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La guerre sainte n'aura pas lieu
Chikhi Brahim ; Ploquin Frédéric
PLON
19,90 €
Épuisé
EAN :9782259312035
Sophiane traverse la vie comme il traverse les rues de Saint-Denis ; en slalomant entre les embûches et en jetant un oeil par-dessus son épaule, car à Saint-Denis la vie ne vous fait pas de cadeaux, elle vous attend au tournant. Le quartier c'est son monde, un monde où la marmite du collège renferme une jeunesse qui se consume à feu doux et dont l'écume de l'ennui finit par déborder en entrainant quotidiennement Sophiane et ses amis jusqu'au square pour fumer le bédo qui épongera leur ennui. Sa vie est un numéro de funambule, il marche sur une corde raide amarrée entre la délinquance et l'islamisme radical de son frère aîné. Une trajectoire qui devait le mener vers l'une ou vers l'autre, à moins de tomber. Et Sophiane est tombé. Il a perdu l'équilibre. Entrainés dans sa chute, nous voyons défiler Saint-Denis, son école républicaine débordée, les désillusions d'une jeunesse qui se raccroche à la religion, et les difficultés d'être une fille ou une mère isolée dans les quartiers populaires. Tombé par amour, sera-t-il sauvé par le filet républicain ou sera-t-il l'un de ces enfants perdus de la France, prêts à la combattre ?
La littérature francophone du voyage met en scène trois lieux d'écriture : la patrie, la France, le monde. La patrie est, pour l'écrivain, le lieu du legs, de l'héritage, de la transmission fondamentale. La France, elle, est le lieu de la légitimation littéraire. Entre l'héritage et la nécessité du détachement se noue une tension que le monde se charge de transformer en élan. Trois lieux d'écriture à visiter en transhumance, en migrance, en exil, ou en " voyageur que le langage invente ". Nicolas Bouvier, Edouard Glissant, Assia Djebar, Malika Mokeddem, Slimane Benaïssa, Vicente Huidobro, Eduardo Manet, Andreï Makine, François Cheng, Farida Belghoul sont des exemples parfaits de ces écrivains qui, par leur destinées voyageuses, forgent de nouvelles poétiques et de nouveaux concepts littéraires.
L'?uvre des Amrouche, exemplaire au titre de la tradition orale comme de la création littéraire, se nourrit de l'histoire algérienne et y contribue. Générée dans le multiple des langues et des croyances, elle a créé les modalités et les signes de ce que pourrait être, aujourd'hui comme hier en Algérie, une activité efficiente de la mémoire redoublant la création littéraire. Paradoxalement, et l'?uvre de ce trio familial en témoigne dans sa diversité, c'est la privation, l'humiliation, et l'exil qui soufflent aux créateurs cette mémoire, incertaine mais puissante, qui donne forme à leur poésie orale ou écrite, structure leurs pensées et leurs récits, anime leurs échanges avec les autres. On retrouvera cette dynamique de la résistance subtilement analysée dans les différentes contributions au présent ouvrage, qui, tout en actualisant les travaux que les Amrouche ont suscités dans le passé, mettent en lumière ce qui dans l'originalité des itinéraires créatifs de Jean, de Taos, de Fadhma, les a conduits chacun vers la nécessité commune d'établir des relais dans la transmission vocale du patrimoine culturel berbère puis de nouer la chaîne de l'écriture salvatrice. L'interface entre ces deux modes de communication est ce qui aujourd'hui propulse les textes amrouchiens vers les horizons les plus éloignés de leur site natal.
Cet ouvrage analyse le rôle de figures tutélaires dans l'émergence et la légitimation des littératures francophones : de Coster en Belgique, Ramuz en Suisse romande, Amrouche en Afrique du Nord, Senghor en Afrique subsaharienne, Césaire dans les Antilles, Miron au Québec. Il propose dans le même temps une lecture de l'héritage critique à travers les textes fondateurs qui ont marqué un tournant décisif dans l'histoire par les visions politiques et les interrogations qu'ils ont suscitées et par l'imaginaire qu'ils ont nourri ou développé. Comment cet héritage est-il aujourd'hui accueilli et conceptualisé ? Des critiques et des écrivains, notamment Marie-Claire Blais, Jacques Chessex, Hélène Doiron, Sylviane Dupuis, Eugène Ebodé Majid El Houssi, Nabile Farès, Jean Louvet, Daniel Maximin, Jean Métellus, Pierre Mertens, Tierno Monénembo, Clara Ness, Dominique Noguez, Leïla Sebbar, ont suggéré des lignes de force d'une histoire littéraire inédite dont les langues sont à la fois des enjeux et des médiums.
On a passionnément aimé Nedjma, c'est pourtant le second roman, Le Polygone étoilé, qui exprime le mieux la démarche littéraire de Kateb Yacine : "Toute mon oeuvre s'inscrit sous ce titre : Le polygone étoilé". Que signifie ce rassemblement sous l'autorité du polygone étoilé, et par l'auteur lui-même, de ses poésies, romans, et pièces de théâtre ? La figure du polygone étoilé advient comme un enchevêtrement créatif, intégrant ce qui était déjà là et inventant les effets nécessaires à la complète visibilité de la forme désirée. Avec plus d'une vingtaine de contributions, cet ouvrage propose une autre manière d'entrevoir l'historicité du fait littéraire à partir de nouvelles intrusions et scénographies.
La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXe siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. D'Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La Conscience de Zeno, Le Deuxième Sexe, Göttingen, Sherlock Holmes, Hollywood, Jésuites, La Lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose."
Si je suis amoureux de Paris ? Et comment ! Amoureux partial, amoureux nostalgique, amoureux terroriste. Mais amoureux sincère, amoureux gourmand, amoureux frénétique. Choisir c'est renoncer : j'ai donc tranché dans le vif, au gré de mes passions, de ma curiosité et de mes souvenirs. C'est pourquoi ce dictionnaire n'est ni un guide touristique, ni un précis d'histoire parisienne, ni un recueil de bonnes adresses. D'Accordéon à Zucca, des Catacombes à André Hardellet, de la Bièvre au Palais-Royal, il est l'herbier subjectif d'une ville qui n'appartient qu'à moi et que je ne troquerais pour rien au monde. Bienvenue dans mon Paris" !
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.