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Faire l'économie de l'environnement
Chiapello Eve ; Missemer Antoine ; Pottier Antonin
ECOLE DES MINES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782356715968
Le souci environnemental né du constat d'une pression dommageable exercée par les activités économiques sur la biosphère a conduit à la multiplication d'initiatives et de régulations destinées à endiguer les destructions. A la mise en économie de l'environnement qu'effectuent de fait les activités économiques quand elles prélèvent des ressources, répondent les efforts de la théorie économique pour penser ces questions et l'élaboration d'instruments de politique économique destinés à intervenir. Cet ouvrage pluridisciplinaire (économie, sociologie, histoire, STS) explore les multiples facettes de ces mises en économie de l'environnement (par l'exploitation, par la théorie économique et par les politiques environnementales) à partir d'analyses historiques et contemporaines destinées à en montrer les enjeux, limites et opportunités. Le bilan reste contrasté, ces différentes façons de faire l'économie de l'environnement pouvant tendre à négliger les spécificités biogéochimiques de la nature jusqu'à faire l'économie d'une prise en compte ambitieuse de l'environnement.
Le conflit opposant les artistes aux gestionnaires ne date pas d'hier. Depuis les années quatre-vingt, pourtant, les deux logiques de l'art et du management semblent se rapprocher. C'est ce que montre avec brio Ève Chiapello, enseignante à l'École des hautes études commerciales, dans cet ouvrage où elle retrace les étapes de la critique artiste du management depuis le XIXe siècle. Mais Artistes versus managers n'est pas un livre d'histoire. Dans un style incisif et vivant, l'auteur nous livre les enseignements d'une étude approfondie menée auprès de dix organisations artistiques (une société de production audiovisuelle, quatre maisons d'édition et cinq orchestres). Elle analyse au travers de ces différentes situations organisationnelles comment la critique des artistes à l'encontre du management s'est progressivement atténuée. Cet ouvrage rigoureux sera utile à tous les gestionnaires d'organisations culturelles, désireux de comprendre les fondements de cette opposition. --Irène Roussat
Résumé : Lorsqu'il pousse la porte de la bibliothèque municipale pour la première fois, Kévin Pouchin espère y trouver un peu de chaleur. Il ne demande rien d'autre. Et surtout pas un livre qui le ferait passer aux yeux de son père et des petites frappes du collège pour une chochotte ou un traître à sa famille ! Mais il est déjà trop tard. Kévin Pouchin vient de changer de trajectoire et de basculer dans le camp honni des binoclards. À la bibliothèque, il croise Laurie, la première de la classe de troisième D, ainsi qu'Irène, une mamie volcanique bien décidée à oeuvrer pour " l'élévation spirituelle " de son nouveau protégé. Grâce à ses singulières alliées, Kévin va lire en cachette le premier vrai livre de sa vie : L'Attrape-cæurs. Le roman n'est pas aussi nunuche que son titre le laisse penser et son héros, Holden, lui ressemble comme un frère?A partir de 12 ans.
C'est compliqué", les "Japonais sont rigides", les "Français sont latins", "les Indiens sont complexes", les "Coréens sont des cow-boys" résument bien quelques-unes des expressions les plus fréquemment entendues dans les entreprises françaises lorsqu'il s'agit de décrire les relations interculturelles dans le management. Confrontés à d'autres façons de faire et de penser le travail et les organisations, combien de dirigeants ou salariés, ingénieurs ou cadres, ont ressenti cette inquiétude - ou cette exaspération - devant les difficultés à exprimer et à mettre en oeuvre des décisions pourtant conçues "logiquement" et "rationnellement" depuis leur bureau en France. Avec l'accélération de la mondialisation, ce qui pouvait apparaître un temps comme marginal ou anecdotique devient un enjeu majeur pour les entreprises ou les dirigeants politiques. Mais que se passe-t-il réellement dans ces situations de management multiculturel ? Quelle place prennent les outils et les modèles de gestion dans ces processus ? Comment les ingénieurs et cadres français se débrouillent-ils dans ces situations de gestion délicates tant par leurs enjeux économiques ou techniques que par les risques "d'impolitesse" qu'elles recèlent ? C'est dans ce contexte que le programme de la chaire "management multiculturel et performances de l'entreprise" Renault-Polytechnique-HEC a été lancé en 2007 à l'initiative de Carlos Ghosn, PDG de Renault et de Nissan. Ce livre présente les résultats de 5 ans de recherches menées par les étudiants de la chaire dans le cadre d'une posture conceptuelle et méthodologique particulière mise au point dans ce programme. Cet ouvrage présente des études comparatives. Il s'agit de montrer comment les mêmes questions techniques et de gestion peuvent être traitées de façon différente dans des entreprises et des pays différents et comment cet encastrement des pratiques dans des histoires particulières et des systèmes organisationnels différents explique les difficultés de coopération et de compréhension qui peuvent être rencontrées.
