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La politique en uniforme. L'expérience brésilienne, 1960-1980
Chirio Maud
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753549548
Le régime militaire brésilien (1964-1985) a peu marqué les consciences européennes : d'abord parce qu'il fut plus précoce et moins meurtrier que ses voisins argentin et chilien, mais aussi parce qu'il n'a pas affiché au monde une unique figure de dictateur. Ici nul Pinochet aux éternelles lunettes fumées, nul Videla à la rigueur émaciée pour donner un visage à l'autoritarisme d'Etat : au Brésil ce sont cinq généraux-présidents qui se sont succédé au pouvoir pendant vingt-et-un ans. Ils sont, comme la majorité des plus jeunes officiers, convaincus d'être investis d'une mission : rétablir l'ordre et sauver la patrie de la subversion communiste. Or l'ordre, dans l'armée, c'est la discipline, le respect des règles disciplinaires, et bien sûr l'absence de prise de position et d'engagement politiques : autant de comportements qui, le putsch consommé, sont de nouveau exigés des échelons inférieurs des forces armées, quelque fanatiques qu'ils soient, quelque engagés qu'ils aient été dans la conspiration, et quelque désireux qu'ils demeurent de participer au pouvoir. Débute alors un débat, puis un conflit politique au coeur même de l'extrême-droite militaire : sur quelles épaules repose la Révolution démocratique et rédemptrice appellation officielle du coup d'Etat et de la dictature qui lui fait suite ? A partir d'archives inédites et de la collecte de nombreux entretiens, ce livre raconte cette vie politique clandestine et paradoxale : celle qui a subsisté au sein d'une institution militaire et sous un pouvoir dictatorial, et en a largement orienté le devenir.
De la prise de la Bastille à la proclamation de la Commune de Paris, des soviets de Petrograd à l'entrée des barbudos à La Havane, du printemps des Peuples aux manifestations de la place Tahrir, depuis le XVIIe siècle, les révolutions se succèdent sur tous les continents. Cet ouvrage rassemble les principales révolutions qui ont émaillé plus de trois siècles d'histoire. Il ouvre également à ce qui les lie, car d'un événement à l'autre, les idées, les symboles, les tactiques, les mots d'ordre révolutionnaires circulent et se répondent. Une histoire mondiale des révolutions pour mieux comprendre quand, comment et pourquoi les peuples se lèvent pour faire l'histoire.
Les printemps arabes ont montré au monde que l idéal révolutionnaire, qu on avait cru enterré sous les décombres du mur de Berlin puis réservé aux manuels d histoire, n est pas mort: la révolution semble redevenue le moteur, ou du moins l un des moteurs, de l histoire. Or, parmi les acteurs, les témoins et tous les spectateurs de ces révolutions, se fait sentir un « besoin d histoire ». Mots d ordre, symboles et icônes: citoyens, militants, hommes politiques et journalistes n ont de cesse d en appeler au passé, de 1789 aux révolutions de fleurs ou de velours du début du XXIe siècle. Les révolutions semblent porter en elles le poids de l'histoire.En 240 pages, l'ouvrage aborde d'une part les révolutions dans le monde selon un fil chronologique et étudie, d'autre part, des objets transversaux dans des pages thématiques qui travaillent sur le temps long (les femmes, les modes de combats, les symboles, les figures de la Liberté guidant le peuple...). S'appuyant sur l'historiographie la plus récente, associant l'analyse d'images et le récit historique, il met en lumière la naissance et la circulation des idées, des symboles, des pratiques et des références révolutionnaires de la Glorieuse Révolution anglaise aux plus récents événements de Tunis ou du Caire.
Bernard Chiris, élève de Nuno Oliveira, nous livre ici un véritable guide de l?art équestre, complet, progressif et détaillé, fruit de trente années d?expérience et de réflexion. « L?art de monter à cheval » s?adresse à tous ceux qui recherchent l?équilibre et l?harmonie que seule la légèreté procure, l?épanouissement physique et mental de leur monture, le plaisir de monter à cheval. Ecrit dans une langue claire, illustré par de belles photos, ce manuel d?équitation expose sur un mode pratique, l?art et la manière d?aborder ou de perfectionner les différents mouvements du cheval, des plus simples jusqu?aux airs de Haute-Ecole. Quand peut-on aborder un exercice? Quelles sont les différentes approches d?apprentissage? Comment les adapter à chaque cheval, à chaque cavalier? Comment améliorer la qualité de la relation cavalier-cheval? Quels sont les problèmes fréquemment rencontrés? Une aide pratique, pour permettre à tout cavalier débutant ou de haut niveau, quelle que soit sa spécialité, de se former, de progresser et d?améliorer la qualité de son équitation. Un livre pour le bonheur de monter à cheval!
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.