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La biodiversité, c'est maintenant
Chevassus-au-Louis Bernard
DE L AUBE
17,10 €
Épuisé
EAN :9782815906944
Extrait de l'introductionUnité et diversité du vivantSi les livres n'étaient pas plus hauts que larges, le terme «biodiversité» n'aurait peut-être pas atteint une telle notoriété. On raconte en effet que, lorsque l'entomologiste américain Edward O. Wilson a proposé en 1988 à son éditeur un ouvrage intitulé «Biological Diversity», ce dernier, souhaitant un titre sur une seule ligne, aurait proposé cette contraction en «Biodiversity» - terme entendu quelques années auparavant dans un colloque scientifique - qui a ensuite connu le succès que l'on sait.Pourquoi ce néologisme? Le fait que la vie soit représentée par une grande diversité d'êtres qui sans cesse évoluent et génèrent une nouvelle diversité ne constitue-t-il pas une évidence aujourd'hui largement partagée et qu'une succession de naturalistes - Buffon, Cuvier, Lamarck, Linné, Darwin pour ne citer que les plus célèbres -ont progressivement, et non sans débats, construite et fait accepter? S'agit-il donc seulement de relancer l'intérêt pour des disciplines comme la systématique ou la paléontologie, autrefois florissantes mais que l'essor de nouvelles, en particulier la biologie cellulaire et moléculaire, a peu à peu reléguées au second plan?En effet, les disciplines «moléculaires», nées dans les années 1960, n'ont pas apporté qu'une révolution technique, la possibilité d'étudier le vivant au niveau de ses molécules constitutives, protéines et acides nucléiques en particulier; elles ont promu un choix «conceptuel», celui de se focaliser sur l'unicité du vivant et ses propriétés communes, en considérant pour cela quelques espèces - qu'il s'agisse de la fameuse bactérie Escherichia coli, de la mouche du vinaigre ou de la souris - comme des «modèles», des illustrations particulièrement adaptées à l'étude de ces propriétés communes. Ce choix a incontestablement été fécond. Il a débouché notamment sur la mise en évidence de l'universalité du «code génétique», «dictionnaire» qui assure la traduction de l'ADN en protéines. Cette universalité, qui fait notamment qu'un gène d'une espèce produira la même protéine, qu'il soit dans des cellules de son espèce originelle ou dans celles d'une autre, n'était nullement prévisible et sa démonstration a constitué sans doute l'un des acquis majeurs de la biologie moléculaire. Elle a conduit en particulier à l'essor du «génie génétique», en permettant par exemple de faire fabriquer des protéines humaines comme l'insuline ou l'hormone de croissance par des bactéries ou de produire des plantes «transgéniques» pour l'agriculture.Cependant, cette universalité des mécanismes fondamentaux du vivant, parfois généralisée de manière quelque peu dogmatique - on se rappellera l'adage du prix Nobel Jacques Monod, «Ce qui est vrai pour la bactérie l'est pour l'éléphant» -, a certainement contribué à amoindrir l'intérêt pour ce qui faisait que, à l'évidence, beaucoup de choses distinguaient un éléphant d'une bactérie. Autrement dit, pour échapper à la classification des sciences proposée au début du XXe siècle par le physicien anglais Lord Rutherford - «Toute science est physique ou alors, collection de timbres» -, la biologie ne devait-elle pas s'attacher à être, comme le proposait Lamarck, créateur du mot, une «physique du vivant», c'est-à-dire se concentrer sur la découverte des quelques lois fondamentales expliquant la multiplicité des structures et des processus de la vie?
En ce début de XXIe siècle, on demande à l'agriculture bien plus que seulement nourrir 10 milliards d'humains à l'horizon 2050. On attend que les agriculteurs vivent mieux de leur travail, que les aliments satisfassent à de nouvelles exigences (production locale, à plus faible coût, etc.), que des pratiques agricoles s'appuyant sur l'écologie scientifique préservent la santé des écosystèmes et des agriculteurs, etc. Produire des aliments pose une foule de nouvelles questions : faut-il augmenter la production pour nourrir plus de monde ? Faut-il mieux répartir ce que l'on produit ? Comment produire plus avec peu de moyens ? Au-delà du bio, quelles sont les pratiques " écologiques " prometteuses ? Doit-on utiliser des terres pour produire des énergies renouvelables ? Ces questions et bien d'autres encore sont au coeur de l'ouvrage. Elles sont abordées sous les regards croisés de l'écologie, l'agronomie, l'agriculture, la nutrition ou la botanique et grâce à une organisation en modules indépendants, il est aisé de trouver dans ces différents champs disciplinaires les éléments de réponse pour chaque question que l'on se pose. Facile à lire, illustré par 400 schémas et 100 photos, ce livre s'adresse aux passionnés des questions alimentaires, aux étudiants en biologie, agronomie et géographie ainsi qu'aux professeurs de SVT et de géographie au collège et au lycée.
