Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La rafle des pauvres gens
Chetrit Marcel
PERSEE
13,95 €
Épuisé
EAN :9782823133059
Vers la fin de la semaine on a commencé à entendre des explosions terribles. Albert a dit, on s'y attendait sans y croire, ils font sauter tout le quartier, tous les immeubles. C'était si fort que tout tremblait dans la maison. Après une dizaine de jours, les gendarmes sont partis, on parlait de douze mille gendarmes venus de tous les coins de France pour cette opération. Raphaël : Quoi, tellement de policiers et de gendarmes ! Shlomo : Albert qui avait des renseignements a dit que Pétain et Laval étaient derrière tout ça et que Laval, lui, était sur place pour vérifier que tout allait se passer comme prévu. Marcel Chetrit est écrivain de langue française et artiste peintre. Il vit à Jérusalem depuis 1969. Après Liliana ailleurs encore, Un Foulard dans le vent et Aube d'un soir, il signe son quatrième roman La rafle des pauvres gens.
Toulouse, le 19 mars 2012, collège Ozar Hatorah, à l'heure où les élèves arrivent en cours. Un motard casqué fait irruption dans la cour et sème la mort, tuant à bout portant un enseignant, Jonathan Sandler, et trois jeunes enfants : Arié (5 ans) et Gabriel Sandler (3 ans) et Myriam Monsonégo (9 ans), la fille du directeur. Ce crime a initié la série d'attentats islamistes qui ont endeuillé le pays de 2012 à 2015. Son traitement médiatique s'est focalisé sur la personnalité et la famille du tueur, Mohamed Merah. Les victimes ont certes suscité la compassion, mais on n'a peut-être pas pris la pleine mesure de l'inhumanité que représente cet événement - pour la première fois en France depuis l'Occupation on a tué de sang-froid des juifs uniquement parce qu'ils sont juifs. Jonathan Chétrit qui, en tant qu'élève interne présent sur place, a vécu les meurtres au plus près, a collecté les témoignages minute par minute de toutes les personnes présentes. Il nous fait entrer dans la réalité brutale de ces instants fatidiques, et de ce qui a suivi pour les survivants : la ruée des journalistes, le deuil impossible, mais aussi la solidarité, la volonté de se battre, jusqu'au procès des complices. Un récit brut, violent par sa sobriété même, qui n'a pas d'équivalent.
(...) Ce même soir, le chant de la paix, ce soir où... je veux dire... ce soir où Itzhak Rabin... Lui. Troublé, reste un long moment silencieux, plongé soudain dans ses souvenirs, les images, plutôt des impressions floues défilent devant ses yeux accentuant son trouble et sa difficulté à s'exprimer. Elle. Hésitante : Je suis désolée, ça m'est venu comme ça, je ne voulais pas... Lui. Il respire lourdement, en proie à une forte émotion, cherche fébrilement un mouchoir dans la poche de son pantalon, essuie son front et son visage en sueur, puis d'une voix un peu hachée, recherchant ses mots : Non, ce n'est rien, on ne peut pas y échapper, oui j'y étais... Ah oui, j'y étais ce même soir, quelle atmosphère, on était là des milliers debout sur la place, venus le soutenir, tendus, inquiets, il y avait de l'électricité dans l'air... Tino et Lucia ont tous deux émigré en Israël dans les années soixante. Ils se rencontrent un soir, par hasard, dans un jardin public de Tel-Aviv. Leurs histoires de vies s'enchevêtrent alors dans un passé-présent traversé par l'histoire de cette génération bruyante et trouée. Car ce sont avant tout les souvenirs qui peuplent ce roman – bruts, amers, fragiles, mais surtout intimement humains. C'est un voyage dans l'Histoire, qu'elle soit personnelle ou connue, à travers la vie de deux destins entremêlés.
Que se cache-t-il derrière la médiatique controverse de la réintroduction de l'ours, qui affecte les Pyrénées et ses habitants depuis quatre décennies? Repose-t-elle réellement sur des préoccupations d'ordre écologique? Et si ce n'était qu'un prétexte servant des intérêts et des ambitions tout autres? Allant bien au-delà du débat "anti-" et "pro-" ours, cet ouvrage, fruit d'un travail d'investigation, revient sur l'histoire et ses différents acteurs, et révèle les enjeux politiques et économiques de ce sujet complexe. Il met en lumière des faits, des agissements et des méthodes, et les confronte à une question de fond: celle de la qualité de notre vie démocratique, des processus et des mécanismes qui la menacent.
Sur un banc face à la marina de Tel-Aviv, Léo, survivant d'un siècle bouleversé, rencontre Sylvia, jeune artiste à l'écoute du monde. Au fil de leurs promenades et conversations, surgissent des souvenirs enfouis, des blessures d'exil et des réflexions sur l'amour, l'histoire et la démocratie. Tandis que grondent les manifestations et que s'annonce la guerre, les deux âmes se rapprochent, entre confidences, silences et fragments poétiques. Brisure du temps est un roman profondément humain, un témoignage littéraire sur la fragilité de la mémoire et la force des liens. Il interroge avec pudeur les violences du passé et du présent, la place de chacun dans une société en mutation, et la possibilité de la paix intérieure. Par la beauté des mots et la douceur des regards, le texte invite à ralentir, à écouter, et à retrouver un sens dans le bruissement du monde."
?C'est Fraternité, Egalité, Liberté qu'il convient d'inscrire aux frontons de notre action. Sans la fraternité, l'égalité des chances n'a pas de sens et la liberté individuelle n'apporte qu'individualisme?". Fraternité, Egalité, Liberté. Comment cette devise va recouvrir un pays tout entier d'un voile de laïcité fraternelle et participative. Comment une femme exceptionnelle va sortir un pays et son peuple d'une guerre civile imminente. Ce sont des évènements qui s'enchaînent et qui entraînent avec eux des femmes et des hommes dans des violences, des tragédies. Ce sont ces mêmes femmes et hommes sublimés par un idéal qui vont changer le cours de l'histoire, mais qui resteront aussi des êtres humains avec leur fragilité, leurs sentiments, leurs peines et leurs joies. Le récit d'une aventure contemporaine en trois parties qui nous montre la société de demain avec un nouveau regard.
Marthe jouait l'innocente... Marie toussota à nouveau. - Allons, allons, tu ne nous as pas tout dit. Marthe souriait, ménageant ses effets. - Oui, il y a quelque chose de spécial et d'assez rare... un tatouage sous l'aisselle gauche ! - Tu es certaine ? fit Berthe qui en était bouche bée. - Absolument ! C'est très ancien mais c'est un tatouage caractéristique. Dans un silence devenu un peu oppressant, Emilienne dit tout haut ce qu'elles pensaient toutes tout bas. - Son groupe sanguin ? - Oui ! A la tombée de la nuit, dans le bois des Corbeaux, Pierre et Anne, en pleine promenade romantique, assistent médusés à l'enterrement très discret d'un tapis pouvant contenir un corps. Il s'agit du cadavre d'un homme âgé qui apparemment s'est très bien entretenu physiquement et dont le décès n'a rien de naturel. A partir de ce cadavre mystérieux, Marthe, Berthe, Emilienne et Marie vont tenter de renouer les fils de son existence, ce qui les amènera à la découverte de toiles volées quelque cinquante ans plus tôt.
?Blanchissant dans l'aurore présente, lorsqu'amour est d'ardeur fort changeante, Sénescence transitoire, chancelante, ébranlée Rêvassant, s'attardant à demeurer En avance sur notre temps Tandis que le présent Vient tout juste de nous échapper L'éternence des saules La penseur des songes L'éternel en avance Retentient le gong?" Ce recueil vous propose une plongée introspective dans l'inconscient, la psyché et la condition humaine. Il questionne les notions de poésie, de religion, du rapport à l'autre. On y retrouve également des thèmes plus classiques hérités des poètes maudits : l'amour, la tristesse, la solitude et le passage du temps. Il saura mêler poésie, philosophie et parfois érotisme. En jouant sur l'orthographe et la polysémie, l'auteur entend multiplier les interprétations possibles des lecteurs.
La phaléristique étudie les ordres et les décorations généralement portés avec un ruban. Phalériste depuis quarante ans, l'auteur a souhaité innover en associant la psychologie sociale à cette discipline méconnue. Quasi universel, le fait de décorer résulte de moeurs séculaires, tout comme son phénomène somme toute marginal de s'accaparer l'image d'une vedette. En 1895, la France aurait compté deux chancelleries de la Légion d'honneur, une officielle et une officieuse. La seconde vagabondait du boulevard au faubourg. Elle s'adressait à tout le monde, des premiers rôles aux comparses d'une troupe si peu homogène et si puissante qu'on appelait le public. Et de nos jours ? En investiguant cette curieuse sentence, l'auteur a essayé de comprendre comment l'attribution des ordres de mérite en France, en Belgique et ailleurs, concrétiserait aussi les rapports entre des dirigeants, des "vedettes" , et leur public. A l'aide d'innombrables exemples puisés dans la littérature et dans l'actualité, il a ainsi cherché à en retracer l'origine et l'évolution. Un sujet fascinant préfacé par Stéphane Bern. Eric Maria Tripnaux-Monin a mené l'essentiel de sa carrière dans les métiers de la communication au profit de l'armée belge, mais aussi d'organisations multinationales en France et ailleurs. Il l'a conclue à la tête de la chaire de leadership de l'Ecole royale militaire à Bruxelles. Ses publications et conférences en matière de phaléristique sont appréciées dans de nombreux pays.