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Peines mineures
Chiambretto Sonia
L ARCHE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782381980485
Qui sont-elles, ces femmes mineures enferme?es sous le contro?le de l'E?tat dans un centre e?ducatif en 2023 ou sous le contro?le de l'E?glise dans un internat du Bon Pasteur en 1957 ? Sara, 15 ans et demi ; Vanessa, 14 ans ; Cindy, 16 ans ; Dakota, 13 ans et demi ; Gise?le, 18 ans. Dans leurs affaires, a? la fouille, des e?couteurs, des e?chantillons de parfum, quelques pie?ces, des mouchoirs, un smartphone ou un Scoubidou. Le quotidien est re?gle? et les cigarettes sont compte?es. Parmi les nombreuses injonctions, la parole des encadrants est tonitruante mais parfois aussi re?confortante. Dans Mauvais genre, Sonia Chiambretto raconte la re?pression spe?cifique qui s'exerce sur les jeunes femmes, le poids de la morale sexuelle et de la repentance attendue. Elle entreme?le des re?cits, des confessions, des re?glements administratifs, des paroles sous came?ras de surveillance ou des voix inte?rieures libres de toute injonction. " De?linquantes ", c'est l'institution qui le dit. Et elles, que font-elles ? Elles re?vent. Elles courent. Elles volent. Elles refusent de signer. Les enceintes sont e?paisses, il faut les couper du monde. Mais on finit toujours par trouver un trou dans la haie.
Supervision est une immersion à plusieurs voix dans le monde de l'hôtellerie de luxe, de l'école hôtelière aux retours clients sur TripAdvisor. Prêtant l'oreille à ce territoire socioprofessionnel, Sonia Chiambretto saisit des échanges entre les portes, surprend des conversations de couloir, déconstruit le langage managérial, observe les corps mobilisés, la souffrance et l'efficacité du personnel de service. Mêlant fiction, témoignages et documents d'archives, dans une langue aussi technique que poétique, Supervision dessine une cartographie sensible de l'espace social et du travail, où derrière le sentiment d'appartenance au Groupe et la résignation ambiante, émergent des pensées critiques et des pulsions dissidentes.
Deux adolescentes nous font, à l'oeil, la visite commentée de leur lycée, sous le contrôle des caméras de vidéosurveillance. Dans une course rythmée par la sonnerie, les appels au micro, les coups de sifflet, Kate, Bone et les autres se jouent de la langue, fixent le cadre et inventent une nouvelle géométrie de l'espace.
Récit choral au coeur de l'Algérie contemporaine, Gratte-ciel est une traversée à plusieurs voix d'une ville contre-utopique et vibrante d'éclats, dans le projet architectural fantasmé par Le Corbusier. Sa maquette du "Plan Obus" , corrigeant le plan d'Alger, devient support à l'architecture du récit. Ville fantôme de la colonisation moderne et symbole de domination sous couvert d'utopie, elle se fait tremplin d'un rêve d'émancipation, d'un fol espoir de modernité, entre guerre de la libération, affrontements de la "décennie noire" et courses-poursuites, à travers les récits qui s'y entrelacent. Puissante motrice d'espoir et support de mémoires dans l'histoire, elle est le porte-voix d'une jeunesse sur les toits ou sous les balles, la tête dressée vers le ciel. Dans ce récit grondant d'oralités, rythmé de pulsations et de respirations, Sonia Chiambretto écrit en retranchant dans la parole, pour aller à son surgissement le plus vrai. Elle part des récits de ses jeunes cousin. e. s algérois. e. s, de documents d'archives, de témoignages et de photos, pour faire exister le réel dans la fiction, habitée de voix et de mémoires d'hommes et de femmes, aux prises de conflits et violences inouïes.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.