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ENIGME DU VISIBLE
CHIRON
PUB SORBONNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782859447212
Qu'est-ce que l'énigme du visible à notre époque, où nous pensons que tout a été vu, grâce aux appareils les plus performants à la portée de tous? L'énigme est la pièce inconnue du palais, la tache aveugle au fond de notre oeil, ce qu'on ne voit pas quand on a le nez dessus, ce qui est à La fois trop loin et trop proche. Tel Oedipe, énigme lui-même, c'est au terme d'un long parcours qu'à la fin, le visible se découvre l'inverse de ce que nous avions cru. Sont ainsi revisités, à la recherche de leur part encore inconnue, étonnante, Les parcours créateurs d'oeuvres d'artistes comme Duchamp, Picasso, Matisse, Niki de Saint-Phalle. De L'énigme, chaque texte déploie l'une des faces, à la manière d'un kaléidoscope, à l'intérieur de six chapitres: l'artiste migrant; le dessin et le corps créateur; l'image analogique ou numérique; l'oeuvre en procès, croisements, métissage; l'espace et le lieu; le "regardeur" et ses discours. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui s'intéressent aux arts visuels: artistes, chercheurs, enseignants, étudiants en art, ainsi qu'à celles et ceux qui voudraient en savoir plus sur cette énigme de l'art qui a toujours le dernier mot.
Résumé : Dans nos sociétés où l'intime et le privé sont de plus en plus médiatisés et souvent confondus, où chacun peut écrire ou filmer sa vie et la mettre en circulation sur Internet, la livrer au public, il nous a semblé urgent de repérer la fonction réciproque de chacun de ces trois concepts dans le champ de l'art contemporain. L'art et la vie ne pouvant être séparés, il était essentiel d'élargir d'emblée la problématique à d'autres disciplines. Car la tentation est grande de projeter dans l'art les sens qu'ont en sociologie, en psychanalyse ou en droit, par exemple, les trois sphères de l'intime, du privé et du public. La nouveauté de cet ouvrage réside dans l'approche décentrée et pluridisciplinaire d'un sujet profondément actuel. La question posée dans ce livre est celle-ci : partant de l'hypothèse que l'on ne peut plus penser séparément ces trois concepts, comment s'entrecroisent-ils dans l'art, par rapport à d'autres champs souvent mieux connus, ou paraissant tels, de la recherche en sciences humaines et juridiques ? Que l'art contemporain intègre ou non les nouvelles technologies, l'intime y est-il cette virtualité qui n'existe qu'incarnée dans le cerveau de chaque récepteur ? Cette incarnation, étudiée par les sciences cognitives, fait-elle de nous les contemporains de notre époque ? Explorant la création en acte à partir de cas précis, cet ouvrage propose des avancées dans un champ à la fois connu et méconnu de la recherche en art. Aux non-spécialistes, il voudrait rendre plus proche, plus étrangement familier, l'art contemporain.
L'hypothèse de datation la plus plausible (IIe-Ier siècle avant J.-C.) fait du traité Du Style de Démétrios (Ps.-Démétrios de Phalère) un ouvrage de première importance : il s'agirait du seul traité de rhétorique conservé entre la Rhétorique d'Aristote et la Rhétorique à Herennius. C'est par ailleurs l'un des très rares ouvrages antiques à proposer une théorie générale du style. Il apporte donc des lumières irremplaçables sur le creuset où se sont formées, perfectionnées ou préparées des théories aussi importantes que celle des figures de style, celle des qualités, celle des types ou caractères du style, la doctrine du sublime, etc. L'étude de cette œuvre permet de mesurer la profonde familiarité qui unit, à partir de l'époque hellénistique, production et critique des textes et d'observer le phénomène de "globalisation" de la rhétorique, qui recouvre l'annexion par celle-ci de tous les savoirs concernant le langage, l'ouverture aux influences philosophiques les plus diverses, l'adaptation - parfois difficile - de la théorie aux modèles littéraires et aux valeurs esthétiques les plus variés. Est aussi mise en lumière la prégnance nouvelle du " sentiment " littéraire.
L'approche sensible du paysage fait la part irréductible du corps, centrale dans l'art contemporain. Elle s'accorde aux avancées récentes des sciences cognitives où, selon "l'inscription corporelle de l'esprit" (Varela), tout paysage est "incarné". En effet, le mot de paysage confond le sujet qui regarde et l'objet regardé, la vue et la représentation. Il annule la séparation, traditionnelle en Occident, entre le sujet et l'objet. À l'inverse d'une approche trop intellectuelle et globalisante qui a montré ses limites, les divers points de vue ici réunis démontrent que l'expérience du paysage est la réconciliation de plusieurs paysages éloignés dans l'espace et le temps, leur point fugitif de croisement, que l'art seul peut saisir. Ce paysage-monde ou paysage "retrouvé" échapperait au local et au global. Il surgirait d'une rencontre créatrice, d'un dépaysement. Il unirait, comme aux premiers âges de l'humanité, les vivants et les morts. Les exilés et les émigrés y trouveraient une chance d'"habiter en poètes", faisant "émerger" un temps et un espace possibles. Les auteurs, philosophes, esthéticiens, sociologues, architectes, artistes-chercheurs, actualisent et analysent, à travers l'art, comment le paysage est "là où je ne me retrouve plus" (Maldiney) et comment nos paysages intimes s'inscrivent dans ce que de nos corps nous avons en partage. L'énigme de tout paysage résiderait-elle dans la place que notre corps n'y trouve pas?
Les progymnasmata (exercices préparatoires de rhétorique) sont un ensemble de formes du discours considérées comme fondamentales et complémentaires : dans la liste la plus répandue (celle d'Aphthonios), ils sont au nombre de douze : la fable, le récit, la chrie, la maxime, la contestation (et la confirmation), le lieu commun, l'éloge (et le blâme), le parallèle, l'éthopée, la description, la thèse et la proposition de loi. Organisés en série progressive, complétés par des exercices d'accompagnement (lecture, audition, paraphrase...) et une large gamme de manipulations, leur apprentissage méthodique, à l'oral et à l'écrit, permettait aux adolescents de perfectionner leurs compétences linguistiques et de développer les aptitudes expressives et argumentatives nécessaires à leur vie culturelle, sociale et politique. Issus de la Grèce classique dont ils érigeaient le patrimoine littéraire en recueil de modèles, ils ont trouvé une forme relativement stable à l'époque hellénistique avant d'être transmis, adaptés et pratiqués sur plus de deux mille ans, jusqu'à l'Europe du XIXe siècle, puis d'être mis au rebut sans être remplacés. On assiste aujourd'hui à la renaissance de ce type d'enseignement des Lettres, remis au goût du jour dans divers pays à différents niveaux, scolaires ou universitaires. Le présent ouvrage s'attache à la pratique de ces exercices, envisagée d'abord sous un angle historique puis sous forme de rapports circonstanciés d'expériences contemporaines.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.