Comment les sciences sociales peuvent-elles mettre en oeuvre l'injonction à "suivre l'argent" ? Comment les circuits de l'argent rendent-ils possibles tout en les contraignant les politiques publiques européennes ou nationales ? La sociologie des circuits financiers propose de croiser une sociologie inspirée par les travaux Viviana Zelizer et les infrastructures studies afin d'aboutir à une compréhension fine de la matérialité de la circulation de l'argent. Une série d'études de cas empiriquement fouillées illustrent la fécondité de la démarche. L'ouvrage donne accès aux mondes de l'argent institutionnel, aux significations sociales et politiques inscrites dans les infrastructures informatiques, juridiques et comptables, et aux interdépendances entre circuits financiers et politiques publiques. Les chapitres permettent d'éclairer comment les politiques de l'argent transforment à la fois l'Etat et le capitalisme.
Astolfi Charles-Pierre ; Constantin Emmanuel ; Mou
Produire un objet comme on imprimerait un document depuis son ordinateur, c'est la promesse de la fabrication additive. Communément appelé " impression 3D ", ce procédé révolutionnaire permet en effet de fabriquer un objet par ajout de matière couche par couche, à partir de sa description géométrique. Apparue il y a plus de trente ans, la fabrication additive devient un moyen de production à part entière, notamment pour la conception et la production en petites séries de pièces complexes et personnalisées. Elle se diffuse aujourd'hui à grande échelle au sein de l'industrie et connaît des applications de plus en plus nombreuses dans des secteurs tels que l'aéronautique, le spatial ou le médical, qui ne sont pas sans conséquences sur l'organisation de certains processus industriels. Cet ouvrage propose une synthèse claire et pédagogique des technologies de fabrication additive, de leurs potentialités pour l'industrie ainsi qu'un panorama des politiques de soutien mises en place en France et à l'étranger. Il analyse enfin les forces et les faiblesses de l'écosystème français et avance des pistes pour permettre à notre pays d'exploiter au mieux ses atouts. Ce document est destiné à toute personne souhaitant en savoir davantage sur la fabrication additive ainsi qu'aux spécialistes à la recherche d'un diagnostic de la situation de la France dans ce domaine.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Entre 2012 et 2019, Baptiste Coulmont et Pierre Mercklé ont tenu une chronique régulière dans le journal Le Monde. Au coeur de leur démarche : rendre compte de la sociologie telle quelle se fait aujourd'hui. Dans le foisonnement des enquêtes, ils ont choisi les plus instructives. Celles qui nous expliquent pourquoi les top-modèles ne sourient pas, quelles sont les bonnes raisons de croire au Père Noël, comment contourner l'impôt sur la fortune, ou si la participation des hommes aux tâches ménagères est un facteur de divorce. Celles qui nous montrent comment les sociologues travaillent, avec des enquêtés qui meurent, qui mentent ou qui s'insultent. Celles qui nous rappellent que nous n'avons tous ni les mêmes ressources, ni les mêmes désirs. Rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage, ces chroniques sociologiques traversent une décennie d'enquêtes, de grandes questions sociales et de petites énigmes sociologiques. Elles nous rappellent qu'il faut de tout pour faire le monde social tel qu'il est. Et elles montrent comment les sciences sociales peuvent aider, avec les armes et les outils de l'enquête, à mieux comprendre la société, dans toute sa diversité et toute sa complexité.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.