Résumé : Les " fauchages volontaires " de champs d'OGM par José Bové et ses amis expriment une forme radicale de résistance à un développement technique considéré comme injuste et néfaste. Cette violence a une longue histoire, trop peu connue, qui débute avec les bris de machines textiles dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle sous la conduite d'un légendaire " général Ludd ". Le luddisme est né, et connaîtra en Europe divers avatars pendant tout le XIXe siècle, pour ressurgir aujourd'hui. Longtemps considérées, tant par les théoriciens du capitalisme que par le mouvement ouvrier, comme des mouvements réactionnaires de refus du " progrès ", ces révoltes sont, depuis peu, réexaminées. Les études historiques désormais portent un regard bien moins dédaigneux sur les briseurs de machines ; la recherche économique réinterprète le luddisme comme l'expression d'une alternative à la production de masse choisie par la première révolution industrielle ; une nouvelle critique de la société industrielle, à partir des années 1970, a pris pour cible la mécanisation et l'automatisation ; et des mouvements actuels, comme les fauchages d'OGM, sans se référer explicitement au luddisme, en reprennent les grands thèmes et les modes d'action. C'est à retrouver cette histoire et à évaluer sa signification sociale qu'est consacré ce livre. Alternant récits et analyses, il a pour fil directeur l'idée que le choix d'introduire une machine ou une nouvelle technologie est un choix politique. Loin d'être neutre, ou inexorable comme on le croit trop souvent, la mécanisation et l'automatisation procèdent toujours de l'exercice d'un pouvoir, au profit d'un groupe humain et au détriment d'un autre.
Résumé : On n'arrête pas le progrès, dit le proverbe. L'histoire de la technologie, elle, tient un autre discours : le progrès connaît des coups de frein et parfois de spectaculaires échecs dont les ruines hantent encore nos paysages. Qui n'a vu le rail de béton du défunt aérotrain, entre Paris et Orléans, ou la carcasse de la raffinerie de Lavéra, censée fabriquer des "steaks de pétrole" à l'époque où ce dernier était bon marché ? Qui n'a jamais entendu parler du glorieux projet de remorquer des icebergs jusqu'en Arabie Saoudite, des promesses de la voiture à propulsion nucléaire, des richesses des nodules de manganèse des grands fonds ou des mirages de l'énergie thermique des océans ? Autant de sujets passionnants pour ce livre truffé d'anecdotes qui analyse les causes - souvent complexes - qui mènent au succès ou à l'échec d'une technologie.
Résumé : Saviez-vous que pour l'anniversaire de sa naissance, chaque 10 juillet, la page d'accueil de Google est ornée d'une image rendant hommage à Nikola Tesla ? Avec plusieurs centaines de brevets déposés durant sa longue carrière, commencée en Europe et poursuivie aux Etats-Unis, Tesla a durablement marqué le monde de l'innovation technologique, en particulier le domaine de l'énergie. Mais c'est aussi une figure excentrique et torturée que vénèrent les ingénieurs de la Silicon Valley : Tesla dormait très peu, pesait au gramme près tous ses aliments, n'avait aucune relation amoureuse, parlait huit langues, avait une mémoire photographique absolue et des visions régulières, véritables hallucinations créatrices. Installez-vous confortablement dans un transat et laissez-vous conter par Nicolas Chevassus-Au-Louis l'incroyable histoire d'un génie maudit dont les inventions ont eu un impact décisif sur nos vies. En quittant votre transat, vous ne regarderez plus le monde de la même manière...
Résumé : La Terre, être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes, recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies?
Résumé : Voici un roman historique consacré à l'un des princes les plus célèbres de son temps : Gaston III de Foix-Béarn (1331-1391), dit Gaston Phoebus. Un personnage puissant et haut en couleur : à la fois fin diplomate et chef de guerre redoutable, chasseur et écrivain, grand amateur d'art et de musique. Alexandre Dumas ne s'y est pas trompé en choisissant de s'emparer de ce destin si particulier. Il en a tiré une remarquable "chronique", à la fois dramatique, pittoresque, fantastique, foisonnant en détails historiques.
Morrison Toni ; Lemaître Pascal ; Dauvergne Benoît
« Je l'ignore. J'ignore si l'oiseau que vous tenez est vivant ou mort, mais je suis sûre d'une chose : il est entre vos mains. Il est entre vos mains. »Toni Morrison, née en 1931 dans une famille d'ouvriers afro-américains de l'Ohio, est écrivaine. Elle a reçu le prix Pulitzer en 1988 et le prix Nobel de littérature en 1993. L'Aube publie ici le magnifique texte qu'elle a alors prononcé à Stockholm, illustré par Pascal Lemaître, et traduit par Benoîte Dauvergne.4e de couverture : « Je l'ignore. J'ignore si l'oiseau que vous tenez est vivant ou mort, mais je suis sûre d'une chose : il est entre vos mains. Il est entre vos mains. »Toni Morrison, née en 1931 dans une famille d'ouvriers afro-américains de l'Ohio, est écrivaine. Elle a reçu le prix Pulitzer en 1988 et le prix Nobel de littérature en 1993. L'Aube publie ici le magnifique texte qu'elle a alors prononcé à Stockholm, illustré par Pascal Lemaître, et traduit par Benoîte Dauvergne.
