sur le monde et sur la vie sociale, sur l'histoire et sur l'homme. Le rêve d'une société où l'homme pourrait vivre libre, sans avoir à redouter la misère, la violence de la guerre ou l'exploitation sauvage de sa vie et de sa liberté et où la vie ne serait que sous le signe de la paix et de la concorde entre les hommes. Non pas une simple fantasmagorie toutefois, car, en lui, c'est la raison qui s'exprime. C'est à suivre ce rêve dans sa constance et ses métamorphoses mais aussi ses dérives dans notre histoire que s'attache le présent ouvrage. En accordant une place privilégiée à Thomas More. C'est avec lui, en effet, que ce rêve se voit désigné comme utopie et qu'il devient expressément rêve de la raison en souci d'ordonner le destin des hommes.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.