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Le Paris moderne. Histoire des politiques d'hygiène (1855-1898)
Chevallier Fabienne ; Cogeval Guy
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753510234
La modernité de Paris est le fruit d'une évolution, parfois contradictoire, de différentes politiques publiques nées sous l'Ancien Régime, qui culminent avec éclat à la fin du XIXe siècle. Fabienne Chevallier retrace à l'aide de sources encore inédites l'émergence de cette modernité, sous-tendue par la notion de Bien Public qui trouve son fondement, pour les gouvernants successifs, dans la volonté de construire une politique de l'hygiène. Cette nouvelle "science" aux larges contours préfigure pour partie l'écologie d'aujourd'hui. Les fléaux épidémiques comme le choléra, qui frappe Paris en 1855 et en 1865, la fièvre puerpérale qui frappe les femmes enceintes dans les hôpitaux, mettent en mouvement une nouvelle réflexion sur la ville et sur la santé publique. Napoléon III imprime à la notion sa marque personnelle, avec "l'hygiène sociale impériale", qui vise à loger dignement les ouvriers. Il compte utiliser l'action de sociétés philanthropiques, mais cette culture d'inspiration anglo-saxonne peine à s'implanter dans la France de l'époque. A la chute du Second Empire, les premières municipalités parisiennes de la IIIe République retrouvent un chantier d'autant plus en jachère, que la modernisation haussmannienne des tracés urbains n'a pas eu pour objectif premier, loin s'en faut, d'éliminer l'habitat insalubre. De nouvelles politiques vont alors être imaginées à partir de la fin de la décennie 1870, pour offrir le saut qualitatif nécessaire aux Parisiens. La Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle met ses compétences au service de l'hygiène urbaine, envisagée comme une grande oeuvre de la République. De nombreux personnages d'exception, comme le pharmacien et médecin Apollinaire Bouchardat, le professeur de médecine Stéphane Tarnier ou le conseiller municipal Paul Escudier, illustreront cette vision neuve de l'histoire de la ville-capitale. Leur oeuvre collective est à l'origine d'une renaissance d'une action publique fédératrice du progrès, de l'art et des sciences, en plein essor, et à l'origine des principes modernes d'hygiène régissant encore notre ville moderne.
Comment les nations se déploient-elles dans l'espace et dans la durée ? En exploitant des thèmes dits objectifs, en fait saturés d'émotions, qui invitent les militants des causes nationales à cultiver la nostalgie d'un âge d'or, à perpétuer les traits supposés distinctifs des peuples, et à assujettir leur cadre bâti à un futur exalté. Voilà ce que dévoilent l'architecture et les arts. Dès le XVIIIe siècle, le mouvement pittoresque multiplie les voyages, réinvente le passé et chante une imagerie médiévale, assimilée au génie de la terre. Les arts visuels en exaltent les formes dans toute l'Europe. Puis, les architectes transposent, à la ville et à la campagne, cet attachement aux mythes savants et populaires, aux légendes et récits des origines sur lesquels les nations se fondent toujours. Fusionnant monuments et créations, recyclant héritage vernaculaire et souvenir des héros, leurs oeuvres nourrissent les romantismes nationaux et les sentiments patriotiques. La nation est une idée holistique liée à l'histoire sociale et politique des pays, source tantôt de tolérance, tantôt de crispation. Au XIXe siècle, marxistes et socialistes la dénoncent. Les deux conflits mondiaux déploient sa face belliqueuse. Après 1945, puis 1989, l'Europe s'émancipe de ce paradigme. Mais il réapparaît à la faveur d'une porosité inédite entre les fiertés nationalistes et les ressorts populistes, suscitant le repli sur les vieilles identités et justifiant les désirs d'indépendance. La variété illimitée des architectures nationales illustre l'éventail des valeurs qui s'affrontent sur le continent depuis trois siècles.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.