Résumé : Une interrogation "sur la vie bonne et les valeurs qui la fondent", c'est-à-dire un périple intérieur, un voyage au fond de soi passionnant et insatisfaisant, une aventure dévorante et nécessairement inaboutie, au final une exploration de l'âme à l'issue de laquelle nous pouvons mesurer l'être que nous sommes à celui que nous aurions voulu être. Voilà ce qu'est l'éthique, que le généticien Axel Kahn, dans ce dialogue avec le journaliste Denis Lafay, met à l'épreuve des faits : libéralisme, capitalisme, Europe, démocratie, entreprise, progrès scientifique, intelligence artificielle, création artistique, écologie, mort, vie, spiritualité, guerre... Une lumineuse plongée dans son exigence d'être, qui constitue pour tout lecteur en cheminement éthique un exceptionnel éclairage.
Résumé : Une colère rouge recouvre le ciel. Les vagues s'agitent, l'eau monte, les forêts tombent et les corps s'enfoncent dans ce sanguinaire gouffre marin. Les cieux tonnent encore devant ce spectacle : le monde est en pleine tempête. Derrière sa prétention d'universalité, la pensée environnementale s'est construite sur l'occultation des fondations coloniales, patriarcales et esclavagistes de la modernité. Face à la tempête, l'environnementalisme propose une arche de Noé qui cache dans son antre les inégalités sociales, les discriminations de genre, les racismes et les situations (post)coloniales, et abandonne à quai les demandes de justice. Penser l'écologie depuis le monde caribéen confronte cette absence à partir d'une région où impérialismes, esclavagismes et destructions de paysages nouèrent violemment les destins des Européens, Amérindiens et Africains. Le navire négrier rappelle que certains sont enchaînés à la cale et parfois jetés par-dessus bord à la seule idée de la tempête. Tel est l'impensé de la double fracture moderne qui sépare les questions coloniales des destructions environnementales. Or, panser cette fracture demeure la clé d'un "habiter ensemble" qui préserve les écosystèmes tout autant que les dignités. Telle est l'ambition d'une "écologie décoloniale" qui relie les enjeux écologiques à la quête d'un monde au sortir de l'esclavage et de la colonisation. Face à la tempête, ce livre est une invitation à construire un navire-monde où les rencontres des humains et non-humains sur le pont de la justice dessinent l'horizon d'un avenir commun.
Résumé : Nous voyons les banquises fondre, les espèces disparaître, les inégalités s'exacerber : tout nous annonce que nos modes de vie sont condamnés à un "effondrement" qui vient. Nous savons la nécessité d'une mutation vertigineuse, à laquelle nous ne parvenons pas à croire. Comment sortir de cette hantise - sans nier sa réalité ni subir sa fascination ? En multipliant les perspectives qui dévoilent une pluralité effondrements déjà en cours, plutôt qu'un unique écroulement à venir. En questionnant ce "nous" de la collapsologie à partir de temporalités alternatives, d'attentions altérées, de points de vues excentrés et excentriques. Ecrit à quatre mains, ce livre s'adresse à toutes les générations collapsonautes - jeunes et moins jeunes - qui ont mieux à faire que se laisser méduser par la menace des catastrophes à venir. Désespérées mais pas pessimistes, elles s'ingénient à accueillir et cultiver des formes de vie qui échappent parle haut au capitalisme extractiviste. Condamnées à naviguer sur les effondrements en cours, elles génèrent d'ores et déjà des arts inédits du soulèvement et du montage - dont ce bref essai encourage à hisser les voiles.
La grande affaire du XXIe siècle sera l'écologie : comment, face à une dégradation de la biosphère jamais observée dans l'histoire, allons-nous empêcher le désastre et refaire une société juste et pacifiée ? Ceux qui tiennent aujourd'hui les manettes de la société n'ont pas la réponse à cette question cruciale. Mais une nouvelle génération arrive aux commandes et donne le ton de ce que seront les décennies à venir.L'équipe de Reporterre est allée interroger ses plus vaillants représentants : Claire Nouvian, Pablo Servigne, François Ruffin, Corinne Morel Darleux, Jon Palais, Jade Lindgaard, Alessandro Pignocchi, Angélique Huguin, Matthieu Amiech, Fatima Ouassak, Pierre Rigaux, Juliette Rousseau... Ces femmes et ces hommes ont tous moins de 45 ans. Nous leur avons demandé comment elles et ils étaient arrivés à l'écologie, quelle était leur vision du monde et comment, au quotidien, changer la vie. Ensemble, ils dessinent un nouveau monde, où la nature, la justice sociale, le bien commun, la sobriété, la technique retrouvent leur juste place.Dans ces entretiens revigorants, elles et ils transmettent le goût de l'espoir et l'envie de lutter. Un livre programme, présenté par Hervé Kempf.
Résumé : Face aux signaux alarmants de la crise globale ; croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. Si l'auteur met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.