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Lettres aux jeunes féministes
Chesler Phyllis ; Nicolas Caroline ; Nivelle Camil
DU PORTRAIT
18,90 €
Épuisé
EAN :9782371200371
Après trois décennies d'activisme, après avoir signé "Les femmes et la folie" , bestseller vendu à plus de 2, 5 millions d'exemplaires, Phyllis Chesler, figure incontournable de la deuxième vague, a décidé d'écrire à son fils pour lui raconter l'histoire de sa lutte, sa puissance et son esprit, mais aussi les pièges dans lesquels les féministes sont tombées ; des lettres pensées comme un héritage pour les générations à venir, pour qu'elles puissent continuer à défendre, avec force, les idées d'égalité portées par ce mouvement. Les lecteurs réalisent à travers son expérience, son franc-parler, son regard sincère, plein de vitalité et intransigeant, les avancées extraordinaires menées par les générations précédentes dans la sphère professionnelle et privée. Mais ils se rendent aussi compte du travail qui reste à accomplir pour qu'une agression subie par une femme soit vue comme une agression (peu importe qu'elle porte ou non une jupe, qu'elle ait bu ou pas), qu'une prise de parole publique soit jugée comme une prise de parole (et non comme une prise de pouvoir) ou encore que la maternité soit accepté comme un choix et non une obligation sociale. Enfin, il reste encore à la société de prendre en compte pleinement la maternité pour organiser les mêmes conditions d'accès aux métiers et aux responsabilités que celles dont bénéficient les hommes. Lettres aux jeunes féministes joue ainsi un rôle de premier plan pour renforcer les jeunes générations dans leur combat féministe, qui a déjà franchi un cap décisif avec #metoo, et celles à venir pour continuer à changer en profondeur le regard portées sur les femmes et donc les comportements à leur égard. Ce texte rend aussi toute sa puissance à l'activisme, qui pour être fécond et efficace, ne doit pas se nourrir d'idéologie ou de quête identitaire mais de valeurs universelles. Lettres aux jeunes féministes s'adresse aux femmes et hommes. Ce texte est pour la première fois traduit en français. Traduit de l'américain par Caroline Nicolas et Camille Nivelle
Résumé : Dans un parking de Harlem, le révérend O'Malley a réuni une centaine de familles pour leur prêcher le retour en Afrique contre un modeste pécule. Soudain, sorti de nulle part, un camion conduit par un Blanc fonce dans la foule et embarque le magot de 87000 dollars. Ed Cercueil et Fossoyeur Jones vont bien sûr courir après l'argent volé, mais dans Harlem, tout peut arriver : des escrocs déguisés en pasteurs, des prostituées en bonnes soeurs et, bien sûr, assez de cadavres pour saturer les services de la voirie.
Au même instant, le Blanc l'aperçut. Il montra les dents comme un chien qui va mordre et, dans sa main droite, le revolver se releva. " Pour Jimmy, qui travaille de nuit dans un restaurant de Harlem, il est grand temps de sauver sa peau noire. L'homme est blanc et armé. Qu'il soit fou, ivre, névrosé ou bien qu'il se trompe de personne est le cadet de ses soucis. Surtout si le tueur a déjà laissé deux cadavres dans une chambre froide... A Harlem, tout arrive. Fatalité ? Que non ! Jimmy, sous les balles, sent venir une rage au-delà de la peur. Il entend une voix issue d'une mémoire ancienne lui dicter la révolte. Et cette voix, alors qu'il court, de la sueur plein les yeux, lui dit : " Fonce-lui dessus ! Prends son flingue et défonce-lui le crâne ! " Chester Himes (1909-1984), parallèlement à ses études, fréquente assez vite les proxénètes, tient une table de jeu et découvre l'écriture en prison. Auteur de La reine des pommes, il est le créateur des policiers blacks mythiques Ed Cercueil et Fossoyeur.
Dans ce numéro, Portrait interroge le hasard. Quelle place occupe-t-il et quel rôle joue-t-il dans nos vies ? Pour certains, il est la réponse aux questions qui demeurent suspendues. Pour d'autres, le hasard porte des clés de compréhension. libraire iconoclaste interviewé dans un portrait chinois, confie : "Le hasard permet de faire des écarts ou des choix qui mènent là où on doit aller." Jean-Claude Ameisen, psychiatre et président du Comité d'éthique, laisse planer l'ombre de Spinoza sur son entretien, convaincu que "le hasard est d'abord un asile de l'ignorance". Les auteurs de Portrait se sont glissés là où le "hasard" agit sur une vie et lui donne une tournure nouvelle. Pacôme Thiellement décode, dans la Correspondance imaginaire, la face sombre de Donny Hataway, figure de la soul music, alors que Laure Albernhe, journaliste à TSF Jazz, dresse un portrait musical sensible de Jean-Claude Zylberstein, avocat-éditeur. Gaëlle Josse, elle, ausculte avec les manques qui ont poussé cette ex-rédactrice en chef du Vogue Espagne à s'établir au Ghana pour se consacrer aux enfants abandonnés. De son côté, Geneviève Flaven, fondatrice d'une agence en conseil, s'est installée à Shanghai et raconte, dans Carnet de bord, son autre vie, celle d'un écrivain. Enfin, Elsa Lepoivre, sociétaire à la Comédie-Française, révèle en quatre séquences son féminisme né sur les planches et Richard Renaldi dévoile, dans le Portfolio, des extraits de sa série d'images Touching Strangers.
Nouveau magbook, Portrait se lance, avec son équipe et son regard documentaire et poétique, à la rencontre d'artistes, de scientifiques, de philosophes, d'historiens, de politiques, de religieux... Ces femmes et ces hommes interrogent l'existence et proposent, au détour de leurs questions, de nouvelles façons de l'aborder. Ils partagent tous une curiosité débordante pour la vie et une capacité à surmonter l'adversité. Leurs parcours insolites et réjouissants montrent que chacun a le pouvoir de rendre son existence meilleure et, par ricochet, d'agir sur le monde.
Actions scandaleuses et rébellions quotidiennes, vendu à 500 000 exemplaires aux Etats-Unis, retrace quinze années de la vie de Gloria Steinem, passées à défendre l'égalité homme-femme. Soit vingt-six textes écrits avec humour, finesse et justesse, pour faire entendre que le féminisme est un humanisme, et le sexisme, un racisme. De son infiltration comme Bunny dans un club Playboy de New York à son analyse de la pornographie, en passant par l'évident apport du travail fourni par les femmes, ou encore les portraits de Jackie Kennedy et de Marilyn Monroe, Gloria Steinem met en lumière le système patriarcal et l'enfermement qu'il impose aux femmes. Mais surtout elle montre la possibilité pour elles de s'émanciper des rôles qui leur ont été attribués et d'acquérir les droits et les libertés qui leur sont dus. Faire advenir l'égalité juridique et sociale pour tous est le meilleur des leviers pour instaurer une économie prospère et permettre aux femmes et aux hommes d'investir toutes leurs fonctions.
Ce texte magnifique est construit sur une allégorie (ci-dessous) qui lui permet de déployer avec une rare poésie l'idée qui traverse toute son oeuvre : nous sommes tous, individuellement et collectivement, responsables de notre relation à l'autre. Il était une fois une vieille femme, fille d'un esclave, sage et aveugle. Au milieu des siens, elle incarnait la loi et la transgression. Un jour de jeunes gens, se méfiant de sa sagesse et pensant qu'elle est une imposteur, vont la voir et la provoquent en lui demandant si dans leurs mains se trouve un oiseau vivant ou mort. Après un long silence, la vieille femme dit ne pas savoir si l'oiseau est vivant ou mort mais elle sait que l'oiseau est dans leurs mains : si il est mort, c'est qu'ils l'ont trouvé mort ou qu'ils l'ont tué, si il est vivant, ils peuvent le tuer. L'histoire est posée, tous les comportements sont possibles. Le discours de Toni Morrison, paru chez Bourgois en 1994, n'est plus disponible. L'éditeur l'a inclu dans le recueil La source de l'amour propre. Ce premier livre accompagne Happy Family de Kathleen Collins. Les deux autrices partagent les mêmes convictions littéraires et politiques. Par ricochet, ce premier livre fait écho : - à Actions scandaleuses et rebéllions quotidiennes de Gloria Steinem pour qui le sexisme est un racisme, et qui a passé partagé sa vie d'activiste auprès de Dorothy Pitman Hughes, avocate afro-amércaine. - et évidemment à Braves bêtes qui déconstruit les schémas de domination.