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Penser la laideur dans l'art italien de la Renaissance. De la dysharmonie à la belle laideur
Chiquet Olivier
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753582781
L'art italien de la Renaissance a longtemps été assimilé à la seule recherche de la beauté et de l'harmonie. Cet ouvrage fait pièce à cette légende dorée. En effet, les théoriciens et les artistes parviennent progressivement, selon un processus historique qui se déroule tout au long du XVIe siècle et se parachève à l'époque baroque, à penser la laideur en art autrement que comme un simple écart volontaire (transgression) ou involontaire (raté) par rapport à des normes de beauté de référence. Ils cherchent à articuler la beauté et la laideur qui, depuis la philosophie et l'esthétique antiques, se voyaient la plupart du temps opposées. On passe alors de la classique antithèse entre le beau et le laid à une belle laideur révélant une contiguïté, voire, avec la théorisation de la caricature et de la laideur idéale au XVIIe siècle, une coïncidence de ces deux notions contraires. Cette belle laideur est d'abord pensée, à la fin de la Renaissance, sur le mode du paradoxe (le laid se voyant alors conférer des qualités traditionnellement attribuées au beau), puis, avec l'avènement de l'esthétique baroque, comme un oxymore (la laideur, voire l'horreur du contenu de l'imitation venant souligner le pouvoir transfigurateur de l'art et le talent de l'artiste).
Résumé : Une administration militaire psychorigide, des ingénieurs jaloux de leurs prérogatives, des directeurs choisissant à leur convenance les produits qu'ils fabriquent, sans étude de marché ni comptabilité interne : telles furent quelques-unes des stupéfiantes découvertes que fit Pierre Chiquet alors que Jean-Pierre Chevènement l'avait chargé de restructurer les arsenaux de l'armée de terre. Aujourd'hui, des pans entiers de ce qu'il avait transformé en une véritable entreprise, GIAT Industries, risquent d'être bradés à des groupes étrangers. Pierre Chiquet a donc décidé de révéler l'ampleur de la gabegie que le puissant lobby militaro-industriel perpétue dans l'ombre protectrice des cabinets ministériels. Au fil de ce document accusateur, il s'en prend à l'irresponsabilité qui sévit au ministère de la Défense et aux ministres manipulés par leur entourage. Il montre comment les polytechniciens du corps de l'armement ont pris le pouvoir avec la complicité des financiers de Bercy, et révèle la lutte féroce qui se joue derrière les grands discours de dirigeants. Victime d'un sabotage permanent pendant les six années de son mandat, Pierre Chiquet a pourtant rencontré des hommes courageux, ministres ou syndicalistes, qui l'on souvent soutenu dans son action. Mais est-il encore temps d'agir pour mettre fin à ce gaspillage ubuesque d'argent et de talents ?
Quelles sont les vertus « ordinaires » de nos vies, celles qui passent souvent inaperçues à notre manière d?être sensibles surtout à des gestes marquants ? Carlo Ossola nous les rappelle, vertus pour soi et pour les autres, vertus minimes et communes qui fondent et mesurent l?homme et la société.Douze de ces qualités quotidiennes, Les vertus communes, ont paru aux Belles Lettres en 2019. Dans les détresses publiques de ces dernières années, poursuivant sa réflexion, il lui a paru nécessaire de mieux distinguer les exercices qui servent à nous former et les conduites à adopter avec les autres ; entre le corps de la société et notre corps subsistent des lacis qui peuvent nous fortifier ou nous étouffer : la vie simple est la manière directe de dégager le « propre » de notre agir.Notes Biographiques : Carlo Ossola est professeur au Collège de France, chaire de « Littératures modernes de l?Europe néolatine ». Parmi ses livres récents : Fables d?identité, pour retrouver l?Europe (2018) ; L?Automne de la Renaissance (Les Belles Lettres, 2018) et Les Vertus communes (Les Belles Lettres, 2019). Lucien d?Azay est né en 1966. Il est notamment l?auteur, aux Belles Lettres, d?une biographie romanesque de Thomas Chatterton, Le Faussaire et son double (2009), mais aussi de Trois excentriques anglais (2011), Keats, keepsake (2014), Ashley & Gilda (2016), Un sanctuaire à Skyros (2020) et de La Belle Anglaise. Vie de « Perdita » Robinson (2022).
Résumé : A partir de cas concrets où chacun, professionnel ou parent, peut reconnaître sa pratique, les auteurs mettent en exergue le rôle essentiel des professionnels de la petite enfance qui participent à la construction psychique du sujet. L'art d'accueillir les bébés est un subtil vademecum. Il évoque, avec légèreté et finesse, le quotidien des enfants à la crèche et déploie en autant de situations emblématiques, l'alimentation, le jeu, le langage, les limites, l'accueil, les grandes questions qui effleurent dans tout précis de puériculture raisonné. Ecrit à quatre mains par une pédiatre et une psychomotricienne, cet ouvrage s'adresse à tous les professionnels de la petite enfance, aux étudiants, mais aussi aux parents et à tous ceux qui s'intéressent à l'accueil du jeune enfant en dehors de sa famille.
Vengeance est un plat auquel tout le monde a eu un vie de goûter ! Maintenant, imaginez une drogue qui transforme la moindre contrariété en folie meurtrière Votre chef vous prend la tète ? Votre collègue vous fait de l'ombre ? Votre ex vous harcèle ? Quelques gouttes dans un verre et vous n'en entendrez plus jamais parler... Lorsque le créateur de ce poison décide d'effectuer un test grandeur nature, la soirée d'ouverture de "l'A-Reine" tourne au carnage. Les corps s'amoncellent et la piste de danse se transforme en charnier. Plongée au coeur de ce massacre, Claire devra choisir entre sa plaque de flic et sa quête de vérité. Démarre alors une partie d'échecs où les pions sacrifiés sont constitués de chair et de sang.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni